Chiloé : un petit air de Bretagne au Chili

Chiloé : un petit air de Bretagne au Chili

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Située dans le sud du Chili, l’île de Chiloé est connue pour ses maisons multicolores (la plupart sur pilotis, les « palafitos »), mais surtout pour ses nombreuses et caractéristiques églises en bois, dont seize d’entre elles sont classées par l’UNESCO au patrimoine de l’Humanité. C’est également un important lieu de pêche, on y trouve la plus grosse production de saumon.

J’étais fasciné par cet endroit que je voulais absolument découvrir quand nous sommes passés par la région des lacs, mais faute de temps, nous avions été obligé de filer vers le nord.
C’est pourquoi quand les parents de Rémi sont venus nous rejoindre à Santiago et qu’il a fallu développer nos compétences de guide touristique, nous avons proposé une petite escale de 3 jours sur cette île. Bon à vrai dire, belle maman avait émis le souhait aussi d’aller à Chiloé.

Nous voilà donc, tous les 4 à bord de notre Chevrolet Cruz jusqu’à Pargua. De là il faudra prendre le ferry pour aller jusqu’à Chacao (comptez 40 mn de traversée). Le soleil étant présent (il paraît que c’est un événement ici), nous avons pu admirer la cordillère des Andes, les volcans enneigés d’un côté et les prairies vertes, les collines et les villages longeant le bord de mer de l’autre.
Les pieds sur Chiloé, nous partons en direction d’Ancud, mais nous nous arrêtons à Caulin, une petite plage sur laquelle nous pique-niquerons. L’endroit me fait beaucoup penser à l’île aux Oiseaux sur le Bassin d’Arcachon. Des petites cabanes en bois sont face à la mer, l’eau s’est reculée, des barques sont échouées. Par contre il n’y a aucune coquille et pas de risque de se couper les pieds avec les coquilles d’huîtres ici. (Pour les coquillages, merci Jean Claude d’avoir pu ramener tous les miens jusqu’à Toulon).

Arrivés à Auncud, c’est l’heure où les pêcheurs rentrent du port, nous regardons le déchargement, des paniers de crabes sont stockés dans des paniers et mis ensuite dans les voitures. Nous craquons sur ce petit port où les barques sont colorées, la lumière en plus est superbe.

La place du centre ville « plaza Armas » est aussi charmante, elle propose une collection de statuettes en bois, représentants les créatures mythologiques de Chiloé. C’est marrant de prendre le temps de lire les explications données, une me plaisait bien. Une créature (un homme affreux) a été inventé par la gente féminine, beaucoup d’entre elles tombaient enceintes quand leur mari partaient en mer plusieurs mois. Ne vous inquiétez pas, l’allumeuse de Fiura a été inventée aussi pour les hommes qui trompaient leur femme.

Les jambes dégourdies nous avons repris la route pour aller à Dalcahué, petit village situé sur la côte est, à 10 mn de Castro (la capitale de l’île). Les affaires posées dans un hôtel, style gros chalet suisse (merci Michèle pour le choix du logement), nous découvrons une charmante ville. Là encore, il y a des bateaux partout, des maisons en bois et une église classée à l’UNESCO. A la nuit tombée, toutes les cheminées fument (c’est leur seul moyen de chauffage), ce qui laisse une ambiance particulière car toute la ville se couvre d’un épais nuage de fumée. Ca sent bon le feu de bois ! A la recherche du fameux « Curanto » que nous ne trouverons pas ce soir là, nous nous contenterons du saumon et du congre. Je vous donnerai la recette du Curanto, n’ayez crainte !

Le lendemain, nous descendons dans la ville la plus au sud de l’île : Quellon. Le temps est encore avec nous, nous arrivons à la fin de la route panaméricaine (21 000 Km), qui va de l’Alaska à Chiloé, rien que ça !! C’est surtout qu’au bout de cette route, nous avons une vue splendide, montagnes et mer.

Nous longeons ensuite le front de mer « la costanera » avant de tomber sur un restaurant qui fait du Curanto. C’est la spécialité locale, nous sommes tous partants pour gouter. Bon on avait lu que c’était un plat traditionnel, autrefois cuit dans des feuilles puis sous la terre pendant des heures. Aujourd’hui il ne se fait plus comme ça, mais a toujours la même base : fruits de mer, viande, pain, soupe.
C’est un plat énorme, il est aussi écrit dans les guides touristiques que personne ne le finit jamais, ils n’avaient pas encore rencontré Rémi !!
La peau du ventre bien tendue, nous nous devons de finir la promenade sur le front de mer, à près tout c’est la dernière journée de beau temps paraît-il. Nous terminons notre journée par la visite des églises de Vilupilli et de Castro, là où nous étions arrêtés le matin pour faire la marché artisanal qui vaut le coup, hein Michèle (qui a fait je pense tous les stands). Nous ramènerons des petits chaussons en laine et semelle en peau de mouton.

Hey bien oui, le lendemain, nous avions prévu d’aller au parc national de Chiloé avant de remonter à Puerto Montt. Nous ne nous dégonflons pas et partons avec le pique-nique voir l’océan Pacifique sous la bruine.
Le gardien nous indique une petite balade, avec des miradors pour prendre quelques photos, je pense que l’endroit est vraiment plaisant quand il fait beau. La végétation est particulière ici, c’est un mélange de plantes tropicales et de paysages très boisés aussi. D’ailleurs feuilles auraient pu nous servir de parapluie tellement elles sont grandes. D’autres arbres auraient pu nous servir pour le quatre heure, ce sont des petites baies roses, que les gens ici cueillent. En effet, à chaque fois que l’on passe devant une odeur de bonbon caramel et beurre salé se dégage, mmmm

Chiloé ressemble bien à notre Bretagne quand il pleut, j’avoue que ça change tout avec le soleil ! Nous sommes tous les 4 repartis conquis par cette île qui mérite bien d’y passer au moins 3 jours.
Merci encore les beaux parents de m’avoir amener jusque là, vous revenez quand vous voulez !

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