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Ce week-end, nous vous proposons des photos du bout du monde : de Ushuaïa à Puerto Natales. Montagnes, glaciers, océan, steppe de terre de feu à perte de vue.  Impossible d’oublier ces paysages uniques et cette randonnée si particulière. Sur ces terres extrêmes, à cheval sur l’Argentine et le Chili, les frontières ne veulent plus rien dire.

D’ailleurs, la saison commence là-bas (merci l’hémisphère sud). Une pensée à ceux qui y vont pour la première fois.

Bon visionnage.

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ça y est, nous sommes revenus chez nous ! Nos valises sont posées du côté de Bordeaux.

Près de 10 mois après notre retour, on s’est dits que ce serait sympa de partager avec vous le contenu de nos disques durs. Surtout qu’en cette période, on est plutôt au chaud que dehors en train de gambader.

Voici donc quelques photos de El Calafate, en Patagonie : vieilles Jeep, maisons colorées, et paysages uniques. Attention les yeux.

PS : les retouches photo, c’est Caro.

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Les Anglais boivent du thé à longueur de journée, les Allemands de la bière et bien les Argentins ont aussi tout ça mais la boisson nationale ici s’appelle le « mate » (prononcer maté).
C’est une sorte de thé que l’on boit principalement en Argentine et en Uruguay.

Le thé s’appelle « yerba de mate » et il est servi dans une sorte de tasse, mug que l’on appelle le mate (vient du quechua mati). On le boit chaud ou froid.

Une des particularité de cette boisson , c’est qu’on la boit grâce à une cuillère trouée qui sert de filtre pour ne pas avaler les poussières de thé. Appelée la « bombilla » c’est une sorte de filtre à thé.

Le mate se consomme ici à toutes les heures, au petit déjeuner, entre les repas, en fin de journée. L’autre particularité c’est qu’il se consomme partout, au bureau, dans la rue, en voiture, les transports publics, à la plage…et il est coutume de voir les Argentins avec leur mate dans une main et le thermos dans l’autre.

Nous avons eu l’occasion à plusieurs reprises de goûter. Les jeunes et les moins jeunes vous le proposeront sans arrêt. C’est une boisson qui se partage, si vous comptez avoir votre tasse et la déguster tranquillement et bien détrompez vous, il n’y a qu’une seule tasse et surtout qu’une seule cuillère !!

C’est une boisson culturelle avant tout, elle vous permettra de rentrer en contact avec les locaux, discuter autour d’un maté.
Cette boisson n’est pas du tout alcoolisée et n’a pas de propriétés hallucinogènes ou autres….si vous voyez ce que je veux dire. C’est juste comme du thé en un peu plus amer quand même.
Nous avons adopté cette boisson et donc acheter tout le matériel pour le faire nous même.

Nos conseils de préparation pour le Mate (après avoir eu quelques cours) :
1/ Verser les « yierba de mate » dans une tasse au 2/3 à peu près. Incorporer de l’eau chaude jusqu’à l’obtention d’une pâte.

2/ Insérer la bombilla dans la pâte et reverser du « thé » (Normalement ils en mettent jusqu’au 3/4 de la tasse).
Ajouter du sucre dans la préparation. Ici on le boit très sucré, donc pour les quantités c’est à vous voir. Il vaut mieux en rajouter plutôt que de le faire trop sucré.

3/ Ajouter de l’eau chaude jusqu’au bord de la tasse.

4/ Déguster. Aspirer la boisson avec la cuillère, c’est comme une paille !

La première fois, l’amertume peut être surprenante mais on s’y fait vite !
Si vous voulez tout faire dans les règles de l’art, il vous faut :
– un thermos pour garder l’eau au chaud
– un « sembrador » (c’est celui qui prépare la boisson pour tout le monde, en général c’est un local)
– ne pas dire « gracias » si vous en voulez d’autre, ici ça veut dire que vous en avez eu assez et que vous n’en voulez plus.
– Il faut toujours rendre votre tasse au « sembrador », pour qu’il prépare une autre tasse pour quelqu’un d’autre.
– On ne partage pas sa tasse, les quantités sont petites.
– Ne pas faire bouillir l’eau : les adeptes vous diront de la faire chauffer à 82 degrés.

Cette boisson se consomme différemment selon les régions. Nous la préférons servie glacée et pourquoi pas mélangée avec du jus d’orange. Dans le nord de l’Argentine, il fait plus chaud, les locaux ici la consomme plus comme un thé glacé. La vieille génération vous dira que le mate ne se boit que chaud, sinon il n’a pas toutes les propriétés requises.

Conseil de préparation pour le « tereje » :
1/ Dans un thermos versez de l’eau froide et/ou avec des glaçons.

2/ Presser 2 à 3 oranges et les ajouter à l’eau fraîche. Ici, on met du tang. Ils sont fans d’un petit sachet orangé purement chimique (le tang).

3/ Ensuite c’est le même principe que pour le maté, mettre le thé dans la tasse, ajouter la bombilla, rajouter du thé et du sucre…..et au lieu d’ajouter l’eau chaude, vous rajoutez l’orangeade fraîche.

Nous c’est comme ça qu’on le consomme !
Beaucoup d’histoires d’amitié commencent autour d’un maté !
A vous de tester !

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On quitte le Chili pour retrouver notre Argentine ! Le passage à la frontière est beaucoup plus rapide dans ce sens là, on aurait pu ramener des sacs entiers de pepino dulce (fruits qui ressemblent au melon et à la pêche).
Bref, nous voilà arrivés à Mendoza pour une escale de quelques jours afin d’y retrouver ma cousine Laure.

Installés dans un hôtel un peu miteux du micro centro (c’est pas grave, on y va que pour dormir!!), nous nous baladons pour y découvrir une ville assez moderne, grande, avec un centre ville à taille humaine et des places toujours occupées du matin au soir par des étudiants, des marchands de tout et de rien.
Nous retrouvons aussi de vrais cafés expresso, que bueno !! Toutes les places (Independancia, Chile, Italia, Peru…) ont une allure coloniale (céramiques, grosses statues, fontaines…). Une particularité quand même, la ville est entourée de canaux d’irrigation qui permettent d’arroser les parcs et surtout d’hydrater les vignes aux alentours.

Nous retrouvons ma cousine le soir qui habite dans une petite ville pleine de charme à quelques kilomètres de là. Chacras de Lujan est très agréable et mignonne comme tout, ça sent la bourgeoisie quand même avec des boutiques comme chez nous. Elle fait un stage dans une bodega (Altavista) et va donc nous faire goûter quelques vins. Elle nous présente son chez elle, ses amis et un endroit où l’on peut déguster des sushis, le Wikisushi. Merci encore cousine, nous avons tellement sympathisé avec tes amis, qu’ils se sont sentis obligés de nous faire découvrir les derniers lieux à la mode pour festoyer !!

Recommandé par ma cousine, nous réservons au « Ampura Wine tour », une tournée dans 4 bodegas de Lujan de Cuyo avec à la clée un repas 3 étoiles dans une superbe propriété. Il faut y mettre le prix (comptez 140 dollars par personne) mais rapport qualité prix, ça le fait honnêtement. L’excursion comprend le transport, les dégustations, et la visite guidée de Rosario notre super guide. La veille j’ai interviewé ma cousine pour avoir un peu plus d’explications sur les bodegas….
Pour bien profiter du tour ne buvez pas trop la veille (pas comme nous) et emmenez une bouteille d’eau.

Voici les bodegas que nous avons visitées et les vins que nous avons goûtés :
1/ Bodega Altavista : Torrontes Premium 2010 / Malbec terroir sélection 2008 / Atemporal Blend 2007 / Serenade Malbec 2007

2/ Bodega Kaiken : Rosé Malbec 2010 / Cabernet 2009 / Ultra Malbec 2008 / Ultra Cabernet Sauvignon 2007

3/ Bodega Renacer : Punto Final Sauvignon Blanc 2009 / Punto Final Reserva Malbec 2008 / Enamore Allegrini + Renacer Malbec 2007

4/ Bodega Melipal : Ikella Torrontes 2010/ Ikella Malbec 2009 / Melipal Malbec 2008 / Melipal Malbec Reserva 2007

Notre Top 4 des vins goûtés :
Alta Vista Torrontes Premium 2010
Kaiken Rose Malbec 2010
Enamore Allegrini + Renacer Malbec 2007
Melipal Malbec Reserva 2007

Mendoza est une ville très agréable pour se balader, prendre le temps, et oui ça y est je sais faire !! Visitez le parc San Martin, endroit plein de verdure où l’on peut se prélasser, faire du vélo, des bonnes descentes à skate ou à roller….
Nous gardons de cette ville d’agréables souvenirs, contente d’avoir retrouvé ma cousine et de connaître un peu plus sur les richesses de ce terroir.

Pour en savoir plus sur les Bodegas visitées :
– Bodega Alta Vista : http://www.altavistawines.com/
– Bodega Kaiken : http://www.kaikenwines.com/
– Bodega Renacer : http://www.bodegarenacer.com.ar/
– Bodega Melipal : http://www.bodegamelipal.com/

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Nous avons décidé avec nos amis Julie et Clément de faire notre premier road trip en voiture pour découvrir les environs de Salta. Après nous être renseignés sur les tarifs, les conditions de location, les circuits que nous voulions parcourir, nous voilà dans notre Suran Volkswagen pour 5 jours…

1er jour : De Salta à Cachi

Direction Cachi, petit village à 157 km de Salta. Quelques kilomètres après être sortis de la ville , nous traversons plusieurs ruisseaux et rentrons dans le parc de « Los Cardonès ». Nous voilà nez à nez avec des cactus de 3 à 4 mètres de haut, nichés sur des montagnes toutes plus grandes les unes que les autres. C’est de la folie !! En cours de route, nous nous arrêtons aussi visiter un cimetière dans un petit village (enfin 3 maisons) au milieu des cactus.

Salta Road Trip from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Nous ne verrons pas beaucoup d’animaux le 1er jour sauf une grosse mygale sur notre route. Quelques ânes viendront brouter autour de la tente et un petit scorpion viendra pointer son dard pendant notre repas. Quelques frayeurs plus tard, nous voilà endormis à la belle étoile et près à repartir le lendemain pour Cafayate.

2ème jour : De Cachi à Cafayate

Gustavo, que nous avons rencontré pendant nos prospections dans les différentes agences de location de voiture à Salta, nous a donné des bons conseils et des bonnes adresses. Jusqu’à présent, nous n’avons pas été déçus, tout est « INCREIBLE ». Nous nous arrêtons donc dans un village artisanal, non loin de notre campement de la veille. Ester, une tisserande, nous explique son métier, les différentes laines utilisées (lamas, moutons, alpagua…) et nous fait une démonstration sur le champ. Évidemment, qui dit partir avec 2 filles, dit repartir avec des tissus (poncho, plaids…) cousus mains.
Nous continuons notre route (piste) vers de nouveaux paysages, cette fois-ci, les cactus se font plus rares. Nous traverserons la région des canyons (las quebradas) : accumulations de rochers incroyables, couleurs pourpres, sable fin…. c’est de la folie. La phrase du jour est « c ‘est increible, on peut s’arrêter prendre des tofs!! ».
Nous poursuivons ensuite notre « piste » vers Cafayate (région du Torrontès : vin blanc) avant de longer des montagnes colorées et des vignes. La ville à l’air accueillante, vivante et sympathique. Nous dégustons un vin rouge du coin sur la jolie place, faute de l’avoir dégusté dans une bodega (nous sommes arrivés trop tard, tout est fermé). Clément décide subitement de fêter son anniversaire avec un jour d’avance !! Donc c’est parti, dégustation, apéro…C’est vrai que l’ambiance est chouette ! Nous finirons la nuit au camping municipal après nous être fait une bonne parrilla en écoutant un concert de guitare. Cafayate (renommée Cafachoune par Clément) restera une bonne ville étape !!

3ème jour : De Cafayate à San Antonio de los Cobres

C’est un peu desséchés, déshydratés par je ne sais quoi, que nous partons vers San Antonio de los Cobres. L ‘excitation de la journée ce n’est pas la ville étape, mais c’est de passer un col à 4200 mètres avant de poser notre campement à 3 700. Nous buvons de l’eau toute la journée pour éviter le mal des montagnes. Nous longeons les rails du chemin de fer. Le « tren de las nubes » peut vous amener à San Antonio de los Cobres. Attention si vous avez le vertige, des viaducs (4200 m) surplombent de nombreux cours d’eau et traversent des vallées. L ‘expérience doit être très impressionnante.
Le col franchi (un peu essoufflés mais sans plus), nous arrivons à bon port, avant le coucher du soleil. Nous dormons tous pour la première fois à 3 700 m.

4ème Jour : De San Antonio de los Cobres à Humahuaca

Tout le monde a bien dormi, les maux de tête de la veille sont passés, le plus dur est fait. Nous redescendons en altitude direction « las salinas grandes », notre premier désert de sel. Nous nous arrêtons pique niquer sous le seul arbre que nous avons trouvé, à proximité des pistes, telles des biquettes cherchant un peu d’ombre. Nous rencontrons une vielle femme à la recherche des ses chèvres. Elle est courbée et emmitouflée de je ne sais combien de couche de tissu pour se protéger du soleil. Nous longeons le salar et nous y arrêtons un long moment. C’est immense, épais, salé….et touristique ! Nous repartons émerveillés après avoir fait de nombreuses photos. Direction le village d’Humahuaca, avec une halte aux ruines d’Alticara (anciens villages Incas). Sous le son des tambours et des basses d’une fête de village, nous nous écroulons de fatigue.

5ème Jour : De Humahuaca à la Quiaca

Nous repartons le lendemain, vers La Quiaca (ville frontière avec la Bolivie), où nous devons rendre la voiture de location en début d’après-midi. Nous sommes dans les temps et cherchons même à trouver une visite à faire dans un petit village. Une crevaison plus tard, (nous avons à notre insu trouvé comment occuper notre temps), nous sommes à la Quiaca.
Le dépaysement commence. La Bolivie n’est vraiment pas loin, cela se voit et nous avons hâte de passer la frontière et de découvrir un autre pays avec ses us et coutumes !!

Ce circuit en voiture nous a permis d’avancer dans notre trajet et de découvrir des paysages de folie. Nous n’en sommes qu’à notre 3ème mois de voyage et ce n’est pas fini. Nous entrons en Bolivie !!

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Après avoir retrouvé nos amis Clément et Julie à Buenos Aires, nous sommes partis à la pointe nord est de l’Argentine pour découvrir les chutes d’Iguazu.


Arrivés au camping sous une chaleur tropicale, changement de décor : bananiers, palmiers, mygales… bref, on est dans la jungle !

Le lendemain, direction las « cataratas de Iguazu » : la suite en images et en musique !

Cataratas de Iguazu from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

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Informations sur le trek Refugio Frey et Refugio Jackob près de Bariloche

Durée : 3 jours

Distance : 33,5 km

Difficulté : Moyenne

Dénivelé : environ 1500 m de positif

Départ : Cerro Catedral, près du grand panneau « Frey » sur le parking de la station

Arrivée : Lieu-dit « Tambo » sur la Ruta Provincial 79

Ville la plus proche : Bariloche / Station de ski Cerro Catedral

Transports aller : Bus Local « Cerro Catedral » (prendre les billets et attendre le bus en centre ville au 480 Calle Moreno) jusqu’à la station de ski Cerro Catedral

Transport retour : en taxi ou avec un service de bus / c’est ce qu’on nous a dit, puisque nous avons marché environ 1h15 depuis jusqu’à l’Avenue Bustillo KM 10,5 pour rentrer en bus, il y en a toutes les 20 minutes en direction du centre.

Trek Bariloche 3 jours from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Autres infos :

Le parc Nahual Huapi est gratuit.

Le refugio Frey possède peu de places et fait payer l’utilisation de la cuisine 20 AR$. En revanche vous pouvez camper gratuitement autour du Refugio Frey (il faut une tente qui résiste au vent)

Le Refugio Jackob (appelé aussi Refugio San Martin) a lui près de 100 places en dortoir (payant – 40 AR$), et propose de nombreux emplacements de camping. Nous avons eu accès à la cuisine gratuitement. Ces deux refuges sont gérés par le Club Andino Bariloche.

Pour préparer au mieux votre trek, passez au bureau du CAB à Bariloche, ils seront de bons conseils et vous donneront les conditions météos.

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Jour 1 : De la Station de Cerro Catedral au Refugio Frey / 700 mètres de dénivelé / 12 km

Une fois n’est pas coutûme, nous partons de la station de Cerro Catedral sous la pluie vers 11 h. Nos sacs sont légers, mais avons quand même nos repas pour 3 jours de trek. Le gros panneau « Frey » que l’on voit depuis l’arrêt de bus (sur le parking de la station Cerro Catedral) nous confirme que nous sommes dans la bonne direction. On empreinte un chemin de terre surplombe le Lago Gutierrez qui doit être magnifique les jours de beau.

Après avoir passé une forêt d’arbres calcinés, nous traversons un pont en bois et arrivons dans la vallée de l’Arroyo Van Titter. Là, nous nous posons pour faire notre pause déjeuner et impressionnons une fois de plus les trekkers avec notre belle salade (Caro gère !).

La montée continue jusqu’à la traversée du ruisseau et le Refugio Piedritas, qui est un campement idéal : abrité par les arbres et avec un refuge basique en complément. Nous ne nous arrêtons pas là. Au bout d’une montée assez longue, nous arrivons sur un magnifique point de vue sur la Diente de Caballo. Impressionnant, mais il faut encore continuer jusqu’au Refugio Frey. La pluie commence à nous tremper et le vent à nous refroidir. Nous arrivons vers 15h30 au refuge et sommes accueillis chaleureusement avec une tasse de thé. On se réchauffe doucement…

Le refuge est rempli de grimpeurs : nous sommes tout près d’une des meilleurs spots de rocher d’Argentine. Ils nous font des démos de noeuds et d’assurance pendant qu’on finit de se réchauffer. On trouve le meilleur endroit possible pour accrocher notre tente : derrière un gros rocher en contrebas du refuge ; le temps est pluvieux et les bourrasques de vent soulèvent des embruns sur la Laguna Tonchek. On se rend compte que nous sommes entourés de militaires argentins venus faire un stage d’escalade. Je sympathise avec Martin, un militaire de Cordoba, pendant que je prépare un magnifique repas chaud à Caro (pâtes bolognaises). Caro a de son côté rencontré une française avec qui elle tape la discute.

On se couche tôt, comme d’habitude quand nous faisons nos treks.

Jour 2 : De Refugio Frey à Refugio Jackob (Refugio San Martin) / 800 mètres de dénivelé (?) / 8,5 km

On ne part pas très tôt ce matin là étant donné que l’étape est plus courte. Je presse quand même Caro pour partir car les conditions climatiques ne sont pas au top : il fait gris et le vent est toujours là, avec des averses de temps en temps. Donc nous partons sur la droite de la Laguna Tonchek avant de commencer à grimper. On atteint assez vite la Laguna Schmoll par un chemin qui grimpe fort sur de grosses pierres. On admire rapidement le cirque de la laguna Shmoll, avec le Cerro Catedral au dessus de nos têtes (2405 m). Je presse encore Caro pour qu’on monte rapido. Là, on grimpe en escaladant de grosses pierres, c’est presque de l’escalade mais on s’en sort très bien avec nos gros sacs. On arrive au sommet sur une sorte de plateau où le vent est super violent et les rafales nous déportent. « Accroche-toi aux rochers et écarte les jambes pour avoir plus d’équilibre », voilà les seuls mots que j’ai trouvé à ce moment là pour qu’on s’en aille rapidement de cet endroit venté à 2200 mètres d’altitude. On croise un vieil anglais rencontré la veille qui ne nous reconnaît pas tellement on est couverts. Puis on arrive à la bifurcation : nous allons sur la gauche direction Refugio Frey. Cet endroit doit vraiment être magnifique par beau temps, avec sur la droite les sommets de la station de ski de Cerro Catedral.

On descend dans un pierrier, c’est très amusant parce qu’on fait un mètre à chaque pas. Puis on arrive dans le lit d’un ruisseau et on atteint la vallée appellée « Cancha de Futbol ». Là, on est presque tous seuls, on croise un jeune anglais, sosie de John Lennon, tout droit sorti d’un film 70s. On le retrouvera le soir même au refugio Jackob, transi de froid (il n’avait qu’une polaire, des baskets et un sac à dos Eatpak rempli d’eau et de pain comme équipement). Après une pause déjeuner à l’abri sous un arbre nous repartons direction le Paso Brecha Negra. L’ascension est facile et une fois en haut on voit l’imposant Refugio Jackob (dont l’ancien nom est le Refugio San Martin). On descend dans un pierrier et c’est là qu’on croise Jésus qui monte en courant. Jésus est un grand sportif, il s’occupe du Refugio Grey l’été, et sera prof de sport dans 1 an. Jésus s’entraine tous les jours. Jésus est tellement fort qu’il a fini 2ème cette année à la course des 4 refuges (il fait en une seule journée ce que nous faisons en 2 jours).

On arrive au Refugio Jackob, on nous accueille une fois de plus avec un thé chaud. Pour fêter le dernier de nos treks en Patagonie, on se permet une nuit au chaud dans le refuge. Nous discutons avec Juan qui est un argentin qui a vécu en France quelques temps. C’est très sympa, nous ne sommes que 7 cette nuit au refuge dont 2 guitaristes fantastiques. Et puis la Laguna Jackob est simplement apaisante.

Jour 3 : Refugio Jackob au lieu dit la « Tambo » / 800 mètres de descente / 13 km

C’est le dernier jour, on profite du beau temps qui se lève enfin. Pas de grosses difficulté aujourd’hui puisqu’on a uniquement de la descente. On descend donc a un très bon rythme le long de l’Arroyo Casa de Piedra. On croise des chevaux, quelques trekkers venus passer la nuit au Refugio Jackob, et les sympathiques argentins Juan et son père. On arrive sur un très bon spot de pique nique, juste après avoir traversé l’arroyo Casa de Piedra. Puis c’est l’arrivée, près du lieu dit « Tambo ». Après un rapide coup d’oeil à la carte, on décide de continuer à pied pendant 1h15 jusqu’à la route principale. J’en ai un peu marre et mes chaussures me font mal : Caro me réconfortera avec un Coca Zéro bien frais.

On chope le premier bus en direction du centre. Là, en rallumant nos portables, on apprend qu’une tragédie a eu lieu au Japon. Nous sommes sains et saufs, et rassuront nos familles : nous n’étions pas au Chili mais dans une des plus belle région des Andes, le « tsunami » ne nous atteindra pas.

PS : Il existe de nombreuse route alternatives derrière la station du Cerro Catdral, ainsi que de nombreux spots de grimpe. Le CAB vend les cartes nécessaires dans son bureau au centre de Bariloche (environ 15 AR$ la carte).

> Toutes nos randos en amérique du sud

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Arrivés à El Chalten pour faire de la randonnée et pour découvrir le majestueux Fitz Roy (gros caillou de 3 400 m de haut) nous faisons le nécessaire et nous nous organisons pour une randonnée de 2 jours avec une nuit dans un camping.
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Selon le Lonely Planet Trekking in the Patagonian Andes, p. 172, le parcours est facile, trop facile, nous décidons donc de mêler 2 treks en un et de faire la « Laguna Torre » le premier jour et « Around de Fitz Roy » le 2ème jour.

Fitz Roy : rando de 2 jours from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Informations sur le trek : Laguna de Torre et Lagunas de los Tres

Durée : 2 jours
Distance : 34,5 km
Dénivelé : pas d’indications précises sauf pour le 2ème jour : 450 m pour aller au pied du Fitz Roy
Difficulté : Facile le premier jour, un peu plus physique le deuxième jour et plus long.
Départ :  El Chalten (centre ville)
Arrivée :  Parking d’El Chalten
Ville :  El Chalten
Transport :  Aucun, départ à pied du centre ville
Autres infos : pas besoin de payer l’entrée du parc national, le passage est toléré pour les randonneurs sur ce chemin.

Jour 1 : De El Chalten au Mirador Maestri

Jour 1 / Partie 1: De El Chalten au Camping Agostini

Ayant pris beaucoup de plaisir dans les randonnées précédentes mais ayant beaucoup appris aussi (comment faire un sac, quoi amener, comment s’équiper…), c’est le sac bien léger que nous partons depuis le centre ville d’ El Chalten, direction la « Laguna Torre ».
En effet, comme nous l’a indiqué le guide (il y a un arrêt obligatoire à la maison d’informations le « centro de visitantes » quand vous arrivez avec n’importe quelle compagnie de bus), le début du sentier est indiqué par un panneau qu’il faudra suivre ainsi qu’un sentier très bien balisé.

Vous ne pourrez pas vous tromper et encore moins vous perdre. Ça c’est vrai que pour se perdre, il faut vraiment être C… . Même le moins montagnard d’entre nous arriverait à bon port !!

Bref, direction « Laguna Torre » : nous suivons donc le beau sentier, en passant des clairières de Lengua aux prairies marécageuses, longeant sur plusieurs kilomètres le Rio Fitz Roy.
Le temps est plutôt agréable et pour une fois les sacs sont légers (nous n’avons pas fait nos fines gueules).
Après 3 heures de marche pour atteindre le camping Agostini (il est prévu 4 heures sur le guide) et sans avoir vu trop de randonneurs pour s’arrêter discuter, nous installons notre tente au bord de la rivière, à l’abris sous des arbres.

Le camping est gratuit, très bien indiqué par un petit panneau, les feux sont naturellement interdits (nous sommes dans un parc national), il y a de la place pour tout le monde et il y a même des toilettes, que nous ne vous recommanderons pas !!

Jour 1 / Partie 2 : Du camping Agostini au Mirador Maestri

Comme nous n’avons marché que 3 heures et que nous en voulons encore plus, nous partons voir le « glacier Grande » et le « Cerro Torre ». Le chemin n’est plus un sentier mais un pierrier avec quelques cairns pour vous repérer. Si vous ratez ces repères, il vous suffit de suivre le bord du lac. Le glacier est certes beaucoup moins impressionnant que le « Perito Moreno » mais on ne s’en lasse pas quand même. Que la nature est belle !! Quelques icebergs se sont détachés du glacier et sont tout près de nous.

Nous nous installons après 40 mn de grimpette au Mirador Maestri (là encore un panneau indique que vous êtes arrivés à bon port ! ).

Tant mieux pour nous, les quelques photographes en herbe restent en bas, du coup il n’y a pas grand monde là haut. On peut le dire, nous sommes les rois du monde, sauf que le temps est couvert et que nous ne pourrons pas voir le sommet du Torre. Nous ne tarderons donc pas à redescendre (comptez 35 mn) prendre un thé chaud avant de passer une nuit qui s’annonce froide et humide !
Après une bonne plâtrée de pâtes à la tomate*, nous nous réfugions au chaud sous les duvets, munis de nos lampes frontales pour lire.

* Dixit Rémi « les pâtes c’est montagnard, c’est chaud, ça tient au corps, c’est bon et ça coûte pas cher !! »Je suis entièrement d’accord avec tout ça, mais je ne serais pas femme de montagnard à manger des pâtes tous les jours de rando…même s’il y a des variantes dans la préparation de ces dernières !!

Jour 2 : Du camping Agostini à El Chalten

Jour 2 / Partie 1 : Du camping Agostin à Lagunas de Hija y Madre

Je vous ai parlé plus haut d’humidité, j’aurai dû vous parler d’un froid glacial oui !! Le réveil sonne à 6h45 (comme tous les 2ème jour de randonnée parce que le parcours est plus long), je sors difficilement de mon duvet, les pieds engourdis en me demandant si mes doigts de pieds sont toujours là. Rigolez vous qui êtes bien au chaud mais j’ai quelques indicateurs objectifs qui vous dirons qu’il a fait bien froid au camping Agostini !! Sortis de nos duvets, nous avons pour 2ème mission de mettre chacun nos lentilles de contact, avant de prendre 2 cafés pour bien démarrer la journée. Ma pupille a dû se demander pourquoi je lui infligeais ça, mes lentilles sont à moitié gelées tout comme le beurre laissé dans la tente pour faire nos tartines !! Un bloc de béton !!
Bref, les doigts de pieds encore engourdis, nous finissons nos sacs et plions la tente avec nos gants !
La température est vraiment basse (je pense qu’elle doit avoisiner les moins 5 degrés). Hey, on n’est pas frileux, mais quand même, ne plaisantez pas avec votre équipement et prévoyez pour tout type de climat.

Nous nous dépêchons de partir et de marcher pour nous réchauffer. Bien couverts, nous voyons que la journée va quand même être belle, le temps est clair et nous partons avec des couleurs magnifiques, tout comme la veille d’ailleurs !
La descente du camping jusqu’au croisement de la route alternative passe vite. ¾ d’heures plus tard (au lieu d’1h), nous passons dans une autre vallée.
Les arbres sont encore gelés (je vous ai bien dit qu’il avait fait super froid!!). Les sommets sont couverts, j’ai bien peur que nous ne puissions voir sa majesté « Fitz Roy » aujourd’hui, tant pis, la balade est quand même superbe. Nous longeons les 2 lacs « Hija et Madre » pendant 2h. Les sentiers sont boisés et nous profitons de la vue sur le lac et les sommets aux alentours (Cerro Torre et Fitz Roy).

Nous décidons de faire une courte pause café à cet endroit. Munis de notre thermos, nous contemplons le sommet Torre que nous n’avions pas pu voir hier.

Jour 2 / Partie 2 : Des lagunas Hija y Madre à Chalten via Laguna Los Tres
Les sommets sont impressionnants !! Nous commençons à rencontrer des touristes qui s’arrêtent et s’agglutinent pour prendre les premières photos du Fitz Roy qui est sous la brume.
Nous devons encore marcher quelques heures avant d’être à ses pieds ! Mystérieux il est, parce que nous nous rendons compte de sa taille même si nous ne le voyions pas encore en entier.
Flûte le vent se lève et le guide nous a bien précisé de ne pas monter s’il y avait trop de vent. Nous décidons quand même de continuer et de voir une fois là haut si nous continuerons. Donc direction « Laguna de los Tres », le sentier devient un peu trop touristique à notre goût, mais nous sommes tous là pour la même chose, peut être avoir la chance de dire «  j’ai vu le Fitz Roy » !! 35 mn plus tard, nous arrivons au camping Poincenot (passage obligé avant d’aller jusqu’au Fitz Roy). Comme par magie, le vent est tombé (tout comme nos gants, bonnets et doudounes). Nous partons donc pour les 1h45 de grimpette (450 mètres de dénivelés). Un dernier effort, ça monte vraiment. Quelques gouttes de sueurs plus tard, le temps est incroyable et le vilain petit nuage qui cachait le Fitz Roy a disparu. Nous arrivons donc tous les uns derrières les autres avec un dernier passage glissant et frigorifiant (munissez vous d’une doudoune, même si le temps est clair, le vent est très frais).

POUAHHHHH ça y est il est là, enfin, nous y sommes !! Émerveillés, excités, nous prenons des photos et décidons de pique niquer à ses pieds. Inoubliable moment qui s’est vite écourté quand Rémi a crié : « Caro dépêche toi, il va y avoir une tempête de neige ». Moi très cool « Oui, bon ben ça va on a déjà mangé sous la neige », seulement là il a raison, le vent s’est à nouveaux levé et le froid nous saisit une fois de plus. Nous redescendons donc vite fait, (tellement vite fait que j’ai fait une petite glissade et suis tombée sur le poignet) finir notre repas près du Rio Blanco. Comptez bien 1h30 pour la descente jusqu’au camping Poincenot.

Après quoi, nous avons regagné El Chalten en 2h30 en suivant le sentier et en longeant un dernier lac « la Laguna Capri ». Nous arrivons de l’autre côté d’El Chalten.
La descente est agréable, vous surplombez le Rio avant d’arriver sur le parking d’El Chalten (si vous partez le premier jour dans ce sens !)

La deuxième journée fût longue (23,5km), fatigante sur la fin mais tellement incroyable !!
Nous garderons des images inoubliables de cette randonnée et de ce colossal sommet !!

Qui a dit qu’on ne voyait quasiment jamais le Fitz Roy ?? C’est pas nous 🙂
En tout cas, cette randonnée est recommandée à tous les amoureux de la nature et du froid, mais ne vous attendez pas à voir de huemuls (sorte de petit cerf) et de pumas, nous n’avons vu qu’un lapin, un pie vert et un condor !!

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Voici notre premier article sur nos randonnées en amérique du sud, qui pimentent notre voyage et qui nous mène hors des sentiers battus. Bonne lecture !

Après un voyage épique jusqu’à Ushuaia, avec 4 passages de frontière, la traversée du canal de Beagle en barque, des attentes interminables aux postes frontières chiliens et argentins, et 21 heures de bus, nous nous sommes installés au camping del Andino à Ushuaia. Après 2 jours de récupération et d’acclimatation, nous voilà fin prêts.

Informations sur le trek Paso de la Oveja :

Durée : 2 jours
Distance : 31,5 km
Difficulté : Facile le premier jour, plus physique le deuxième jour.
Départ : Turbera Valle Andorra
Arrivée : Antiguo Autodromo Ushuaia
Ville la plus proche : Ushuaia
Transport : Aller Taxi (35 AR$) + Retour bus (2,20 AR$)
Autres infos : pas besoin de payer l’entrée du parc national Tierra del Fuego, le passage est toléré pour les randonneurs sur ce chemin.

Ushuaia Paso de la Oveja from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Jour 1 : De la Turbera Valle Andorra à la Laguna del Caminante

Jour 1 / Partie 1 : vallée de la Andorra

Une fois la tente pliée et le sac à dos bouclé avec la nourriture pour nos 2 jours de rando, nous partons en taxi direction la tourbière de la Vallée Andorra (Turbera Valle Andorra) sous un temps pluvieux. Après 25 minutes de route dont une bonne partie sur la piste, le taxi très sympathique nous indique le chemin à suivre : il faut juste passer la clôture. Nous voilà sur un chemin humide et boueux dans la forêt. Pas de difficulté particulière, le chemin est plat et il suffit de suivre les piquets jaunes.
Après des passages sur des rondins, on découvre des chevaux (que Caro ne peut pas s’empêcher de prendre en photo) et le temps se découvre : on commence à apercevoir les sommets enneigés du Cordon Vinciguerra : oui il y a bien des glaciers alors que les sommets les plus élevés sont à 1400 mètres d’altitude.

On traverse plusieurs fois l’Arroyo Grande (un ruisseau pas si grand que ça !) et c’est la pause pique nique après 2h30 de marche. Il ne fait pas chaud à l’ombre et c’est très humide ici.

Jour 1 / Partie 2 : montée le long des cascades de l’Arroyo del Caminante

On continue à marcher au fond de la vallée, puis cela monte enfin : on entend les cascades de l’Arroyo del Caminante au loin : ça grimpe ! On retraverse à nouveau le ruisseau et je laisse Caro faire le singe sur des rondins pour traverser : je me dit que je vais prendre un chemin plus direct en mettant un pied dans l’eau (je ne crains rien avec mes chaussures en Gore Tex !) et là, perte d’équilibre, le poids du sac m’emporte en arrière, et me voilà à moitié dans le ruisseau, un pied trempé. Caro s’est bien marré et moi j’ai eu le pied gauche trempé pendant le reste de la rando…
Paso-de-la-oveja-trek-panneau-laguna-caminante

Après une grosse heure de grimpe le long du ruisseau, on arrive à la bifurcation Lago del Caminante à droite / Paso de la Oveja à Gauche. Une demi heure plus tard on installe notre bivouac au bord de la Laguna del Caminante avec une superbe vue sur les pics alentours. On fait sécher les affaires (surtout moi) avec les derniers rayons de soleil de la journée. Un petit tour pour essayer de surprendre le castor qui est supposé habiter là mais on ne verra rien.
On se réfugie sous la tente pour dîner – extinction des feux à 21h (!).
Laguna-del-caminante-vue-de-haut

Jour 2 : De la Turbera Valle Andorra à la Laguna del Caminante

Jour 2 / Partie 1 : Ascencion du col du Paso de la Oveja

Après une nuit ponctuée de réveils à cause du froid (le thermomètre a dû flirter avec les 0 °C, mais pas de gel ! ) nous prenons notre café froid (en fait le thermos n’était pas bien fermé, on s’en est rendu compte un peu trop tard), et nous partons un peu embrumés.
Le temps de regagner la bifurcation Lago del Caminante / Paso de la Oveja de la veille pour commencer l’ascension vers le col. Après un passage dans les mousses, et plusieurs traversées du même ruisseau, nous atteignons un pierrier, où il suffit de suivre les bâtons jaunes et les cairns.

On se retourne une dernière fois sur la valle de Andorra avant de basculer dans l’autre vallée.
Peu ou pas de difficultés dans la montée, même si c’est plus physique que la veille.
Puis à quelques mètres du col, le vent commence à souffler et nous nous emmitoufflons dans nos vestes. Paysage lunaire en haut du col et pas un brin de verdure à l’horizon. Une fois le col passé, on reste sur la gauche afin de suivre les cairns et les bâtons jaunes qui sont moins visibles.

Cairn-en-haut-du-paso-de-la-oveja

Jour 2 / Partie 2 : Descente de la vallé Cañadon de la Oveja.
Le col passé, on a une vue plongeante sur le Cañadon de la Oveja avec le Canal de Beagle en ligne de mire ! Magnifique ! Sur la droite de la vallée, on voit une énorme cascade qui vient d’un nevet plus haut. Du vert, du noir, du blanc ! On en prend plein la vue !
Panneau-tierra-del-fuego-paso-de-la-oveja

On poursuit la descente sur un chemin en dévert pendant 1h à 1h30 puis après quelques lacets, on replonge dans la forêt.
Après un pique-nique et une demi-heure de marche dans les lengas, on se retrouve face à une forêt où il n’y a plus un seul arbre qui tient debout. Le passage est difficile et on doit escalader les troncs ou contourner les arbres déracinés. Pas de danger particulier même si Caro fait une petite glissade sur un tronc mouillé et que je fais un petit trou à ma veste (que j’ai réparé depuis grâce à mon kit – coûture !). C’est plus long qu’on le pensait et cela nous fait perdre un peu de temps, mais au final, c’est assez amusant !
Arbres-deracinés-paso-de-la-oveja

Puis la forêt se termine et on arrive dans une prairie verdoyante. On suit le chemin pendant une grosse demi-heure mais on se perd, arrivés devant une clôture. Il faut longer les barbelets pour trouver un passage dans la clotûre et passer sous les barbelets au dessus de l’ancien circuit de voiture. De gros camions passent sur la piste en direction d’une carrière voisine. Après un quart d’heure sur la piste on se retrouve sur la RN3, la route qui mène au parc national Tierra del Fuego.

Retour vers Ushuaia

Là on a arrêté un des bus des lignes régulières d’Ushuaia qui nous a amené jusqu » au centre ville (en faisant un millier de détours). Un peu fatigués mais contents de notre premier trek, on retourne au camping. On s’offre un repas chaud et une bouteille de Malbec Alma de los Andes 2008 !

PS : Merci à G, Gitus et Yannick de nous avoir indiqué ce trek qu’ils ont fait il y a quelques années, on s’est régalés.

Cartes / Topo :
Carte Trekking map / mapa de caminatas Ushuaia, Parque Nacional del Fuego, éditée par Chalten Outdoor. 1 – 65 000
Topo (utile mais pas indispensable) en anglais dans le Lonely Planet « Trekking in Patagonian Andes »

Matériel :
Il ne faut pas prendre la partie équipement à la légère : il fait vraiment froid et humide à Ushuaia même l’été : vous aurez besoin de vraies chaussures de rando de collants, t-shirt chaud (idéalement un t-shirt respirant et chaud type Odlo) / une bonne polaire. N’oubliez pas de prendre des vêtement de rechange, ça peut servir surtout si vous tombez dans un ruisseau 😉

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Après 1400 km de route depuis Buenos Aires, nous sommes arrivés dans la région de Chubut à Puerto Madryn vers 9h du matin. Nous ne nous sommes pas sentis de faire le trajet d’un coup (une étape à Bahia Blanca s’est imposée mais je ne vous la conseille pas il n’y a vraiment rien à faire).

Nous sommes donc arrivés au terminal omnibus sous la poussière avec une température avoisinant les 27 degrés déjà.
Puerto Madryn est une ville baignée par les eaux du Golf Nuevo qui est assaillie par les touristes l’été. C’est une ville balnéaire et c’est aussi la capitale de la plongée.

Nous étions ravis de savoir que nous étions arrivés à bon port et proches de découvrir la Péninsule Valdès avant tout. C’est une réserve naturelle qui abrite les colonies de lions de mer, les manchots de Magellan…. bref la nature !!

Donc nous voilà avec nos sacs à dos bien chargés en direction de la ville pour prendre un bus qui nous conduira au camping (que nous avions réservé pour 3 jours).
Tout euphoriques, nous montons la tente en 2/2 bien que ce ne soit pas la tente 2s’ Quechua !! Nous déplions les duvets qui sentent le neuf et nous décidons d’aller nous balader pour découvrir les alentours. Le camping (camping ACA) est calme et a l’air agréable, nos voisins de jeunes argentins nous interrogent sur le pourquoi de notre venue.

Jour 1 :
Nous arpentons les avenues (interminables) avec Rémi et décidons de louer des vélos pour partir découvrir les environs le lendemain matin.
Après plusieurs tentatives (les magasins sont fermés entre 15 et 18h souvent) nous décidons de rentrer au camping, (mine de rien bien claqués), sans oublier une halte au supermarché pour prévoir le petit déjeuner et notre repas du soir !!
Entre temps, le vent s’est levé au camping, un mini cyclone se prépare, ils nous est donc impossible de manger à l’extérieur et de profiter des tables et des bancs qui sont en face de notre tente.
Notre modeste habitation devient très vite, un bar, salon, salle à manger et chambre. Bref, nous avons bien inauguré la tente dès le 1er soir !

Puerto Madryn Jour 1 from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Jour 2:
Après une bonne nuit de sommeil, nous retournons à notre boutique de location de vélo, un peu chers, mais les VTT sont nickels et fournis avec un sac à dos dans lequel il y a tout le nécessaire pour gonfler, réparer et changer les pneus au cas où. Le loueur nous demande où nous comptons aller et nous conseille très gentiment de mettre de la crème solaire et d’acheter de l’eau.
En effet, nous avons l’intention de faire 36 km aller-retour sous le soleil pour aller voir une colonie de lions de mer et de cormorans à Punta Loma.
Pour s’y rendre, la route est gravillonnée et sableuse, à chaque fois qu’une voiture nous double, c’est un bon bol de poussière que nous respirons. Je comprends mieux les recommandations du loueur, il n’y a pas un coin d’ombre à l’horizon et pas un « boui boui » pour trouver de l’eau fraîche.
Une fois arrivés à 15 mètres des lions de mer (une barrière nous empêche de nous approcher trop près), nous sommes comme des gamins !! Ouahh c’est impressionnant comme bête, c’est énorme en fait. On a de la chance, c’est la saison des bébés, par contre ça piaille dans tous les sens !!
Le retour se fait tranquillement, longeant la côte et ses eaux turquoises. Nous nous arrêtons observer un navire échoué avant de rendre les vélos et de savourer une bonne bière fraîche !
Très contents de cette journée, nous avons hâte de découvrir le reste le lendemain.

Jour 3 :
Le réveil sonne tôt ce matin car nous avons loué une voiture hier soir, pour nous rendre à la Péninsula Valdès. Inscrite au patrimoine de l’humanité par l’Unesco, cette réserve est l’une des plus belles d’Amérique du Sud. Elle abrite une variété exceptionnelle d’animaux (guanacos, lions et éléphants de mer, Manchots de Magellan…).
Installés confortablement dans notre Volkswagen Gol, et après avoir payé l’entrée du parc, nous nous arrêtons au centre d’informations. Pas de difficultés jusque là sauf qu’il faut être très vigilant pour ne pas se payer les crevasses sur la route. Je conduis Rémi jusqu’à Puerto Piramidès (super spot pour les plongeurs et pour les locaux qui profitent des plages).

Peninsula Valdes from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Me voilà rapidement prise de panique quand je découvre que la route bétonnée se transforme en dune de sable et que je ne gère plus du tout le véhicule. Les jambes coupées (ouais rigolez !!), je passe le volant à Rémi qui lui est tout à fait apte à faire une étape du Paris-Dakar.
Décontractée je profite quand même du paysage. Nous découvrons la 1ère colonie de lions de mer (nous sommes encore plus près que celle que nous avons vue la veille) et des cormorans noirs nichés sur les rochers.
Nous continuons sur les pistes (enfin Rémi) émerveillés par le paysage désertique. Nous découvrons ce que sont les guanacos, (sorte de lamas coupés avec des biches).
Nous arrivons après 50 km de pistes à Punta Cantor. La partie Est de la Péninsule abrite des « pinguinos » qui sont en fait des manchots. Nous arrivons à surprendre ceux qui se cachent dans leurs terriers. Ils sont au moins une centaine à se dorer la pilule au soleil et à profiter des eaux transparentes. La chance !! Les colonies de lions et d’éléphants de mer ne manquent pas.
Pause pique nique face à la mer mais dans la voiture (pas d’aire de pique nique pour éviter les déchets), et nous filons à 70 km au Nord de la Péninsule. Après 2 h de piste, nous ne tardons pas à rejoindre l’entrée du parc. Il aurait été bon de dormir au parc dans une estancia et d’admirer le coucher du soleil mais bon on n’est pas des « Américains !! ».
Nous rentrons (je reprends le volant dès que le bitume apparaît) jusqu’au camping. Nous rendons la voiture heureux de cette journée.
Tellement nous apprécions la ville et les environs, nous réservons une nuit supplémentaire au camping.

Jour 4 :
Nous avons pour mission aujourd’hui de prendre nos billets pour Ushuaia (enfin Puerto San Julian qui est à 12 h d’ici). Ce matin, nous découvrons nos nouveaux voisins Argentins. Une tasse de maté nous est proposée et la discussion commence. Nous nous asseyons à leurs côtés pour ne repartir que 3 heures plus tard, après avoir pris pas mal d’informations pour le reste du voyage !! Ils sont des environs de Rio Gallegos et nous proposent de faire une escale chez eux quand nous y serons.

Les billets achetés, nous profitons quand même de la plage avant de nous rendre au restaurant (un des plus vieux de la ville et spécialisé dans le poisson) pour fêter mon anniversaire puisque le lendemain, nous serons dans le bus.
Très bon moment au restaurant, nous rentrons sous un ciel étoilé !

Jour 5 :
La famille d’Adrian, (nos voisins de camping) n’a pas oublié mon anniversaire et me le souhaite en nous proposant une fois encore du maté et un repas (que nous refusons car un peu gênés, tout de même).
Nous plions tente et affaires et partons vers le parc situé en centre ville pour un dernier pique-nique avant le départ du bus.
Rémi me fait la surprise de m’offrir mon cadeau (je pensais que c’était le repas au restaurant et la bonne bouteille de vin blanc «Terrazas de los Andes,  réserva Chardonnay 2009, Mendoza), ben non.
Me voilà munie d’une montre flashy « Swatch ». Faut dire que je lui demandais un peu l’heure 10 fois par jour.
Allez, direction la gare routière, dernier petit coup d’internet pour voir vos gentils messages et le bus arrive.

Enchantés de nos 5 jours à Puerto Madryn c’est une destination que je vous recommande en descendant dans le sud de la Patagonie Australe !

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