Huyana Potosi : 1 / WeloveAmericaLatina : 0

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Après notre long séjour à Sucre, il était temps de remettre nos chaussures de rando ! Nous sommes donc partis pour La Paz, qui a fait office de camp de base pour notre excursion jusqu’au Huayna Potosi, perché juste au dessus de la capitale économique de la Bolivie, à 6088 mètres d’altitude. 

Huayna Potosi
Huayna Potosi

Informations sur l’ascension du Huayna Potosi (à 25 km de La Paz) :
Durée : 3 jours
Dénivelé : 1400 mètres sur 3 jours (100 le premier, 400 le 2ème, 900 le dernier jour)
Difficulté : Jusqu’à 5200 mètres (camp de base pour commencer l ascension), pas besoin d’équipement. A partir de 5200, on est sur un glacier, donc il est nécessaire de chausser les crampons, un piolet et des vêtements chauds (matériel fourni par l’agence). On vous recommande de passer plusieurs jours entre 3000 et 4000 mètres d’altitude pour être plus à l’aise avec l’altitude.
Départ : à 4700 mètres, parking
Arrivée : idem
Ville la plus proche : La Paz
Transport : Le transport est inclus dans les excursions organisées par les agences (ce qui fut notre cas), sinon, il faut prendre un taxi pour se rendre jusqu’au parking.
Autres infos : Agence Obligatoire ! On nous a pour cela recommandé l agence Travel Tracks http://www.travel-tracks.com/ qui est specialisée dans l’ascension du Huayna Potosi et plus généralement dans les treks autour de La Paz. La plupart des agences renvoie vers Travel Tracks qui met à disposition des guides expérimentés. Le matériel proposé par Travel Traks est correct même s’il n’est pas tout récent.

Le premier jour : préparation et escalade sur glace 

Caro glacier bas du huayna potosi
Caro glacier bas du huayna potosi

Nous sommes donc partis de La Paz vers 10 heures, après avoir chargé nos sacs dans le mini van de l’agence. Nous faisons la connaissance de Jack et Tim, qui passeront ces 3 jours avec nous. Un petit arrêt au marché de l’Alto, le quartier du haut de La Paz, pour que le cuisto fasse ses courses et que nous achetions de l’eau et des snacks. 2 heures de piste plus tard, nous arrivons sur un parking. Là, nous chargeons nos sacs avec tout l’équipement (chaussures de glacier, piolets, crampons, guêtres, pantalons de haute montagne, veste, gants de glacier…) et notre eau. Le poids du sac doit avoisiner les 18 KG… Nous arrivons 20 minutes plus tard au chalet qui sera notre premier camp de base à 4800 mètres. 

Après le déjeuner, nous nous équipons et partons pour l’école de glace pour apprendre les rudiments de la manipulation des crampons et du piolet. Nous rejoignons un glacier à 30 minutes de marche du chalet. Là, Silvario et son collègue nous apprennent à marcher sur la glace avec les crampons, ce qui n’est pas très difficile d’ailleurs, puis préparent les cordes pour que nous puissions nous essayer à l’escalade sur glace. Je tente le premier l’ascension d’un petit mur de 8 mètres sans succès, puis réussis finalement lors de ma deuxième tentative. Caro arrivera au 3/4 du mur, et aura un peu mal au bras. Jack et Tim réussiront du premier coup ! Well Done !

Nous rentrons super contents de notre expérience d’escalade sur glace. Après plusieurs matés de coca et un dîner consistant, nous allons nous coucher pour nous réveiller vers 7h30 le lendemain matin. 

Le Deuxième jour : vers le camp de base à 5200 mètres

Nous repartons avec les sacs remplis pour le camp de base près du glacier. Le rythme est très raisonnable et nous arrivons au bout de 2h30 de marche au camp de base à 5200 mètres. Nous sommes au bord du glacier qui monte jusqu’au Huayna Potosi, qui part juste derrière le chalet. Là, nous nous installons parmi les premiers dans le dortoir de 20 places, tout au fond avec 2 Uruguayens et 2 Espagnols. Nous passons le temps comme nous pouvons, le mal de tête se faisant ressentir de temps à autre mais sans être insupportable. Je lis mon bouquin pendant que Caro se fait dorer au soleil. Petit à petit le refuge se remplit. De nombreux groupes font le Huayna Potosi en 2 jours. 
Arrive le repas du soir vers 17 heures, puis le brief de Silvario pour le lendemain : on se réveille à minuit pour partir à 1 heure du matin !

Le Troisieme jour : vers le sommet… ou pas

Le réveil à minuit est très dur pour moi. J’ai du dormir 45 minutes en tout : impossible de trouver le sommeil entre l’excitation de l’ascension et et les ronflements de certains. La prochaine fois je prendrai des boules Quiès… Un mate de Coca (je n’ai pas eu mon café, trop dur !), et petit-déjeuner très léger plus tard, nous chaussons nos crampons. Nous sommes le premier groupe à partir du camp de base. Silvario et devant, suivi de Caro au milieu, puis moi. Les 2 premières heures sont un peu dures pour Caro, qui fait parfois des zig zags (manque de sommeil se voit quand même) . Silvario le remarque. Je préviens Caro que le guide l’a remarqué. Au bout de 3 heures, nous sommes les bons derniers dans la montée.
C’est à mon tour de me sentir pas bien, alors que Caro a récupéré. Au bout de 45 minutes, je me rends compte que je marche les yeux fermés. On refait une pause. Je reprends, mais un quart d’heure plus tard, je demande à ce qu’on s’arrête. Ça ne va pas bien, le mal de crâne est insupportable (manque de sommeil + altitude). Après avoir discuté avec le guide, on se rend compte qu’on n’a seulement 2 alternatives : renoncer ou essayer. Impossible de changer de cordée puisque tout le monde est loin devant. Je pèse le pour et le contre mais mon corps me dit non. Maintenant ce sont les nerfs qui craquent, je n’en peux plus. Je demande à ce qu’on redescende, mais j’en ai gros sur le coeur. Caro se sentait bien et on aurait pu continuer… mais comme nous sommes encordés nous devons redescendre tous les 3, c’est comme ça.
Nous nous serons arrêtés à 300 mètres du sommet. C’est la première fois que cela m’arrive, mais il en faut bien une. J’avais une certaine appréhension dès le départ, mais je pense que c’est plus la fatigue due à l’altitude et au manque de sommeil qui m’ont empêché de monter jusqu’en haut. Physiquement, pas de soucis.


Agrandir le plan

On revient donc 2 heures plus tard au camp de base. Nous essayons de dormir. Cela va un peu mieux, le mal de tête est parti. Les premiers arrivent à ce moment là, eux aussi dans un sale état. Mais tout le monde paraît satisfait. Je confie à Silvario que je suis très déçu de ne pas avoir réussi, mais il me dit que j’ai bien fait de renoncer «  A veces, la montaña te come; sabelo ».

Ces 3 jours restent au final une bonne expérience; même si nous ne sommes pas arrivés au sommet. On retentera un 6000, ça, c’est sûr !

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