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Rémi

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1er Avril 2011, après 3 jours dans les environs d’Uyuni en 4×4 (Bolivie), nous disons au revoir à nos 2 petites-amies (Caro et Julie) devant le refuge de la Laguna Blanca : c’est notre camp de base avant de gravir un des plus beaux sommets du coin, le Licancabur qui culmine à 5960 mètres d’altitude… et ce n’est pas un poisson d’avril.

Informations sur l’ascension du Licancabur (face nord en Bolivie) :

Durée : 13 heures
Dénivelé : 1300 mètres de 4500 m à 5960 m
Difficulté : Le premier tiers de l’ascension est facile, le deuxième tiers un peu plus dur et la fin beaucoup plus éprouvante à cause de l’altitude. On vous recommande de passer plusieurs jours entre 3000 et 4000 mètres d’altitude pour vous accoutumer.
Départ : Bas du Licancabur, piste de 4×4.
Arrivée : idem
Ville la plus proche : San Pedro de Atacama
Transport : Les guides vous amènent en bas du Licancabur depuis le Refugio Laguna Blanca ou l’entrée du parc national
Autres infos : Guide local Obligatoire ! il faut absolument un guide si vous vous voulez arriver saints et sauf là-haut. Les conditions permettent a priori de monter toute l’année, mais attention l’hiver (Juin – Juillet et Août), les conditions d’enneigement peuvent vraiment changer le trajet. Le guide demande 100 $ par groupe.

Carte :

Afficher Licancabur sur une carte plus grande

Nous voilà donc dans un des endroits qui sent le plus l’aventure depuis le début de notre voyage, le Refugio Laguna Blanca. Ici, il n’y a pas d’eau courante, l’électricité est générée grâce à un panneau solaire et disponible à partir de 19 heures jusqu’à 21 heures uniquement. Les lits sont spartiates, la « señora » qui s’occupe du logement peu souriante, même si on s’est rendu compte qu’être français ici n’était pas un désavantage (« Los Franceses logran »).

Ascension du Licancabur from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Comme nous sommes arrivés à 9h30 du matin, nous sommes « chauds » pour aller nous mesurer aux montagnes qui entourent le Refugio. Nous décidons donc de nous tester sur le Jurique, un volcan qui se trouve juste à côté du Licancabour, culminant à 5700 mètres d’altitude.
Comme nous n’avons aucune notion des distances, nous partons à pied depuis le Refugio vers 10h30. Après 1 heure de marche sur du faux-plat, nous nous rendons compte qu’il n’y a pas de chemin. C’est parti pour une ascension dans des roches volcaniques.

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La 2ème heure se passe bien pour moi, mais est un peu plus dure pour Clément. On se rend compte que notre soirée arrosée à la poire tchèque (nous avons rencontré 2 Tchèques, Milan et Vladi pendant notre trip en 4×4 vers Uyuni) ne nous facilite pas la tâche. Peu importe, objectif 5000. Finalement, j’arrive avec difficultés à 5050 mètres d’altitude, et m’arrêtant tout les 20 mètres la dernière demi-heure. Clem continue jusqu’à 5200, mais m’avouera plus tard que sa tête tournait et et qu’il n’avait plus de souffle. On se rejoint et on redescend par un pierrier. Arrivée à 15h30 au Refugio Laguna Blanca, bien crevés.

Quelques minutes après nous être posés, nous rencontrons Clémence et Guillaume qui nous accompagneront le lendemain sur le sommet Boliviano-chilien. Macario, le guide qui habite juste à côté, vient à notre rencontre et après quelques bavardages, nous décidons de partir le lendemain matin à 5h pour le Licancabur.

Le réveil sonne à 4 heures, mais la motivation est là. Je n’ai pas trop mal dormi.
Le 4×4 vient nous chercher à 4h50, c’est Digno, le fils de notre guide qui conduit. Il fait bien froid, les lacs alentour sont gelés. Le 4×4 Toyota d’un autre âge (821 000 km au compteur) nous laisse au pied du Licancabur. On commence à grimper à la lumière de nos lampes frontales.

Macario commence à rythme lent, très lent. Je me disque ce n’est pas plus mal et me rends compte que nous y sommes allés un peu trop fort la veille sur le Jurique. Macario est suivi par Clément, puis moi puis Guillaume et Clémence. Toutes les 45 minutes, le guide marque une bonne pause. Nos amis français ont un peu plus de mal mais ils viennent seulement d’arriver sur l’altiplano. On se pose souvent la question avec Clément « ça va ? ». Oui pour nous tout roule, on se sent bien.
A partir de 5000 mètres, je prends quelques feuilles de coca, imité par Clément quelques minutes plus tard. Cela marche, ce n’est pas une légende et c’est totalement légal en Bolivie. On s’est rendu compte que c’était une bonne façon de lutter contre le mal des montagnes et notamment le mal de tête. Cela coupe la faim et la soif. Notre guide carbure à la coca et au Bicarbonate, qui accélère les effets de la coca : il n’a pris que 50 cl d’eau pour la marche (nous 3L / personne).

Tout se passe bien jusqu’au 5700 mètres pour moi. On est d’ailleurs étonnés de ne pas trop souffrir dans la montée. On se rend compte aussi que le rythme lent, très lent de Macario nous aide à nous accoutumer à l’altitude sans trop d’efforts.
A 5700 donc, le mal de tête vient et ne me quittera pas jusqu’à San Pedro de Atacama le lendemain matin. Une cachet de Paracétamol plus tard, je continue à grimper, la coca m’aide toujours autant. A partir de là, nous sentons notre coeur battre, Macario s’arrête maintenant tous les quarts d’heure pour que notre « corrazon » se calme un peu. De 5700 à 5960, le chemin est dur, il faut grimper sur de gros rochers, mais on sait déjà qu’on y est, et que nous y arriverons. Clémence et Guillaume souffrent plus eux, mais en bons grimpeurs ils ne plaignent pas et savent qu’il y arriveront coûte que coûte.

Puis Macario nous montre le sommet. Un bâton signale que nous y sommes presque : plus qu’ un petit effort et on y est ! Un petit passage dans la neige (plus rare sur la face Nord à cette époque) et nous voilà en haut. Clémence et Guillaume arrivent aussi, plus fatigués que nous. La joie explose ! On y est arrivés ! 8 heures d’ascension et surtout de la volonté ! Le temps de prendre quelques photos, nous redescendons pour déjeuner à l’abri vers 13h15.

Le retour en bas est un peu plus dur : il faut passer dans des pierriers mais force est de constater que cela va beaucoup plus vite.

Arrivés à 17 heures en bas, là une surprise nous attend : le 4×4 qui doit venir nous chercher n’est pas là, les multiples appels radio de Macario à son fils « Digno Digno Digno ! » n’ont pas été reçus. Au bout de 2 kilomètres, on voit enfin arriver le Toyota. Bien contents de nous, on rentre au Refugio Laguna Blanca et on se souche à 20 heures, exsangues et bien contents de nous être envoyés en l’air entre potes tout près des 6000 mètres.
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Pour découvrir les impressions de Clément, rendez-vous sur son blog So Far So Good

> Retrouvez toutes nos randos en amérique du sud

> Retrouvez des exemples de  trekking en Mongolie

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Après avoir traversé la frontière bolivienne au niveau de la Quiaca, nous avons pris un bus (voyage épique avec passage de col sur des routes sinueuses à 4200 mètres) de Villazon à Uyuni. Une fois l’agence de voyage choisie (il y en a au moins 60 qui proposent les mêmes tours dans cette petite ville), nous partons pour 3 jours de road-trip dans un Toyota Land Cruiser.

Nous chargeons donc les affaires sur le toit du Land Cruiser, et rencontrons nos compagnons de voyage, Milan et Vladi, un tchèque et un slovaque de 49 et 51 ans. Après un arrêt au cimetière des trains près d’Uyuni, nous nous arrêtons au village de Colchani tout près du Salar d’Uyuni. Les étalages d’artisanat bolivien sont la seule attraction du village. Puis nous remontons dans le 4×4 direction le Salar : là, surprise, entre 40 et 50 centimètres d’eau recouvrent le désert de sel. On voit des ouvriers faire des monticules de sel afin que ce dernier sèche et puisse être récupéré par de vieux camions rouillés. Le chauffeur nous emmène jusqu’à l’hôtel de sel, qui constitue à ce moment là, l’endroit le plus éloigné où on peut se rendre en 4×4. Cet arrêt restera un des moments les plus spectaculaires de notre voyage ; le Salar rempli d’eau permet d’admirer un paysage surnaturel : le sol et le ciel ne se distinguent plus. Puis nous remontons à bord de la voiture pour quelques heures de piste et nous nous arrêtons dans un « Hospedaje » pour passer la nuit.

Salar d’Uyuni et Sud Lipez : plein les yeux ! from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Le lendemain, direction la Valle de la Rocas, où l’on peut admirer un condor en pierres. Notre chauffeur Primo (aka « Cousin ») décide alors de faire passer par un chemin moins parcouru qui nous mène à la Laguna Cañapa : il n’y a personne, ce qui nous permet de voir un petit renard andin s’approcher du 4×4. Puis nous nous rendons à la Laguna Hedionda (Ecolodge los Flamencos) où des centaines de flamants roses se restaurent. Pendant le déjeuner préparé par « Cousin », nous nous rapprochons un peu plus de Vladi et Milan, qui sont vraiment sympathiques. C’est reparti direction los Arboles de Piedra, et une série de col qui frisent les 5200 mètres d’altitude. Nous arrivons enfin à la Laguna Colorada, où nous dormirons cette nuit. La Laguna colorada est un lac qui prend des couleurs rouge (grâce à des algues) et blanche (du borax) qui la rende vraiment spectaculaire. De retour de la petite balade le long de la Laguna Colorada, nos amis tchèque-et-slovaques sortent de leur sac un alcool de poire pour célébrer notre dernière soirée ensemble. C’est très bon mais un peu fort…. et comme ils ne plaisantent pas, on finit la bouteille avant de commencer le dîner… L’alcool effaçant les barrières culturelles, nous discutons avec un groupe d’israéliens bien en forme eux aussi puisqu’il fêtent l’anniversaire de Zim. Puis nous allons nous coucher, nous devons nous lever à 4 heures du matin.

Nous nous réveillons donc avant le soleil et partons à grande vitesse direction les Geysers : spectacle super impressionnant, on voit même la terre bouillonner. On remonte ensuite dans le Toyota pour notre dernière étape, las Aguas Calientes, des piscines d’eau chaude. Clément et moi convaincons les filles de nous rejoindre : l’eau est à 37 degrés et le soleil se lève, c’est surnaturel.
Puis nous traversons la spectaculaire vallée de Dali et « Cousin » nous laisse (Clément et moi) au bord de la Laguna Verde. Ce sera la fin de nos 3 jours d’excursion en 4×4 dans le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez : il nous restera des images de dingue plein la tête.

Autres informations sur les expéditions au Salar d’Uyuni :
Il y a pléthores d’agences de voyage qui mènent au Salar d’Uyuni. Il est très difficile de jauger les agences avant. Quelques conseils cependant :
Demandez le détail du trajet
Demandez à voir les véhicules
Demandez si le chauffeur est muni d’un téléphone portable
Demandez si le chauffeur boit (on peut être surpris de la réponse)
Et n’oubliez pas de vous renseigner auprès des voyageurs qui reviennent d’excursion, ils vous donneront toutes les infos fraîches.
L’agence que nous avons choisi est Cristal Tours. Nous n’avons pas eu de problème particulier même si notre chauffeur avait une petite bouteille dans sa poche.
NB : Quand le Salar d’Uyuni est rempli d’eau (ce qui s’est passé pour nous en l’occurence) les trajets contournent le Salar par l’Est.

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Après avoir retrouvé nos amis Clément et Julie à Buenos Aires, nous sommes partis à la pointe nord est de l’Argentine pour découvrir les chutes d’Iguazu.


Arrivés au camping sous une chaleur tropicale, changement de décor : bananiers, palmiers, mygales… bref, on est dans la jungle !

Le lendemain, direction las « cataratas de Iguazu » : la suite en images et en musique !

Cataratas de Iguazu from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

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Informations sur le trek Refugio Frey et Refugio Jackob près de Bariloche

Durée : 3 jours

Distance : 33,5 km

Difficulté : Moyenne

Dénivelé : environ 1500 m de positif

Départ : Cerro Catedral, près du grand panneau « Frey » sur le parking de la station

Arrivée : Lieu-dit « Tambo » sur la Ruta Provincial 79

Ville la plus proche : Bariloche / Station de ski Cerro Catedral

Transports aller : Bus Local « Cerro Catedral » (prendre les billets et attendre le bus en centre ville au 480 Calle Moreno) jusqu’à la station de ski Cerro Catedral

Transport retour : en taxi ou avec un service de bus / c’est ce qu’on nous a dit, puisque nous avons marché environ 1h15 depuis jusqu’à l’Avenue Bustillo KM 10,5 pour rentrer en bus, il y en a toutes les 20 minutes en direction du centre.

Trek Bariloche 3 jours from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Autres infos :

Le parc Nahual Huapi est gratuit.

Le refugio Frey possède peu de places et fait payer l’utilisation de la cuisine 20 AR$. En revanche vous pouvez camper gratuitement autour du Refugio Frey (il faut une tente qui résiste au vent)

Le Refugio Jackob (appelé aussi Refugio San Martin) a lui près de 100 places en dortoir (payant – 40 AR$), et propose de nombreux emplacements de camping. Nous avons eu accès à la cuisine gratuitement. Ces deux refuges sont gérés par le Club Andino Bariloche.

Pour préparer au mieux votre trek, passez au bureau du CAB à Bariloche, ils seront de bons conseils et vous donneront les conditions météos.

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Jour 1 : De la Station de Cerro Catedral au Refugio Frey / 700 mètres de dénivelé / 12 km

Une fois n’est pas coutûme, nous partons de la station de Cerro Catedral sous la pluie vers 11 h. Nos sacs sont légers, mais avons quand même nos repas pour 3 jours de trek. Le gros panneau « Frey » que l’on voit depuis l’arrêt de bus (sur le parking de la station Cerro Catedral) nous confirme que nous sommes dans la bonne direction. On empreinte un chemin de terre surplombe le Lago Gutierrez qui doit être magnifique les jours de beau.

Après avoir passé une forêt d’arbres calcinés, nous traversons un pont en bois et arrivons dans la vallée de l’Arroyo Van Titter. Là, nous nous posons pour faire notre pause déjeuner et impressionnons une fois de plus les trekkers avec notre belle salade (Caro gère !).

La montée continue jusqu’à la traversée du ruisseau et le Refugio Piedritas, qui est un campement idéal : abrité par les arbres et avec un refuge basique en complément. Nous ne nous arrêtons pas là. Au bout d’une montée assez longue, nous arrivons sur un magnifique point de vue sur la Diente de Caballo. Impressionnant, mais il faut encore continuer jusqu’au Refugio Frey. La pluie commence à nous tremper et le vent à nous refroidir. Nous arrivons vers 15h30 au refuge et sommes accueillis chaleureusement avec une tasse de thé. On se réchauffe doucement…

Le refuge est rempli de grimpeurs : nous sommes tout près d’une des meilleurs spots de rocher d’Argentine. Ils nous font des démos de noeuds et d’assurance pendant qu’on finit de se réchauffer. On trouve le meilleur endroit possible pour accrocher notre tente : derrière un gros rocher en contrebas du refuge ; le temps est pluvieux et les bourrasques de vent soulèvent des embruns sur la Laguna Tonchek. On se rend compte que nous sommes entourés de militaires argentins venus faire un stage d’escalade. Je sympathise avec Martin, un militaire de Cordoba, pendant que je prépare un magnifique repas chaud à Caro (pâtes bolognaises). Caro a de son côté rencontré une française avec qui elle tape la discute.

On se couche tôt, comme d’habitude quand nous faisons nos treks.

Jour 2 : De Refugio Frey à Refugio Jackob (Refugio San Martin) / 800 mètres de dénivelé (?) / 8,5 km

On ne part pas très tôt ce matin là étant donné que l’étape est plus courte. Je presse quand même Caro pour partir car les conditions climatiques ne sont pas au top : il fait gris et le vent est toujours là, avec des averses de temps en temps. Donc nous partons sur la droite de la Laguna Tonchek avant de commencer à grimper. On atteint assez vite la Laguna Schmoll par un chemin qui grimpe fort sur de grosses pierres. On admire rapidement le cirque de la laguna Shmoll, avec le Cerro Catedral au dessus de nos têtes (2405 m). Je presse encore Caro pour qu’on monte rapido. Là, on grimpe en escaladant de grosses pierres, c’est presque de l’escalade mais on s’en sort très bien avec nos gros sacs. On arrive au sommet sur une sorte de plateau où le vent est super violent et les rafales nous déportent. « Accroche-toi aux rochers et écarte les jambes pour avoir plus d’équilibre », voilà les seuls mots que j’ai trouvé à ce moment là pour qu’on s’en aille rapidement de cet endroit venté à 2200 mètres d’altitude. On croise un vieil anglais rencontré la veille qui ne nous reconnaît pas tellement on est couverts. Puis on arrive à la bifurcation : nous allons sur la gauche direction Refugio Frey. Cet endroit doit vraiment être magnifique par beau temps, avec sur la droite les sommets de la station de ski de Cerro Catedral.

On descend dans un pierrier, c’est très amusant parce qu’on fait un mètre à chaque pas. Puis on arrive dans le lit d’un ruisseau et on atteint la vallée appellée « Cancha de Futbol ». Là, on est presque tous seuls, on croise un jeune anglais, sosie de John Lennon, tout droit sorti d’un film 70s. On le retrouvera le soir même au refugio Jackob, transi de froid (il n’avait qu’une polaire, des baskets et un sac à dos Eatpak rempli d’eau et de pain comme équipement). Après une pause déjeuner à l’abri sous un arbre nous repartons direction le Paso Brecha Negra. L’ascension est facile et une fois en haut on voit l’imposant Refugio Jackob (dont l’ancien nom est le Refugio San Martin). On descend dans un pierrier et c’est là qu’on croise Jésus qui monte en courant. Jésus est un grand sportif, il s’occupe du Refugio Grey l’été, et sera prof de sport dans 1 an. Jésus s’entraine tous les jours. Jésus est tellement fort qu’il a fini 2ème cette année à la course des 4 refuges (il fait en une seule journée ce que nous faisons en 2 jours).

On arrive au Refugio Jackob, on nous accueille une fois de plus avec un thé chaud. Pour fêter le dernier de nos treks en Patagonie, on se permet une nuit au chaud dans le refuge. Nous discutons avec Juan qui est un argentin qui a vécu en France quelques temps. C’est très sympa, nous ne sommes que 7 cette nuit au refuge dont 2 guitaristes fantastiques. Et puis la Laguna Jackob est simplement apaisante.

Jour 3 : Refugio Jackob au lieu dit la « Tambo » / 800 mètres de descente / 13 km

C’est le dernier jour, on profite du beau temps qui se lève enfin. Pas de grosses difficulté aujourd’hui puisqu’on a uniquement de la descente. On descend donc a un très bon rythme le long de l’Arroyo Casa de Piedra. On croise des chevaux, quelques trekkers venus passer la nuit au Refugio Jackob, et les sympathiques argentins Juan et son père. On arrive sur un très bon spot de pique nique, juste après avoir traversé l’arroyo Casa de Piedra. Puis c’est l’arrivée, près du lieu dit « Tambo ». Après un rapide coup d’oeil à la carte, on décide de continuer à pied pendant 1h15 jusqu’à la route principale. J’en ai un peu marre et mes chaussures me font mal : Caro me réconfortera avec un Coca Zéro bien frais.

On chope le premier bus en direction du centre. Là, en rallumant nos portables, on apprend qu’une tragédie a eu lieu au Japon. Nous sommes sains et saufs, et rassuront nos familles : nous n’étions pas au Chili mais dans une des plus belle région des Andes, le « tsunami » ne nous atteindra pas.

PS : Il existe de nombreuse route alternatives derrière la station du Cerro Catdral, ainsi que de nombreux spots de grimpe. Le CAB vend les cartes nécessaires dans son bureau au centre de Bariloche (environ 15 AR$ la carte).

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Voilà un petit moment que cet article traîne… Nos 24 heures de bus entre Iguazu et Salta me donnent le temps de m’y replonger. Ce trek de 4 jours restera un des meilleurs souvenirs de notre séjour en Patagonie !

Informations sur le trek du W, Parc national Torres del Paine (Chili) :

Durée : 4 jours
Distance : environ 75 km
Difficulté : Pas d’énormes difficultés, mis à part peut-être la montée pour aller voir les Torres del Paine le dernier jour
Départ : Refugio Paine Grande, au bord du Lago Pehoé
Arrivée : Station de bus entrée du Parc Torres Del Paine, Laguna Amarga
Ville la plus proche : Puerto Natales
Transport : Aller/retour en bus depuis Puerto Natales (9 000 CH$/personne)
Autres infos : il faut payer l’entrée du parc national torres del Paine (12 000 CH$ ? ) / vous pouvez manger/dormir au chaud/boire des cocktails à l’intérieur du parc mais attention les prix, ils sont multipliés par 2 minimum.
Le camping Lago Grey est payant (3 500 CH$) et propose un mini-mercado + douches chaudes. En revanche, les campements Italiano et Las Torres sont gratuits, mais il n’ y a pas d’eau chaude !
Attention, en dehors de la période Novembre à Mars, le trek du W peut s’avérer être difficile à réaliser à cause des conditions climatiques : voir le récit de Clément et Julie
Enfin, pour renseigner une fois sur place sur le trek, n’oubliez pas de faire la conférence donnée par l’hostel Erratic Rock. Elle est simple mais utile quand on entreprend ce trek.

Trek du W – Torres del Paine from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Nous avons donc choisi de faire le trek du W « à l’envers » c’est à dire du sud ouest au nord est. Nous reviendrons plus tard sur les avantages de cet itinéraire, mais le principal argument est qu’il y a moins de monde. En effet, ce trek est parcouru par plus de 200 000 visiteurs par an. Néanmoins, la parc est propre et les randonneurs sont en général respectueux (il y en a quand même certains qui se baladent avec la musique à fond dans le parc national… ça nous a bien énervé)

Jour 1 : De Refugio Paine Grande à Refugio Grey
Donc le premier jours nous nous sommes rendus jusqu’à la Guarderia del Lago Pehoé en bus (c’est direct avec la compagnie Via Paine depuis Puerto Natales), et avons pris un « Catamaran » jusq’au Refugio Paine Grande. La traversée du lac Pehoé a été fantastique : le temps était avec nous. Arrivée vers 12h30.
La randonnée commence enfin : on demande notre chemin aux guardaparques et c’est parti. La balade le long du Lago Grey est spectaculaire, surtout quand on aperçoit nos premiers icebergs ! Nous sommes arrivons après 4h30 de marche au refugio Grey, qui se trouve à 2 pas du Glacier Grey (le mirador proche du refugio Grey vaut le détour !). Nuit au camping Grey, même pas froid !

las-torres-del-paine-trek-W

Jour 2 : Refugio Grey à Capamento Italiano
Le lendemain, départ vers 8 heures du matin un peu embrumés. Pas mécontents puisqu’on n’a croisé que très peu de monde. C’est un luxe sur ce chemin de rando très parcouru. Nous faisons donc le chemin inverse jusqu’au Refugio Grande : le temps se gâte et on enfile rapidement nos ponchos. Puis on poursuit le chemin jusqu’au campamento Italiano. Sans vraiment voir le Cerro Paine Grande no la valle del Francés… Une fois la tente installée, nous sommes montés pour essayer de voir le soleil percer sur la valle del francès. Cela a été un spectacle inoubliable car nous avons entendu pendant toute la montée (ainsi que la nuit et le lendemain matin d’ailleurs) des blocs de glaces tomber du glacier pour se briser des centaines de mètres plus bas. On ne s’imagine pas qu’un glacier « vit » autant,. Cela reste un souvenir inoubliable de notre trek.

Jour 3 : Campamento Italiano à Campamento Torres
La motivation était là dès le matin pour la plus longue étape de notre rando ! La journée s’annonçait longue mais le poids des sacs aillant considérablement réduit (nous nous sommes fait vraiment plaisir pendant ces 4 jours, pas de bouffe iophilisée dans nos sacs, que des conserves !) nous sommes allés sensiblement plus vite que ce qui était prévu. Ceci nous a permis d’aller quasiment jusqu’à l’hotel Los Torres (le 4* du Parc) avant 14h, puis de découvrir la magnifique vallée du Rio Ascencio entouré par le Cerro Almirante Nieto (2640 m) le Cerro Paine (1508 m). On peut voir les 4 Torres del Painependant une longue partie du chemin. Installation vers 16 heures au campement las Torres. Après un bon apéro au soleil (ah oui, on avait pris les apéros pour tous les jours aussi, ça pesait…), nous sommes allés nous coucher tôt.

Jour 4 : La torres del Paine et le retour
Donc réveil à 4 heures du mat. Un petit café et c’est parti pour une montée à la lampe torche pour aller voir les Torres del Paine s’éclairer avec le petit matin. Vers 5h30, on arrive en haut d’une montée sans trop savoir on se trouve (on est bien sorti du chemin balisé, mais c’était vraiment le meilleur endroit). On fait la rencontre de Fabio, un italien qui parlait très bien le français même à cette heure matinale. Après avoir pris un deuxième petit café, le ciel rosit et on découvre que nous sommes juste au dessus d’un lac : un condor passe. Le spectacle est magnifique. On redescend avec une foule de randonneurs venus voir les tours s’illuminer. On plie bagage et on fait le chemin inverse de la veille jusqu’à l’hôtel Las Torres. Une heure et demin de piste plus tard, sous un soleil de plomb, On arrive à la station de bus de Lago Amarga, d’où on admire un dernière fois les Torres del Paine.

En quelques mots, pourquoi on conseille de faire le trek du W à l’envers (d’ouest en est) :
– moins de monde dans ce sens, ce qui évite d’être à la queue-leuleu sur les chemins
– on bénéficie d’un meilleure vue sur les Cuernas (on ne les a pas vu pendant la rando mais pendant la ba sur le lac Pehoé)
– on garde le meilleur pour la fin, à savoir les Torres del Paine pour le dernier jour

Ah oui, dernière chose, pas besoin d’avoir de carte, celle qui est distribuée à l’entrée du parc est amplement suffisante.

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Voici notre premier article sur nos randonnées en amérique du sud, qui pimentent notre voyage et qui nous mène hors des sentiers battus. Bonne lecture !

Après un voyage épique jusqu’à Ushuaia, avec 4 passages de frontière, la traversée du canal de Beagle en barque, des attentes interminables aux postes frontières chiliens et argentins, et 21 heures de bus, nous nous sommes installés au camping del Andino à Ushuaia. Après 2 jours de récupération et d’acclimatation, nous voilà fin prêts.

Informations sur le trek Paso de la Oveja :

Durée : 2 jours
Distance : 31,5 km
Difficulté : Facile le premier jour, plus physique le deuxième jour.
Départ : Turbera Valle Andorra
Arrivée : Antiguo Autodromo Ushuaia
Ville la plus proche : Ushuaia
Transport : Aller Taxi (35 AR$) + Retour bus (2,20 AR$)
Autres infos : pas besoin de payer l’entrée du parc national Tierra del Fuego, le passage est toléré pour les randonneurs sur ce chemin.

Ushuaia Paso de la Oveja from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Jour 1 : De la Turbera Valle Andorra à la Laguna del Caminante

Jour 1 / Partie 1 : vallée de la Andorra

Une fois la tente pliée et le sac à dos bouclé avec la nourriture pour nos 2 jours de rando, nous partons en taxi direction la tourbière de la Vallée Andorra (Turbera Valle Andorra) sous un temps pluvieux. Après 25 minutes de route dont une bonne partie sur la piste, le taxi très sympathique nous indique le chemin à suivre : il faut juste passer la clôture. Nous voilà sur un chemin humide et boueux dans la forêt. Pas de difficulté particulière, le chemin est plat et il suffit de suivre les piquets jaunes.
Après des passages sur des rondins, on découvre des chevaux (que Caro ne peut pas s’empêcher de prendre en photo) et le temps se découvre : on commence à apercevoir les sommets enneigés du Cordon Vinciguerra : oui il y a bien des glaciers alors que les sommets les plus élevés sont à 1400 mètres d’altitude.

On traverse plusieurs fois l’Arroyo Grande (un ruisseau pas si grand que ça !) et c’est la pause pique nique après 2h30 de marche. Il ne fait pas chaud à l’ombre et c’est très humide ici.

Jour 1 / Partie 2 : montée le long des cascades de l’Arroyo del Caminante

On continue à marcher au fond de la vallée, puis cela monte enfin : on entend les cascades de l’Arroyo del Caminante au loin : ça grimpe ! On retraverse à nouveau le ruisseau et je laisse Caro faire le singe sur des rondins pour traverser : je me dit que je vais prendre un chemin plus direct en mettant un pied dans l’eau (je ne crains rien avec mes chaussures en Gore Tex !) et là, perte d’équilibre, le poids du sac m’emporte en arrière, et me voilà à moitié dans le ruisseau, un pied trempé. Caro s’est bien marré et moi j’ai eu le pied gauche trempé pendant le reste de la rando…
Paso-de-la-oveja-trek-panneau-laguna-caminante

Après une grosse heure de grimpe le long du ruisseau, on arrive à la bifurcation Lago del Caminante à droite / Paso de la Oveja à Gauche. Une demi heure plus tard on installe notre bivouac au bord de la Laguna del Caminante avec une superbe vue sur les pics alentours. On fait sécher les affaires (surtout moi) avec les derniers rayons de soleil de la journée. Un petit tour pour essayer de surprendre le castor qui est supposé habiter là mais on ne verra rien.
On se réfugie sous la tente pour dîner – extinction des feux à 21h (!).
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Jour 2 : De la Turbera Valle Andorra à la Laguna del Caminante

Jour 2 / Partie 1 : Ascencion du col du Paso de la Oveja

Après une nuit ponctuée de réveils à cause du froid (le thermomètre a dû flirter avec les 0 °C, mais pas de gel ! ) nous prenons notre café froid (en fait le thermos n’était pas bien fermé, on s’en est rendu compte un peu trop tard), et nous partons un peu embrumés.
Le temps de regagner la bifurcation Lago del Caminante / Paso de la Oveja de la veille pour commencer l’ascension vers le col. Après un passage dans les mousses, et plusieurs traversées du même ruisseau, nous atteignons un pierrier, où il suffit de suivre les bâtons jaunes et les cairns.

On se retourne une dernière fois sur la valle de Andorra avant de basculer dans l’autre vallée.
Peu ou pas de difficultés dans la montée, même si c’est plus physique que la veille.
Puis à quelques mètres du col, le vent commence à souffler et nous nous emmitoufflons dans nos vestes. Paysage lunaire en haut du col et pas un brin de verdure à l’horizon. Une fois le col passé, on reste sur la gauche afin de suivre les cairns et les bâtons jaunes qui sont moins visibles.

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Jour 2 / Partie 2 : Descente de la vallé Cañadon de la Oveja.
Le col passé, on a une vue plongeante sur le Cañadon de la Oveja avec le Canal de Beagle en ligne de mire ! Magnifique ! Sur la droite de la vallée, on voit une énorme cascade qui vient d’un nevet plus haut. Du vert, du noir, du blanc ! On en prend plein la vue !
Panneau-tierra-del-fuego-paso-de-la-oveja

On poursuit la descente sur un chemin en dévert pendant 1h à 1h30 puis après quelques lacets, on replonge dans la forêt.
Après un pique-nique et une demi-heure de marche dans les lengas, on se retrouve face à une forêt où il n’y a plus un seul arbre qui tient debout. Le passage est difficile et on doit escalader les troncs ou contourner les arbres déracinés. Pas de danger particulier même si Caro fait une petite glissade sur un tronc mouillé et que je fais un petit trou à ma veste (que j’ai réparé depuis grâce à mon kit – coûture !). C’est plus long qu’on le pensait et cela nous fait perdre un peu de temps, mais au final, c’est assez amusant !
Arbres-deracinés-paso-de-la-oveja

Puis la forêt se termine et on arrive dans une prairie verdoyante. On suit le chemin pendant une grosse demi-heure mais on se perd, arrivés devant une clôture. Il faut longer les barbelets pour trouver un passage dans la clotûre et passer sous les barbelets au dessus de l’ancien circuit de voiture. De gros camions passent sur la piste en direction d’une carrière voisine. Après un quart d’heure sur la piste on se retrouve sur la RN3, la route qui mène au parc national Tierra del Fuego.

Retour vers Ushuaia

Là on a arrêté un des bus des lignes régulières d’Ushuaia qui nous a amené jusqu » au centre ville (en faisant un millier de détours). Un peu fatigués mais contents de notre premier trek, on retourne au camping. On s’offre un repas chaud et une bouteille de Malbec Alma de los Andes 2008 !

PS : Merci à G, Gitus et Yannick de nous avoir indiqué ce trek qu’ils ont fait il y a quelques années, on s’est régalés.

Cartes / Topo :
Carte Trekking map / mapa de caminatas Ushuaia, Parque Nacional del Fuego, éditée par Chalten Outdoor. 1 – 65 000
Topo (utile mais pas indispensable) en anglais dans le Lonely Planet « Trekking in Patagonian Andes »

Matériel :
Il ne faut pas prendre la partie équipement à la légère : il fait vraiment froid et humide à Ushuaia même l’été : vous aurez besoin de vraies chaussures de rando de collants, t-shirt chaud (idéalement un t-shirt respirant et chaud type Odlo) / une bonne polaire. N’oubliez pas de prendre des vêtement de rechange, ça peut servir surtout si vous tombez dans un ruisseau 😉

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La chaleur faisant rage à Buenos Aires ces derniers jours, nous avons pris quelques affaires et sommes allés faire un tour en Uruguay… Voici un bref aperçu de ce que nous avons vu !

Nous sommes donc partis mercredi dernier du port de Puerto Madero, où se trouve le terminal ultramoderne de Buquebus, la compagnie de ferry « la plus rapide du monde » (du moins c’est ce qui est annoncé dans les hauts parleurs en espagnol, anglais et brésilien).
Trois heures plus tard (!) nous voici à Colonia del Sacramento, un jolie petite ville dont le patrimoine est protégé par l’Unesco. Le « Barrio Historico » n’est pas très étendu, mais fort agréable, et le changement d’ambiance avec Buenos Aires s’est tout de suite fait sentir : nous avons l’impression d’être à la campagne, bien que les grattes-ciels de la capitale argentine pointent à l’horizon… on respire !

Après quelques heures sur place, nous sommes charmés par Colonia et décidons de prendre le temps de découvrir plus à fond cette ville et ses environs… Puis sans trop nous poser de questions, nous trouvons un hostel et prenons les vélos mis à disposition pour faire un tour dans la ville : très bonne idée puisque Colonia propose des plages sympathiques qui donnent sur le Rio de la Plata (la fin du delta de Parana, le bras de mer entre Colonia et Buenos Aires) mais dont l’eau est assez trouble.

Uruguay – Colonia from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Le lendemain matin, direction Montevideo (2h20 de bus) ; un bus partait ½ heure plus tard pour Punta del Diablo donc on l’a pris directement ! Après 4h30 de trajet, nous sommes arrivés à Punta del Diablo : et là, surprise ! Fin des routes goudronnées et welcome to Far West ! Punta del Diablo est une sorte de grand village où se mêlent ex-hyppies et argentins en vacances, barraques en bois et maisons design, ce qui en fait un endroit à part et plein de charme.

Puis nous avons passé une des meilleures soirées de nos premières semaines de voyage : une soirée improvisée mémorable à boire de la Pilsen (bière urugayenne) et des caipirinhas offertes par le patron « Marcos » (qui aurait tourné avec les Grateful Dead au début des années 70). Marcos a eu la bonne idée d’inviter un argentin – nommé « Chino » – à jouer de la guitare. 4 heures plus tard on décide de rentrer à l’hostel Viuda et de manger (heureusement) un chivito (une sorte de hamburger urugayen). Je vous épargne notre épique retour.

Le lendemain après quelques Dafalgans, nous allons à Playa del Rivero (très bon spot de surf mais attention à la baïne pour les baigneurs) pour nous reposer. Puis retour à l’hostel pour déguster un Asado (barbecue) préparé par nos hôtes : c’était très très bon et ce fût l’occasion de rencontrer des argentines pleines de bons conseils pour la suite de notre voyage.

Uruguay – Punta del Diablo from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Retour le lendemain en faisant une petite halte par Montevidéo : 2h30 de marche dans une ville désertée par les locaux qui étaient tous sur la rambla. Puis Colonia sans nous arrêter et retour dans la nuit au Chillhouse.

Voici une carte de Punta del Diablo :


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Ces 4 jours non-programmés en Uruguay ont été un grand bol d’air. L’Uruguay est un peu une terre vierge en face de Buenos Aires, et nous avons été charmés par l’accueil des locaux. A faire absolument pour quitter la vie urbaine de Buenos Aires.

Nos recommandations lors de ce voyage en Uruguay :
Colonia : Hostel Colonial
Punta del Diablo : Hostel de la Viuda

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Ca y est, les premiers articles vous ont mis l’eau à la bouche, et vous avez déjà pris votre billet ? Voilà notre bon plan logement @ Buenos Aires : ChillHouse – Aguero 781

Adresse : Aguero,781
La rue Aguero relie 2 artères principales de Buenos Aires : Cordoba et Corrientes.


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L’entrée est plutôt discrète, mais vous reconnaîtrez le logo du ChillHouse sur le mur blanc.

Sonnez, et entrez dans cette maison traditionnelle porteña ( c’est-à-dire de Buenos Aires) rénovée par Antoine et Kato. Tout est la : patio verdoyant, espace salon/chill/internet dans un autre coin, cuisine et salle à manger. Les chambres donnent sur la patio mais c’est très calme, et le fond sonore toujours au top. Parfait pour un séjour en couple (c’est notre cas) et/ou seul ou à plusieurs. Pas forcément recommandé pour une famille.

ChillHouse @ Buenos Aires from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

En haut, une terrasse vous tend les mains : plein de plante, mini-salon, bar, transats (un peu âgés), Barbecue « traditionnel » -l’asado… tout est fait pour que vous vous y sentiez bien.

Kato et Antoine sont aussi les meilleurs guides pour découvrir Buenos Aires et ses environs : il vous donnent toutes les adresses et les moyens de transports les plus rapides pour vous y rendre. Aussi, ici tout le monde est sympa et nous avons fait des rencontres formidables.
Nous nous y sentons tellement bien que nous y restons en tout une quinzaine de jours. Merci à Loîc pour le plan 😉

Autres informations sur le ChillHouse :

Infos et réservations en ligne : http://www.chillhouse.com.ar

Station de métro les plus proches : Carlos Gardel (Ligne B) et Aguero (Ligne D)

Tarifs : de 55 à 210 pesos argentins (dortoir à chambre confort)

Vente d’eau minérale, bières (l’incontournable Quilmes) sur place à bon tarif

Tout proche (200 m) d’un supermarché Cotto et du centre commercial Abasto (Zara, Shop Adidas, Mc Do, Burger King, Ciné etc.)

Venez de la part de Caro et Rémi 😉

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Nous voilà arrivés à Buenos Aires depuis 5 jours, le moment de faire le point sur notre arrivée en chiffres et en images.

Le poids de nos sacs :
Caro : 14,7 kg
Rémi 19,8 kg

Même si nous nous sommes contraints à prendre le minimum vital, nous sommes assez chargés. Nous avons quand même avec nous une tente et nos sacs de couchage… et tous mes trucs de geek.

La durée du voyage :

Vol Paris – Sao Paulo (Brésil) : 13h de voyage + 2h de transit à Sao Paulo (9415 km)
Vol Sao- Paulo – Buenos Aires (Argentine) : 2h30 (2200 km)
Buenos Aires jusqu’à notre guesthouse (Navette + Taxi) : 1h (35 km)

En tout porte à porte, nous avons donc mis 24h, ce qui n’est finalement pas si énorme que ça (on n’est pas loin !)

Voici quelques Photos :

De Paris à Buenos Aires from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Buenos Aires et l’Argentine en quelques chiffres :

– Nombre d’habitants : 3 millions « intra-muros », 13 millions avec la banlieue
– 40 000 taxis noirs et jaunes dans la ville
– La population totale de l’Argentine est de 40 millions d’habitants.

La monnaie : le pesos argentin (ARS)
1 euro = 5,38 pesos argentins

Le coût d’un repas :
1 repas coûte entre 33 ARS et 75 ARS. Autant vous dire que pour ce prix là, on mange comme des rois, notamment dans les « Tenedor Libres », qui sont des buffets à volonté

La viande :
Un seul chiffre à retenir : les argentins mangent 73 kg de viande par personne et par an, alors que nous petits français mangeons (seulement) 23 kg. On mange des Asados, de la viande grillée sur des Barbecues géants. La viande est seulement salée et a un goût extraordinaire, je crois que je n’ai jamais mangé quelque chose de similaire… même dans mon Limousin natal… 😉

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Voici un article que je n’ai pas eu le temps de poster avant le départ… maintenant que nous sommes posés à Buenos Aires, je vous en fait part. Bonne lecture !

Quand on est totalement Geek dans la vie de tous les jours (c’est aussi mon boulot), on se trouve face à une double contrainte quand on part en voyage : on n’a pas trop de place et on est à peu près sur de faire subir au matériel tout ce qu’il ne faut pas, à savoir très chaud, très froid, très humide etc. Donc on a choisi un équipement simple mais résistant sans trop casser la trirelire.

Le matos :

– un ordinateur DELL MNI 10, il est super léger (1,2 Kg), tourne plutôt bien et bénéficie d’une connectique très pratique : USB X 3 / RJ 45 / Sortie Video. Un des gros avantages est surtout le chargeur qui est aussi gros qu’un chargeur Nokia 3310 (souvenez-vous).

– une caméra Sanyo HD 2000 qui n’a besoin que d’une carte mémoire et d’une petit batterie. C’est une caméra au poing offert par mes potes (merci les amis, ça déchire) qui a l’avantage d’être super légère et facile à utiliser. L’autre truc c’est qu’elle est Waterproof, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Enfin, c’est de la HD, donc la qualité est assez bluffante pour le format de la caméra.

– un appareil Lumix DMC-FZ28 10 mégapixels (à Caro), qui fait de superbes photos.

– un disque dur externe Lacie Rugged de 500 Go. Il est tout petit et surtout antichocs.

– un iPod 160 Go acheté sur Apple Refurbish. Il m’était impossible de manquer de musique pendant un an.

– un Nokia 6600 et un Nokia E71

– une batterie solaire qui permert de recharger les portables / iPod dans toutes les conditions. Mes premiers tests sont concluants.

Comme on ne se corrige pas et qu’il faudra gérer des choses à distance, voilà quelques services web que je vais utiliser :

Netvibes, la page d’accueil personnalisée : je suis ainsi abonné au principaux titres de presse français, et je retrouve au même endroit mes emails, les blogs de mes potes qui sont aussi en voyage et des nouvelles de mes collègues via Twitter.

– l’option mail prioritaire de Gmail, qui permet de classer automatiquement ses mails non lus par ordre de priiorité en fonction de la fréquence des échanges avec un contact + des règles dans Gmail qui me permettent de ne pas être pollué par les newsletters / e-mail automatiques

Delicious : il s’agit d’un service de Marque page accessible de n’importe où, qui permet de classer ses marques page par mot-clés. Très utile quand on lit beaucoup de blog/forum avant de partir. J’espère juste que le service ne va pas fermer pendant que je serai loin.
Et c’est tout, mais ce n’est déjà pas mal…

Hootsuite, qui permet de gérer plusieurs profils sociaux (Facebook, twitter, Page Facebook, Linked In, Foursquare…) à un seul endroit sans avoir besoin de se connecter à chaque fois. Il n’y a pas besoin d’installer de logiciel, c’est un service en ligne, donc cela ne ralentit pas mon ordinateur qui devrait être bien chargé de photos à la fin du voyage.

SI vous connaissez d’autres services qui vont ont été utiles en voyage, n’hésitez pas à nous en faire part… et maintenant, tout le monde sait ce qu’on a dans notre sac…

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