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Rémi

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image-intro-blog-cartagenaCartagena est le « must-do » de tous les voyageurs en Colombe. On dit même que c’est la « ville la plus romantique d’Amérique du Sud ». La vieille ville regorge de façades colorées, tandis que le quartier Getsemani est lui plus caribéen. L’archistecture coloniale est superbement conservée (ou rénovée) et c’est aussi une bonne destination pour faire la fête. Nous avons découvert nos premiers bars salsa, et l’ambiance y est caliente.
Trêve de blabla, place aux images !

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Comme pas mal de backpackers en voyage en Amérique Centrale, nous nous sommes posés la question : comment peut-on aller du Panama à la Colombie sans passer dans la jungle du Darien et nous faire kidnapper par les méchants F.A.R.C. ? Hé bien voilà les options et celle que nous avons choisie : passer par les îles San Blas et rendre visite aux communautés Kuna. Voici donc tous les détails de notre aventure.

Comment aller du Panama à la Colombie ? Les options
– avion de Panama City à Medellin ou Bogota – 1h – prix : 300 à 400 US $
– croisière en voilier depuis Portobelo jusqu’à Cartagena de las Indias – 5 jours – prix : entre 450 et 550 US $ voir le site de Capitain Jack pour avoir la liste des bâteaux qui vont de Portobelo à Catagena
– avion de Panama City jusqu’à Puerto Obaldia puis bâteau taxi jusqu’à Capurgana – 45 minutes + 2 heures – prix : 80 US $ + 20 $ (l’option la moins chère)
– croisière sur un bateau à moteur Porvenir – La Miel puis Capurgana – en passant par les îles San Blas – 3 jours – 279 $ tout compris (transport, bouffe, logement, formalités de passeport) + 7 $ pour le bateau La Miel – Capurgana


Mise à jour 29 septembre 2011 : il semble que le voyage Portobello > Cartagena en voilier soit uniquement autorisé pour les capitaines colombiens. Les voiliers dirigés par des capitaines étranger semblent s’arrêter à Capurgana, à la frontière. L’information reste à confirmer mais l’étape à Capurgana vaut le coup, cette ville étant fréquentée principalement par des colombiens.

Nous avons donc choisi la dernière option qui nous a permis de découvrir les îles paradisiaques des San Blas avec l’équipe de Darien Gapster

Donc après avoir rencontré Adam à Panama City (un des responsables du Darien Gapster), nous prenons le bus jusqu’à Portobelo. Voici les détails pratiques du voyage :
Panama City => Sabanitas dans un gros bus (direction Colon) : 3,5 $
Sabanitas => Portobelo dans un chicken bus : 3 $

A Portobelo nous avons visité les ruines et avons passé le plus clair de notre temps dans l’hostel Captain Jack ( pas vraiment d’attraction à part un petit musée). Là-bas, tout le monde est en transit pour les San Blas ou la Colombie. Portobelo est l’escale de nombreux voiliers qui reviennent de Cartagena. D’ailleurs Capitain Jack tient une liste à jour de tous les bateaux qui partent. Une fois notre « big backpack » bouclé, (on n’y a pas accès pendant les 3 jours de bateau) l’excitation monte !

Le lendemain, nous reprenons un chicken bus direction Miramar (3,5 $), d’où part effectivement notre bateau chargé de tentes, bouffe, matos de snorkeling… Une fois sur place nous faisons un peu plus connaissance avec notre groupe où presque tous les continents sont représentés.
Attention, compter 20 $ de bateau Miramar => Porvenir. Ce trajet n’est pas compris car officillement le tour part de Porvenir accessible via Carti.

C’est parti direction Porvenir en 1h30 de bateau. Là-bas, on commence à sentir l’ambiance des îles : poisson grillé, partie de beach-volley, baignade… on repart pour 20 minutes pour se poser sur une autre île, où nous nous posons dans des cabanes / hôtel. Nous avons très vite fait connaissance avec les Kunas, qui sont tout de suite venus vers nous. Caro n’a pas pu s’empêcher de craquer pour un joli sac kuna et un paréo. D’ailleurs, les Kunas ne parlent pas encore tous espagnol, et s’expriment entre eux dans leur langue natale. On se sent vite chez nous et nous rendons visite à une famille où nous nous sommes amusés comme des petits fous avec les 7 gosses . Le repas du soir est organisé chez la famille, très sympa et nous faisons la connaissance de 2 hollandais qui nous ont rejoint à Porvenir. Une session guitare plus tard, nous partons au lit, bien épuisés de notre journée.

Le lendemain, après un petit dej préparé par Adam et Caro, nous reprenons le bateau direction une île déserte (1h30), Pelican Island ! Là, pas besoin de beaucoup de commentaires, une photo suffit :

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Le snorkeling là-bas est excellent et nous avons passé une bonne heure à découvrir des poissons multicolores (@KBC Crew : j’ai même trouvé des girelles fluos). Le repas est préparé et apporté par une famille Kuna et nous nous régalons avec des langoustes.

Puis on repart vers l’île Iguana où nous posons notre campement. Mission montage de tente puis re-snorkeling. Nous avons vu des poissons Lion, impressionnants et dangereux. Cette espèce est d’ailleurs en train d’envahir la côte Caraïbes (voir cet article sur le phénomène qui a atteint la Guadeloupe )

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Dîner autour du feu et dégustation de « coco loco » (eau de coco + rhum). Des pêcheurs de l’île Iguana nous rendent visite et les échanges vont bon train.

Le lendemain nous partons poir l’île Piños, pour nous baigner et déjeuner. Puis enfin départ pour La Miel, nous destination finale avec le bateau du Darien Gapster :

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Arrivés là-bas, on s’installe dans l’hostel en construction, qui ressemble plus à un camping aujourd’hui. Marco construit cet endroit au bout d’une plage paradisiaque et peut vous héberger gratuitement si vous donnez un coup de main. On déguste une Dorada (rien à voir avec nos dorades, mais succulent !), puis direction la tente. Nous aurions bien aimé rester mais faute de bonne communication avec Marco et Adam sur les formalités de Passeport, nous devons partir pour Capurgana le lendemain.

Nous nous posons donc là-bas dans un hostel bon marché. La vie est paisible à Capurgana, l’endroit étant reculé, seuls les vacanciers colombiens côtoient cette petite bourgade caribéenne. Nous voilà en Colombie pour de bon !

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Boquete : au milieu des plantations de café panaméennes

Une fois sortis du Costa Rica, nous avons fait une brève étape d’une nuit à David, la deuxième ville du Panama située à 53 kilomètres de la frontière. Nous avons enchainé sur Boquete, blottie dans les montagnes qui séparent l’Atlantique et le Pacifique. Changement de température (plus de fraîcheur) et pluie tropicale ont été au rendez-vous dans cette petite ville entourée de plantations de café. Très prisée des retraités américains (la ville a été élue « meilleure ville pour prendre sa retraite par Fortune’s Magazine Retirement Guide en 2005), cette petite bourgade est plutôt sympathique sans forcément avoir beaucoup de centre d’intérêt.

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Nous avons été reçu par l’étonnant Mario dans son Hostal Palacios qui nous a très bien expliqué les différentes balades autours de la ville. Nous n’avons pas fait de sommet (je tiens à rassurer ma famille) cette fois et nous sommes contentés de 2 jours de balade tranquilles autour de la ville (5 kilomètres le premier jour, 17 de second ) où nous avons découvert la vie des champs au Panama. Les paysans/ coûturiers de Boquete sont en effet organisés en regroupement de famille autour des haciendas et vivent de façon traditionnelle. Une halte agréable et reposante, agrémentée d’averses tropicales phénoménales qui ont bien rafraichis l’atmosphère.

Bocas del Toro, les Caraïbes mec !

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Le lendemain nous prenons un chicken bus (School Bus américain récyclé) direction David puis repartons directement pour Bocas Del Toro via Almirante. Arrivé à Almirante, nous avons pris une « lancha rapida », un bateau-taxi ultra rapide, qui nous a mené à l’Isla Colon. Changement de décor, nous sommes dans une communauté afro-caribéenne, et on entend du reggae partout. Baignades dans des eaux transparentes et balades à vélo sont au programme… Même si nous avons eu un petit imprévu : Caro a creuvé un pneu à environ une quinzaine de kilomètres de la ville. Impossible de trouver une pompe à vélo dans les alentours donc nous arrêtons le collectivo et nous mettons les vélos sur le toit. Nous rentrons à bon port. Pour se remettre de nos aventures, nous avons décidé d’aller dîner sur l’île Carenero, juste en face de Bocas Del Toro. Nous prenons donc un bateau-taxi qui nous mène au quai du restaurant, dinons et reprenons le bateau taxi (1 $ aller / 1 $ retour). Superbe soirée qui se finira les pieds dans l’eau en sirotant un cocktail à l’incontournable Iguana Bar.

El Valle, un peu de verdure dans un cratère

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En revenant de Bocas, nous nous sommes égarés à San Carlos, un village fantomatique qui borde la route panaméricaine. En effet notre bus est arrivé trop tard pour que nous puissions prendre le micro jusqu’à El Valle le soir même. Après nous être rapprochés des locaux (très aimables d’ailleurs), nous avons pris un pick up qui nous a amené jusqu’au village de San Carlos. Bonne surprise, le lit est confortable et le restaurant chinois « Don Mario » d’en dessous plutôt bon. Le lendemain Sylvain et Amy, nos amis de Panama City, sont passés nous prendre et nous ont emmené faire du surf à 2 pas de San Carlos : bonne session dans 1 petit mètre et des vagues pour tout le monde !
Puis nous nous sommes rendus ensemble à El Valle un village paisible niché dans le cratère d’un volcan endormi. C’est là que les riches familles de Panama City viennent passer leurs week-ends, dans des demeures énormes qui sont habitées et entretenues la semaine par des familles locales. Bien logés au camping, chez Mario le frère des gérants des cabañas Potosi, nous partons explorer les alentours. Nous avons particulièrement apprécié le Camino del India : une superbe vue sur El Valle d’où on peut même apercevoir l’océan.

Voilà donc 10 jours qui nous permis de découvrir le Panama : les panaméens sont plutôt accueillants, même s’il est parfois difficile de leur faire décrocher un sourire. Panama City et son quartier du Casco Viejo aura été la surprise de notre voyage, et nous garderons un très bon souvenir de ce pays. Prochaine étape : Colombia !

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Après notre visite du Macchu Picchu, nous nous sommes reposés 2 jours dans l’oasis de Huacachina, tout près de la ville d’Ica. Au programme, buggy et sandboard pour un prix dérisoire et farniente dans les hamacs du « Bananas ». Une petite pause avant de faire un pas de géant dans notre périple : direction le Costa Rica pour rejoindre ma famille !

Lima, nous ne l’avons pas vraiment vue. En fait nous avons passé près d’une demi-journée à essayer de contacter notre compagnie aérienne (Avianca, une compagnie colombienne) pour confirmer notre vol. Manque de pot, la compagnie a changé d’adresse, et n’est pas encore installée à sa nouvelle adresse… Bref on confirmera le vol juste avant de partir le lendemain. On s’est consolés en passant une soirée d’adieu inoubliable sur le front de mer de Miraflores avec nos 2 amis bretons, Julie et Eric qui rentraient dans leur Finistère chéri le lendemain.

Départ sans encombres le lendemain de Lima, direction Bogota. Une fois arrivés dans l’aéroport de la capitale colombienne, nous rencontrons (heureusement) un local qui prend la même correspondance que nous pour Medellin 40 minutes plus tard : nous sommes chanceux parce que l’aéroport de Bogota est en plein travaux et les panneaux de signalisation pas forcément clairs. Nous arrivons en fin de soirée à Medellin, où aucun taxi ne veut nous prendre pour nous mener à l’hotel le plus proche qu’on nous a indiqué ! Après une bonne heure d’attente, nous trouvons enfin un taximan qui veut bien nous emmener… et nous y dormirons… 4 heures. Nous reprenons l’avion le lendemain aux aurores, mais Caro est prise pour une convoyeuse de drogue par les douanes colombiennes, ce qui lui vaudra une fouille minutieuse de son sac (de fille). Elle sera libérée mais sera restée quand même 20 minutes avec ses nouveaux amis les douaniers.

Nous arrivons de bon matin à l’aéroport de Panama City et sommes accueillis par Amy, une amie de France qui vit là-bas avec Sylvain depuis quelques mois. Là, nous soufflons enfin et profitons d’une pause de 36 heures dans le Casco Viejo le quartier historique de Panama City. Nous retrouvons un peu de confort et ça nous fait du bien (merci pour l’accueil !).

Nous sortirons même pour la soirée Artblock qui a lieu le soir où nous sommes là. Panama City a parfois des airs de Berlin. Merci Amy et Sylvain de nous avoir fait découvrir ce quartier qui est un des lieux qui nous a le plus surpris pendant notre voyage.

Puis nous repartons le lendemain soir à 23 heures pour San José, au Costa Rica, notre destination finale. 17 heures de bus plus tard, nous y sommes : San José n’est pas très accueillante, mais nous sommes contents de retrouver mes parents ! Nous ne passerons pas beaucoup de temps à San José, et partons dès le lendemain pour Cahuita, sur la côte Caraïbe : là, il fait beau, chaud et les plages sont paradisiaques.

Nous explorons le parc national Cahuita en une grosse demi journée et on a déjà un superbe aperçu de la richesse naturelle du Costa Rica : iguanes, singes arraignées, fourmis géantes, bernard l’hermite géants… bref de la jungle et de la mer puissance 10.

Nous continuerons jusqu’à Tortuguero le lendemain : 1 heure 30 de voiture et 3 heures de bateau-taxi sont nécessaires pour nous rendre là-bas. Nous naviguons sur les canaux où nous apercevons des paresseux, des crocodiles de 3 mètres de long et des caïmans. Nous atterrissons dans un hotel tout proche de la plage de sable noir. A Tortuguero, il n’y a pas de voitures, une population afro-caribéenne accueillante, et un parc national sur un bras de terre entre la mer Caraïbe et des canaux. Nous irons explorer le parc le lendemain, sur une pirogue munie d’un moteur électrique. C’est la meilleure façon de découvrir les animaux, en silence. Nous apercevons des singes hurleurs, singes arraignées, un paresseux, des caïmans, des coatis, une loutre… un super spectacle ! Nous partirons le soir pour observer les tortues vertes, qui se reproduisent sur les plages de Tortuguero, côté Caraïbes… Spectacle impressionnant , nous avons vu une tortue de plus de 80 cm de long pondre et une autre retourner à la mer…. C’est malgré tout un peu « l’industrie », on est par groupe de 10, pour voir une ou 2 tortues… mais cela vaut le coup !

Voilà donc un voyage épique pour aller jusqu’au Costa-Rica… mais nous ne sommes pas déçus ! Prochaine étape : la côte Pacifique du Costa-Rica !

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Après un voyage sans encombre mais interminable entre Capacabana et Cuzco, nous nous sommes organisés pour faire un trek alternatif à l’Inca Trail, le Salkantay Trek. En effet, il faut réserver l’Inca Trail au moins 3 mois en avance, et le coût avoisine les 300 $ US : pas possible pour nous ! Nous partons donc avec un groupe cosmopolite : 3 allemands, 9 français, 2 guides, 2 cuisiniers, 4 mules… c’est parti pour 5 jours de rand !

Informations sur le Salkantay Trek pour aller au Machu Picchu :
Durée : 5 jours
Dénivelé : 750 mètres le premier jour, 1000 le second, après ça descend. Prévoir aussi une montée sportive le matin du Machu Picchu pour être dans les 400 premiers et pouvoir grimper sur le Huayna Picchu.
Difficulté : moyenne
Départ : Mollepata
Arrivée : Aguas Calientes / Macchu Picchu
Ville la plus proche : Cuzco
Transport : Le transport en minibus est inclus dans le prix de l’excursion proposé par les agences.
Autres infos : Agence fortement recommandée, ne serait-ce que pour la bouffe et le transport des sacs. Le prix a été de 180 $ US pour 5 jours tout compris (tentes, repas matin, midi et soir, hostel à Aguas Calientes, entrée au Macchu Picchu et transport retour en train), ce qui nous a paru très bon marché. La bouffe a été un peu monotone (les soupes Eric !) mais toujours bonne, et nous n’avons pas manqué. On peut très facilement acheter des snacks et de l’eau dans la première partie du trajet. On a été d’ailleurs parfois étonné de trouver des échoppes dans des coins aussi reculés !

Premier jour : De Mollepata à Soraypampa (19 km/ 8h)

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Nous sommes donc partis très tôt ce premier jour après que le guide soit venu nous chercher à l’hostel Casa del Inca. Première surprise au petit matin, nous retrouvons Julie et Eric, deux bretons en vadrouille que nous avions rencontrés aux chutes d’Iguazu. Gilles et Aurélie, que nous avons rencontrés à l’hostel, partent au aussi avec nous.
Après un petit dej dans le village de Mollepata nous commençons à grimper. Pas de difficulté puisqu’on prend un chemin qui grimpe tranquillement. On prend quand même quelques raccourcis qui nous font transpirer un peu. On déjeune avec un point de vue très sympa sur la vallée. Nous faisons connaissance avec le groupe. Un arrêt dans l’après-midi nous permet de goûter la « chicha », une boisson inca préparée à base de maïs et légèrement alcoolisée.
On arrive vers 16 heures au campement : toutes les tentes sont installées, c’est le camping de luxe (enfin presque). On se couche tôt puisque le réveil sonne le lendemain à 5h30 !

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Deuxième jour : Soraypampa – Salkantay – Chaullay

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Nuit à 3900 mètres, tout se passe bien même s’il a fait un peu froid. On est réveillé avec un maté de coca, « coca tea », par Javier, notre deuxième guide.
On part assez rapidement et un de nos compagnons allemand loue une mule. Il s’est blessé au genou. On monte tranquillement jusqu’à un col. Le groupe s’étire et on arrive 3 heures plus tard devant le Salkantay, à 4800 mètres. Pas de souci pour nous à cette altitude, nos 3 semaines sur l’altiplano nous ont permis de nous acclimater.
Une fois un bracelet souvenir acheté à un local en haut, nous entamons la descente. On ne tarde pas à déjeuner dans une prairie verdoyante au bord d’un ruisseau. Julie se remet de ses troubles digestifs avec une petite sieste. On entre ensuite dans la jungle, il commence à faire chaud et moite. La descente est longue, mais nous arrivons dans les premiers. Ce soir nous pourrons prendre une douche (froide). Petit foot Pérou vs Le Reste Du Monde et dîner en musique.

Troisième jour : Chaullay – Playa (13 km / 5 h)

La nuit a été courte pour moi, le mal de ventre et ce qui va avec m’ayant pris à 2h30 du matin. Pas facile de se remettre à marcher mais Aurélie m’offre un immodium (Caro a oublié la trousse à pharmacie ;-5). On descend sur une route magnifique et on peut voir en face des glissements de terrains de la dernière saison des pluies. C’est dur pour moi mais le fait de marcher dans les pas du guide m’aide. On arrive en début d’après-midi au camping. Une fois les tentes montées, on se prépare pour aller aux sources d’eau chaude de Santa Teresa. C’est marrant, en plus des gringos en boardshort une bière à la main, les familles viennent se baigner ou… se laver.
On passe une très bonne soirée au camping avec un « Time’s Up » franco-français qui nous vaut des immitations surprenantes de DSK et Anne Sinclair… Dans le même temps, la montagne d’en face prend feu ; incendie volontaire ou accident, on ne saura jamais.

Quatrième jour : Santa Teresa – Hidroelectrica – Aguas Calientes (25 km / 5h30)

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Le groupe part à la bourre ce matin là ! Un petit déjeuner rapide mais avec un gros gâteau quand même (plus de problèmes de digestion pour moi) et c’est parti ! Le feu de la veille s’est propagé de l’autre côté de la montagne te personnes ne semble s’en être inquiété.
On commence avec un passage de rivière dans un « cable-car » : en gros c’est un panier renforcé accroché à un gros câble qui passe au dessus de la rivière.
Puis on remonte le long de la rivière jusqu’à Hidroelectrica. C’est la partie la moins intéressante de la randonnée avec les gros sacs sur le dos. On vous propose pour quelques sols d’emmener les sacs en bus jusqu’à Hidroelectrica mais on fait nos hommes avec Gilles, on portera nos gros sacs.
Un dernier déjeuner préparé par nos cuisiniers, puis on part le long des rails direction Aguas Calientes. Le chemin semi-ombragé est agréable. On se trouve au fond de la vallée, et on aperçoit pour la première fois le Machu Picchu, perché en haut de la falaise : impressionnant de se dire qu’on va aller là-haut demain matin. On admire aussi les orchidées sauvages.
Deux heures plus tard, on arrive Aguas Calientes, et, surprise, on se retrouve dans un hostel très confortable avec douche chaude. Notre chambre surplombe la rivière. Le dîner se déroule dans un resto correct.

Cinquième jour : Macchu Picchu et Wayna Picchu puis retour à Cuzco

Mise à jour 09/05/2012 : Les conditions d’accès au Macchu Pichu et au Wayna Picchu ont changé depuis notre passage, puisque ces sites sont victimes de leur succès (pour info, le Machu Picchu est le site touristique le plus visité d’Amérique Latine) . Il convient donc de s’inscrire à l’avance, via internet sur ce site : http://www.machupicchu.gob.pe/, afin de réserver sa place pour accéder au site. Il y a a priori aussi un billet différent pour le Macchu Pichu et le Wayna Picchu. Bref, anticipez et prenez vos billets un peu en avance, où renseignez-vous sur Cuzco si vous avez du temps devant vous.

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Nous nous levons aux aurores ce matin, à 3h30. Il faut faire partie des 400 premiers acheteurs du ticket du Machu Picchu pour pouvoir accéder au Wayna Picchu. Et ceux qui choisissent de monter à pied doivent être là avant le premier bus ! La montée à la frontale jusqu’à l’entrée du Machu Picchu est éprouvante, mais nous arrivons en haut en 45 minutes après une bonne suée. C’est pas la peine de partir très couvert.
Carlitto, notre guide, nous fait faire un tour du site. On assiste au lever du soleil sur le Machu Picchu, et c’est un des moments les plus symboliques et les plus marquants de notre voyage. C’est majestueux, et on se demande comment ils ont construit cette ville en 36 ans. Puis Carlitto nous dit au revoir, On déambule sur le site avant d’entreprendre l’ascension du Wayna Picchu. La montée est difficile et parfois vertigineuse, mais ça vaut le coup d’œil : on domine tout le site archéologique du Machu Picchu et la vallée. On retrouve le groupe en bas pour déjeuner et on dit au revoir à Pierre et Gaëlle qui ont un train plus tôt. On se motive à descendre en courant avec Eric.
On prend le train à 18h30 jusqu’à Ollantaytambo : le confort est digne d’une première classe SNCF. On a un peu galéré à trouver notre minibus pour rentrer à Cuzco, mais on est tous satisfaits de nos 5 jours de rando. Le Machu Picchu était un des rêves de Caro, on l’a fait !

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Après notre long séjour à Sucre, il était temps de remettre nos chaussures de rando ! Nous sommes donc partis pour La Paz, qui a fait office de camp de base pour notre excursion jusqu’au Huayna Potosi, perché juste au dessus de la capitale économique de la Bolivie, à 6088 mètres d’altitude. 

Huayna Potosi
Huayna Potosi

Informations sur l’ascension du Huayna Potosi (à 25 km de La Paz) :
Durée : 3 jours
Dénivelé : 1400 mètres sur 3 jours (100 le premier, 400 le 2ème, 900 le dernier jour)
Difficulté : Jusqu’à 5200 mètres (camp de base pour commencer l ascension), pas besoin d’équipement. A partir de 5200, on est sur un glacier, donc il est nécessaire de chausser les crampons, un piolet et des vêtements chauds (matériel fourni par l’agence). On vous recommande de passer plusieurs jours entre 3000 et 4000 mètres d’altitude pour être plus à l’aise avec l’altitude.
Départ : à 4700 mètres, parking
Arrivée : idem
Ville la plus proche : La Paz
Transport : Le transport est inclus dans les excursions organisées par les agences (ce qui fut notre cas), sinon, il faut prendre un taxi pour se rendre jusqu’au parking.
Autres infos : Agence Obligatoire ! On nous a pour cela recommandé l agence Travel Tracks http://www.travel-tracks.com/ qui est specialisée dans l’ascension du Huayna Potosi et plus généralement dans les treks autour de La Paz. La plupart des agences renvoie vers Travel Tracks qui met à disposition des guides expérimentés. Le matériel proposé par Travel Traks est correct même s’il n’est pas tout récent.

Le premier jour : préparation et escalade sur glace 

Caro glacier bas du huayna potosi
Caro glacier bas du huayna potosi

Nous sommes donc partis de La Paz vers 10 heures, après avoir chargé nos sacs dans le mini van de l’agence. Nous faisons la connaissance de Jack et Tim, qui passeront ces 3 jours avec nous. Un petit arrêt au marché de l’Alto, le quartier du haut de La Paz, pour que le cuisto fasse ses courses et que nous achetions de l’eau et des snacks. 2 heures de piste plus tard, nous arrivons sur un parking. Là, nous chargeons nos sacs avec tout l’équipement (chaussures de glacier, piolets, crampons, guêtres, pantalons de haute montagne, veste, gants de glacier…) et notre eau. Le poids du sac doit avoisiner les 18 KG… Nous arrivons 20 minutes plus tard au chalet qui sera notre premier camp de base à 4800 mètres. 

Après le déjeuner, nous nous équipons et partons pour l’école de glace pour apprendre les rudiments de la manipulation des crampons et du piolet. Nous rejoignons un glacier à 30 minutes de marche du chalet. Là, Silvario et son collègue nous apprennent à marcher sur la glace avec les crampons, ce qui n’est pas très difficile d’ailleurs, puis préparent les cordes pour que nous puissions nous essayer à l’escalade sur glace. Je tente le premier l’ascension d’un petit mur de 8 mètres sans succès, puis réussis finalement lors de ma deuxième tentative. Caro arrivera au 3/4 du mur, et aura un peu mal au bras. Jack et Tim réussiront du premier coup ! Well Done !

Nous rentrons super contents de notre expérience d’escalade sur glace. Après plusieurs matés de coca et un dîner consistant, nous allons nous coucher pour nous réveiller vers 7h30 le lendemain matin. 

Le Deuxième jour : vers le camp de base à 5200 mètres

Nous repartons avec les sacs remplis pour le camp de base près du glacier. Le rythme est très raisonnable et nous arrivons au bout de 2h30 de marche au camp de base à 5200 mètres. Nous sommes au bord du glacier qui monte jusqu’au Huayna Potosi, qui part juste derrière le chalet. Là, nous nous installons parmi les premiers dans le dortoir de 20 places, tout au fond avec 2 Uruguayens et 2 Espagnols. Nous passons le temps comme nous pouvons, le mal de tête se faisant ressentir de temps à autre mais sans être insupportable. Je lis mon bouquin pendant que Caro se fait dorer au soleil. Petit à petit le refuge se remplit. De nombreux groupes font le Huayna Potosi en 2 jours. 
Arrive le repas du soir vers 17 heures, puis le brief de Silvario pour le lendemain : on se réveille à minuit pour partir à 1 heure du matin !

Le Troisieme jour : vers le sommet… ou pas

Le réveil à minuit est très dur pour moi. J’ai du dormir 45 minutes en tout : impossible de trouver le sommeil entre l’excitation de l’ascension et et les ronflements de certains. La prochaine fois je prendrai des boules Quiès… Un mate de Coca (je n’ai pas eu mon café, trop dur !), et petit-déjeuner très léger plus tard, nous chaussons nos crampons. Nous sommes le premier groupe à partir du camp de base. Silvario et devant, suivi de Caro au milieu, puis moi. Les 2 premières heures sont un peu dures pour Caro, qui fait parfois des zig zags (manque de sommeil se voit quand même) . Silvario le remarque. Je préviens Caro que le guide l’a remarqué. Au bout de 3 heures, nous sommes les bons derniers dans la montée.
C’est à mon tour de me sentir pas bien, alors que Caro a récupéré. Au bout de 45 minutes, je me rends compte que je marche les yeux fermés. On refait une pause. Je reprends, mais un quart d’heure plus tard, je demande à ce qu’on s’arrête. Ça ne va pas bien, le mal de crâne est insupportable (manque de sommeil + altitude). Après avoir discuté avec le guide, on se rend compte qu’on n’a seulement 2 alternatives : renoncer ou essayer. Impossible de changer de cordée puisque tout le monde est loin devant. Je pèse le pour et le contre mais mon corps me dit non. Maintenant ce sont les nerfs qui craquent, je n’en peux plus. Je demande à ce qu’on redescende, mais j’en ai gros sur le coeur. Caro se sentait bien et on aurait pu continuer… mais comme nous sommes encordés nous devons redescendre tous les 3, c’est comme ça.
Nous nous serons arrêtés à 300 mètres du sommet. C’est la première fois que cela m’arrive, mais il en faut bien une. J’avais une certaine appréhension dès le départ, mais je pense que c’est plus la fatigue due à l’altitude et au manque de sommeil qui m’ont empêché de monter jusqu’en haut. Physiquement, pas de soucis.


Agrandir le plan

On revient donc 2 heures plus tard au camp de base. Nous essayons de dormir. Cela va un peu mieux, le mal de tête est parti. Les premiers arrivent à ce moment là, eux aussi dans un sale état. Mais tout le monde paraît satisfait. Je confie à Silvario que je suis très déçu de ne pas avoir réussi, mais il me dit que j’ai bien fait de renoncer «  A veces, la montaña te come; sabelo ».

Ces 3 jours restent au final une bonne expérience; même si nous ne sommes pas arrivés au sommet. On retentera un 6000, ça, c’est sûr !

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Après près de 3 jours de voyage depuis Mendoza, en Argentine, en passant par Salvador de Juyjuy puis La Quiaca et Villazon (en Bolivie), nous arrivons de nuit à Potosi. Les lumières de la ville la plus haute du monde (4090 mètres d’altitude) nous offre un spectacle magnifique.

Mais revenons à la réalité, Caro a du mal à s’adapter à l’altitude. Après avoir trouvé un taxi (dont le tableau de bord est à droite et le volant à gauche ! ), elle se couche directement. Une nuit de douze heures plus tard, tout va mieux.

Au réveil, nous décidons d’aller arpenter la ville : rues étroites, fumée épaisse des bus, façades colorées et architecture coloniale… Potosi est vraiment différente de ce que nous avons vu jusqu’à présent. La ville grouille de petits qui fêtent l’anniversaire de leur école, les parents étant tous là pour les applaudir pendant leur défilé. L’atmosphère nous plaît tout de suite. Nous continuons d’arpenter la ville… toute la journée à 4000, le souffle court.

La cité andine se révèle être une merveille d’architecture coloniale, et on comprend qu’elle a été autrefois la cité la plus riche du monde : le Cerro Rojo, la montagne qui la domine, a été le plus gros filon d’argent jamais trouvé. Nous irons demain à la découverte des mines de Potosi.

Le lendemain donc, nous partons un petit groupe de touristes depuis l’agence du centre ville. On nous emmène nous changer : nous enfilons un casque, des bottes et une tenue solide afin de pouvoir nous déplacer sans problème dans la mine. Nous nous arrêtons ensuite au marché des mineurs où nous achetons de quoi leur faire quelques présents pendant notre visite : feuilles de coca, sodas, et, bien entendu une « armada completa », c’est à dire un bâton de dynamite et la mèche qui va avec. Dans cette partie de la ville, la dynamite est en vente libre et tout le monde peut en acheter… il paraît qu’il y a assez de dynamite ici pour faire sauter tout Potosi.

Ensuite nous visitons une usine de transformation du minerai et donnons quelques feuilles de coca à des ouvriers (la tradition veut qu’on en donne deux poignées sinon cela porte malheur, tradition inca), et nous montons pour la mine.

Après s’être fait reconnaître auprès du chef de la coopérative , notre guide Wilson nous fait pénétrer dans un orifice sombre où il faut se plier en deux. Il fait très froid à l’entrée de la mine à cause des courants d’air, mais nous avançons assez rapidement. Nous ne croisons pas de mineurs, pour le moment, et bifurquons pour le temple dédié au dieu de la mine, Tio. Wilson nous explique les différentes cérémonies liées à ce dieu. Puis nous continuons un peu plus loin, à quatre pâtes, il fait de plus en plus chaud. Nous souffrons un peu à cause du manque d’oxygène mais tout va bien. Au bout d’un moment nous croisons des mineurs et leur offrons des présents. La plupart ont entre 10 et 20 ans de mine. Il faut y rester un bout de temps pour pouvoir joindre les 2 bouts, l’évolution de la carrière d’un mineur étant régie de près par la coopérative. ‘Coopérative’, ces organisation n’en portent que le nom puisque ce sont en fait des petites entreprises qui réunissent de 1à à 200 mineurs : à l’intérieur c’est chacun pour soi, on est payé en fonction de la quantité et la qualité du minerai ramené, à la tonne. D’ailleurs, les mineurs barricadent et mettent sous cadenas les entrées de certaines galeries.

Nous croisons très vite un groupe de mineurs, et nous sentons un peu voyeurs : les plus jeunes poussent des chariots d’une tonne sur des rails en mauvais état, pendant que d’autres remplissent d’énormes sacs à la pelle. Nous sommes tous un peu mal à l’aise de les observer ainsi mais notre guide entame la conversation avec eux et détend l’atmosphère en leur offrant des sodas et une armada completa. Je suis assez choqué par la scène, mais c’est leur réalité en 2011 : ils bossent comme nous le faisions il y a 100 ans chez nous pour pas grand chose.
Nous ressortons sous le choc de ce que nous venons de voir, abassourdis et un peu crades. Cela a été une expérience qui en valait la peine.

Nous consacrons l’après-midi à la visite du palais de la Moneda, la où on frappait la monnaie de l’empire espagnol, ce qui complètera bien notre visite du matin.

On gardera un souvenir particulier de cette visite, mais on vous la conseille.

Informations pour le tour des mines à Potosi :
Agence The Real Deal, sur la calle Bustillo. Prix : 80 Bolivianos + argent pour le Mercado de los mineros.
Wilson fait les visites en espagnol. Après 10 ans dans les mines, un accident lui permet de sortir de la mine, de reprendre les études et de pouvoir emmener des touristes là-bas aujourd’hui. Il est donc le meilleur guide pour les découvrir.

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Nous arrivons sous un ciel gris à Puerto Varas après une nuit de voyage depuis Valparaiso (tradition familiale : Tonton John et Tata Michou adorent faire des nuits en bus…). Nous découvrons alors un village qui ressemble de loin à une bourgade suisse, d’autant plus que l’énorme lac Llanquihue fait penser au lac Lémant. maison-puerto-varas

Premier imprévu, l’hostel où nous avons réservé nous fait remarquer que nous devions arriver la veille et nous redirige donc vers l’Hostel Magouya. Une fois installés, nous partons à la découverte des maisons traditionnelles de Puerto Varas, toutes faites de bois. Superbe ! On en profite pour réserver une voiture de location (on en profite, on est avec les parents…) pour aller découvrir les environs. A notre retour, surprise au Margouya, c’est soirée cocktail, ce qui nous vaudra de finir avec Caro au « Garage » écouter un super groupe de Jazz Latino. volcan-ossorno

Surprise au réveil le lendemain, il fait grand beau. On part donc très motivés dans notre Chevrolet Cruze direction le Volcan Osorno. On contourne le lac Llanquihue et on découvre le majestueux Volcan Osorno : terrible ! Quelques dizaines de kilomètres plus loin, on va à la découverte des Saltos de Petrohué (entrée payante via la CONAF), de jolies cascades : ça mitraille dans tous les sens, le temps est magnifique ! saltos-de-petrohue

Après avoir pique-niqué près du lac Todos los Santos, nous partons sur le Sendero Desolacion, qui permet de nous approcher un peu plus du Volcan. On grimpe un peu et atteignons un joli point de vue sur le Tronador (frontière chili-argentine) et le Volcan Puntiagudo. Retour vers 18h30 à la voiture, il commence à faire froid. Tonton John n’en ayant pas assez, nous sommes allés voir le couché de soleil sur le lac Llanquihue depuis la station de ski du Volcan Osorno… surnaturel !
en-haut-du-sendero-desolacion

Puerto Varas offre bien d’autres activités (rafting, rando sur glacier, canyoning…) mais nous avons un programme à tenir, le lendemain c’est direction Iles Chiloé.
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Pablo Neruda nous accompagné dès le début de notre voyage… et notre voyage au Chili nous a conduit à deux de ses lieux de villégiature favoris (entre ses nombreux voyages à l’étranger) : Santiago et Valparaiso où il est possible de visiter ses maisons.

maison-neruda-santiago

La Chascona ( l’ « ébouriffée », le surnom de sa compagne Mathilde Urrutia) , en plein coeur du quartier Bellavista à Santiago (un super quartier pour sortir et manger au restaurant d’ailleurs !), a été notre première halte. Composée de 3 dépendances avec notamment, la cuisine-salon-salle à manger, chambre d’ami, la chambre, le salon d’été et la bibliothèque, on trouve un nombre incalculable d’objets que Neruda s’est vu offrir par les artistes qu’il fréquentaient ou qu’il a ramenés de ses séjours en Europe et en Asie. Autre caractéristique de la Chascona, on retrouve des éléments qui font penser à un bateau : fenêtre-hublot, balcon en forme de pont de bateau… Bref, une ambiance à part ! maison-neruda-santiago

Quelques jours plus tard, notre périple nous a mené à sa villa de Valparaiso : perché sur le cerro Bellavista (comme le quartier de Santiago !), la Sebastiana offre une vue imprenable sur la baie de Valpo et le port. La visite nous conduit sur plusieurs étages tarabiscotés où Neruda avait l’habitude d’observer les bateaux. On y retrouve des objets hétéroclites, avec notamment un zinc parisien, sur lequel Neruda préparait ses cocktails… L’homme avait l’art de recevoir ! L’ambiance , entre la brocante et la maison cosy, permet de mieux connaître le poète… et d’apprécier le personnage. sebastiana-neruda-valpo-exterieur

Donc si vous passez dans ces 2 cités chiliennes, prenez le temps de faire ces 2 visites !

sebastiana-neruda-valparaiso

Il est aussi possible de visiter l’autre demeure de Neruda à Isla Negra, mais d’après ce que nous avons entendu la maison est en cours de rénovation.

Vous trouverez plus d’information sur le site de la Fondation Neruda : http://www.fundacionneruda.org/

Pour info, la visite en français de la Chascona se faisait le matin, les visites sont en espagnol et en anglais l’après-midi, donc renseignez-vous ! Pour la maison de Valpo, il y a un audioguide plutôt bien fait en français.

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Après une visite éclair du Parc National Pan de Azucar, et un petit tour par Bahia Iglesia pour fêter mon anniversaire, nous partons direction Vicuña, la ville du Pisco et des étoiles. image-intro-blog-vicuna

Situé à une soixantaine de kilomètres de La Serena, Vicuña est au coeur d’ une vallée fruitière où sont produits beaucoup d’avocats, de papaye, et de raisin. C’est aussi la ville natale Gabriela Mistral (1889 – 1957), prix nobel de littérature en 1945.

Nous atterrissons dans l’auberge familiale La Elquina (qui rentre dans notre Top 5 des campings) au milieu d’un jardin verdoyant rempli d’avocatiers, de cognassiers et de vignes : endroit parfait pour se préparer des guacamoles maison et boire du pisco sour.bienvenidos-a-vicuna

Des Français rencontrés sur place nous conseillent d’aller passer une soirée à observer les étoiles, ce que nous ferons le soir même. Direction l’observatoire del Pangue vers 20h, un observatoire privé perché à 1500 m d’altitude, à 17 km de Vicuña. Nous sommes accueillis par Eric, un ancien astro-physicien reconverti en guide (et quel guide !). Après une session de questions-réponses sur la région et le ciel, Eric nous emmène derrière un petit bijou de technologie, le T400, le télescope Schmidt Cassegrain automatique MEADE LX200 ACF de 16″ (40 cm). lune-observatoire-del-pangue

Nous découvrons alors la lune, des étoiles mortes, des galaxies lointaines… et le point d’orgue de la soirée, Saturne et son anneau ! Eric nous a expliqué tout ça avec passion et nous rentrons vers minuit, la tête dans les étoiles. saturne-observatoire-del-pangue

Le lendemain, nous partons découvrir l’autre spécialité locale, le pisco, dans la bodega Capel. Nous sommes là au bon moment puisque nous sommes en pleines vendanges. Des pick ups déversent des grappes de raisin et nous faisons une visite de la bodega, intéressante même si tout ça est très industriel. Nous repartons avec quelques bouteilles pour fêter nos 2 jours dans le pays du Pisco, emballés par cette région.

Pour + d’informations sur l’Observatoire del Pangue, consultez leur site : http://observatoriodelpangue.blogspot.com/

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