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Ce week-end, nous nous rendons en Bolivie, où nous avons passé un peu plus de 2 mois pendant notre périple.

Si il y a quelque chose de si particulier en Bolivie, c’est grâce aux gens. Une grande partie de la population vit encore selon les traditions andines, et porte des habits colorés.

Un festival de couleur en ce week end glacial, ça fait toujours du bien.

Aprovechalo !

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La saltena est un peu la cousine germaine de l’empananda. Ce sont des petits chaussons de pâte feuilletée et fourrée à la viande, aux pommes de terre que l’on mange en Bolivie. Les saltenas sont généralement plus sucrées que les empanadas. On y trouve un petit goût oriental car il y a souvent beaucoup d’épices (ce qui ne veut pas dire piquant ou fort !), des olives et des raisins. Une empanada (qui existent dans toute l’Amérique Latine ont leurs plis sur un coté alors que les saltenas ont les plis sur le dessus du chausson.

Elles peuvent se décliner à la viande de boeuf, au poulet, au jambon fromage avec toujours un petit goût sucré-salé !

Pour 50 petites saltenas
Temps de préparation : 1nuit pour reposer sinon 45mn
Temps de cuisson : 15mn
Ingrédients pour les saltenas :
– Huile
– Piment moulu
– Cumin moulu
– Origan
– 1 gros oignon blanc
– 1 petit oignon nouveau
– 200g de viande hachée
– 2 pommes de terre
– 50 g de petits pois
– 50 olives noires
– 2 oeufs
– feuilles de gélatine
– Sucre
– Vinaigre
– persil plat
– Sel &poivre

Préparation du fourrage des saltenas :
– 1½ tasse d’huile pour faire frire les ingrédients – 1 tasse de piment moulu dans de l’eau
– ½ cuillère de cumin moulu
– ½ cuillère de poivre
– ½ cuillère d’origan
– 1½ cuillère de sel
– 2 tasses d’oignons blancs hâchés en petits cubes
– 1½ tasses d’oignons verts hâchés en petits cubes
– 1½ tasse de viande de boeuf hachée
– 1 tasse patates cuites en petits dés
– ½ tasse de petits pois cuits
– ¼ tasse de sucre
– ½ cuillerée de vinaigre
– ½ tasse de persil haché
– 2 cuillère de gélatine sans saveur diluée dans 3 tasses d’eau
– 1 olive noire par salteña
– 1 tranche d’oeuf dur par salteña

1/ Faire frire à feu fort l’huile et le piment. Ajouter le cumin, le poivre, le sel, l’origan. Faire cuire 10 min à feu lent, sans cesser de mélanger. Ajouter l’oignon blanc, laisser cuire 5 min de plus. Finalement ajouter l’oignon vert.

2/ Sortir la casserole du feu, ajouter le sucre, vinaigre, persil, patates, petits pois.

3/ Mettre les 3 tasses de gélatine dans une autre casserole. Faire bouillir et ajouter la viande en morceaux. Mélanger rapidement et sortir du feu.
Mélanger la 1ère préparation avec la gélatine et la viande.

4/ Laisser refroidir au frigo une nuit ou jusqu’à ce que le mélange fige. On peut ajouter les olives et l’oeuf avant que ça ne fige ou bien sur la pâte au dernier moment.

Ingrédients pour la pâte des saltenas :

– 12 tasses de farine
– 1½ tasse d’huile bouillante
– 6 oeufs entiers
– ½ tasse de sucre
– 3 petites cuillères de sel
– 2 ¼ tasses d’eau tiède (plus ou moins)

Préparation de la pâte :

1/ Mélanger la farine et l’huile bouillante, rapidement avec une cuillère de bois.Laisser refroidir quelques minutes et ajouter les oeufs, le sucre et l’eau tiède avec le sel.

2/ Pétrir la pâte pour obtenir une pâte plutôt sèche. Laisser reposer la pâte couverte pendant 10 minutes.

3/ Diviser la pâte en 50 boules et les aplatir, jusqu’à obtenir des ronds de 1/2 cm d’épaisseur et 14cm de diamètre environ.

4/ Sur ce rond, poser une cuillerée du mélange figé (éventuellement avec les olives et l’oeuf).

5/ Humidifier les bords de la pâte et les fermer parfaitement avec un bourrelet de pâte sur le dessus.

6/ Mettre les salteñas sur une plaque farinée sans qu’elles se touchent.

7/ Enfourner à 300 degrés entre 7 et 10 minutes & servir chaud.

ps : Ici à Sucre en Bolivie, on trouve le plus souvent un oeuf de caille à l’intérieur.

rps : Accompagner vos chaussons avec une petite salade de tomates !

rrps : les meilleurs saltenas de Sucre sont chez « Paso de los Abuelos  » !

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Lors de notre arrivée à Sucre, tout début novembre, nous avons assisté à un moment fort du calendrier en Bolivie : Todos Santos, qui correspond à la Toussaint chez nous.

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C’est un fête bien différente de notre 1 er Novembre, puisqu’il s’agit d’un mélange entre la tradition andine et la tradition chrétienne importée par les espagnols. Cette fête commence très exactement le 1er Novembre à midi, quand les âmes des morts rendent visite aux vivants pour partager avec eux un bon repas. Dans la tradition pré-colombienne, quand une personne meurt, son âme se réunit avec l’Urku Pacha, le monde d’en-bas. Dans ce monde inversé, les âmes vivent leur vie à l’envers, et la mort est le commencement. Chaque année, les âmes refont surface pendant 24 heures pour s’assurer que leur bon souvenir est cultivé.

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Aujourd’hui, cette fête est encore très présente en Bolivie et nous avons pu y assister, sans toutefois être convié à la fête qui est réservée aux proches. Concrètement, les familles réunissent dans la pièce principale les objets qui symbolisent le mort : maillot de foot, bière préférée, groupe préféré, et bien entendu de la nourriture (selon les moyens de la famille) : fruits secs, galettes, bombons, feuilles de coca, chicha (bière au maïs) et les fameux t’Antawawas, qui sont des pains secs en forme d’enfants.

La famille reçoit le soir du 1er Novembre les proches du défunt et tous partagent un repas. C’est l’occasion aussi de faire de la musique : nous avons pu assister à un concert de rock de 2 h dans notre hostel… ! La fête se poursuit jusqu’au lendemain midi, heure à laquelle le mort regagne le monde souterrain.

Si vous avez la chance d’être invités ce jour-là dans une famille bolivienne, ne manquez surtout pas cette occasion !

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Bonjour, on s’appelle Magdalena, José Paco, Noémi, Marco, Dora et Victor Manuel pour les plus grands et Maria Luz, Paz, Sebastian, Israel, Mijael et Soledad pour les plus petits.

On va vous raconter ce qui nous est arrivés entre le 2 et le 18 Novembre. Nous étions chez nous, c’est-à-dire à l’orphelinat « Tata Juan de Dios », quand nous avons vu arriver 2 touristes (une fille et un garçon) dans notre salle de jeux.

Il faut qu’on vous explique un peu, nous habitons ici car pour certains, nous n’avons pas de parents, avons été abandonné ou alors nous avons encore de la famille mais nous ne pouvons pas habiter avec elle donc on a des visites. On sait aussi que certains peuvent être adoptés, mais on préfère pas trop y penser ni en parler entre nous sinon ça nous rend tristes.
Bon c’est pas la première fois qu’on voit des touristes à l’orphelinat, beaucoup viennent nous voir mais peu restent pour jouer avec nous.

Nous avons entendu la sœur Clementina recevoir les Français (on les reconnaît grâce à leur accent), elle leur a présenté l’orphelinat et Estrella, une des jeunes filles qui travaille ici et qui s’occupe de nous. Estrella leur a dit qu’elles avaient besoin d’aide les après-midi de 14h30 à 18h et que s’ils voulaient se joindre à nous ça serait avec plaisir !

José Paco : « Je comprends vite parce que je suis le plus grand et le plus habitué que ces touristes ont envie de s’occuper de nous pendant 3 semaines ». « J’espère juste qu’ils sont gentils ».

Dora : « Moi je suis sûre qu’ils sont gentils sinon ils ne viendraient pas pour jouer avec nous ! ». « C’est chouette, on va pouvoir faire plein de nouvelles choses ».

Noémi : « Ouah, la fille elle est jolie, elle a pleins de bracelets qui brillent et elle sourit tout le temps, je suis sûre qu’on va bien s’amuser ! ».

Marco : « Vous avez peut-être raison les filles, mais moi suis content parce que pour une fois il y a un garçon, on va pouvoir jouer aux voitures. Souvent quand il y a des garçons qui viennent s’occuper des enfants comme nous, ils partent avec les plus grands en bas, c’est pas juste ».

Sages comme des images, nous décidons d’aller les accueillir et de les emmener vers nos jouets pour voir ce qu’ils savent faire avec. Nous n’en manquons pas entre les grosses voitures, les motos, les chevaux et puis les jeux de construction, nous avons de quoi les occuper toute l’après-midi.

Noémi : « Et voilà, la nouvelle bénévole part déjà faire des risettes aux tous petits. De toute façon c’est toujours comme ça, les volontaires passent plus de temps avec les bébés ! ».

Dora : « Regarde Noémi, elle à l’air d’aimer les bébés en tout cas, elle les porte bien et semble très à l’aise ». « Je suis sûre qu’elle viendra jouer plus tard avec nous ».

Sebastian (7 mois) : « Je sens que cette bénévole va encore craquer pour moi, je sais que je suis le plus beau des bébés ici ». « Pas loupé, en 3 semaines, elle m’a quand même fait 200 bisous, changé 10 fois, et a beaucoup joué avec moi, à m’assoir mais j’y arrive pas très bien encore ! ».

Mijael (10 mois) : « Moi elle m’a beaucoup aidé pour que je marche tout seul, mais c’est dur, je crois qu’elle aurait bien aimer me voir marcher avant de partir mais je n’y suis pas arrivé ».

Bref, on les a vite « adoptés » et eux aussi d’ailleurs, on a bien vu qu’ils étaient contents de venir nous voir tous les après-midi. En fait on a d’abord cru qu’ils viendraient juste une semaine et puis qu’ils partiraient et bien non, eux sont restés et tant mieux parce qu’ils étaient bien sympas.

Noémi : « Oui enfin gentils et sympas, pas tous le temps, moi elle m’a donné des tapes sur la main et ça m’a fait pleurer ! »

Dora : « Oui mais fallait pas me tirer les cheveux et puis d’abord elle t’a pas tapé fort ».

José Paco, Manuel, Marco….: « Nous c’est pareil, le garçon nous a fâché, mis des tapes sur les mains et mis au coin ».

José Paco : « Moi je faisais semblant de pleurer pour qu’il me fasse des câlins après, mais ça ne marchait pas toujours ».

Marco : « Moi aussi je me roulais même par terre en faisant mes crises, mais ça ne marchait pas non plus ». « Je crois qu’en fait, il a raison de nous punir si on n’est pas sages, je crois qu’ils ont l’habitude des enfants ».

Noémi, Manuel, Marco…. : « Ce qu’on a le plus aimé faire avec le garçon c’est quand il nous lancé en l’air, ça nous a bien fait rigoler ».

Dora : « Moi ça m’a pas du tout fait rigoler, j’ai eu peur, c’était trop haut ! ».

Noémi : « T’es qu’un bébé Dora, c’était même pas haut. Il y a juste une fois ou il a failli me cogner la tête au plafond en voulant me faire voler ». « J’ai bien vu que son amoureuse lui avait fait des gros yeux et lui a dit de faire attention, qu’on n’était pas des marionnettes ».

On a adoré aussi faire de la voiture avec lui et lire des livres et jouer au ballon. C’était chouette.
Entre le goûter, les jeux et bien il faut nous changer, nous sommes trop petits pour le faire tous seuls. On commence juste pour certain à aller sur le pot. On sait qu’en France, tous les enfants portent des couches mais ici, ce sont des couches en tissu sauf pour les tous petits. Donc au début Estrella montre à chaque bénévole comment s’y prendre.
La fille avait l’air plus dégourdie que le garçon mais il s’y est vite mis et ensuite se débrouillait comme un chef. Même les salariés de l’orphelinat l’on félicité !

Israël :  » Le plus drôle c’est la première fois qu’il nous a donné à manger « .  » J’avoue c’est un peu la panique à bord, parce que tous les bébés pleurent en même temps, du coup les plus grands font la même chose, jusqu’à ce que les assiettes et les biberons arrivent. Souvent on attend chacun notre tour parce qu’il n’y a pas assez de monde pour nous donner à manger  « .
Les enfants qui ont leurs parents n’attendent pas eux.
 » Il m’en a mis partout la première fois même s’il s’appliquait du mieux qu’il pouvait, mais c’est dur parce que pour moi, c’est mes débuts aussi avec la cuillère ! « .

Après avoir mangé, ils nous changent, tous les enfants sont d’accord avec moi pour dire que c’est un moment privilégié, on a les bénévoles un peu pour nous tout seul, ils nous font souvent des câlins, des chatouilles sur le ventre et ça nous fait rire !
Ensuite on va tous au lit, les plus grands d’un côté et les plus petits de l’autre mais on est tous dans la même pièce. Les plus petits prennent un dernier biberon au lit et après c’est la nuit. Une nouvelle gardienne arrive et remplace Estrella. Nous on en profite souvent à ce moment pour se lever et dire bonne nuit à nos copains.

Voilà ça a duré 3 semaines, ils sont venus tous les jours avec leur bonne humeur et même que le dernier jour, ils nous ont offert des cadeaux. C’était chouette qu’ils viennent nous voir et passer un peu de temps avec nous. On est triste parce qu’on sait qu’on ne les reverra plus mais on a l’habitude. Malheureusement c’est toujours comme ça. Je pense que eux aussi sont partis en étant un peu triste, ils ne nous l’on pas trop montré mais ça se voyait.
On est mignon quand même.

Alors si vous avez un peu de temps à passer à Sucre, on veut bien que vous veniez vous amuser avec nous, on sera sage promis !
Les enfants de l’orphelinat

Mail & contact :
Hermana Clementina Izaguirre : orializi@yahoo.es
Orphelinat Hogar Tata Juan de Dios : (09514) 64 55 940

ps : Mille merci Simon pour le film et pour les photos ! Merci pour eux.
Si vous voulez suivre Simon, c’est par ici : Shooting the world !!

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La cuisine bolivienne comporte de nombreux plats à base de céréales, patates et piments. Celle que j’ai choisi de vous présenter est un classique de la cuisine bolivienne.
Le « Sajita de pollo » ou aussi appelé « Picante de pollo » le plus souvent est un plat que l’on retrouve souvent dans les « menus del dia ». C’est en fait un poulet à base de sauce épicée et servi bien entendu avec des pommes de terre et/ ou du riz.
Le « Picante » peut se décliner aussi à la viande et au poisson !

Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 45 minutes à 1 heure

Ingrédients pour 4 personnes:
– 1 poulet découpé en moreaux ou 4 escalopes ou blanc de poulet
– 2 oignons
– 2 gousses d’ail
– 2 carottes
– 4 tomates
– 250 g de petits pois
– Une poignée de pois chiche réhydratés
– 4 cuillères à café d’Aji dilué dans l’eau (ou piment moulu)
– Persil plat
– 1 carotte râpée
– Des pommes de terre sechées (Chuño)
– De la crème de cacahuètes
– riz
– sel

Préparation du poulet:

1/Faire cuire le poulet dans un bouillon. Pour cela, remplir d’eau une cocotte. Y mettre le poulet découpé, une gousse d’ail, un oignon coupé en deux, les pois chiches ainsi que les carottes coupées en bâtonnets. Saler. Laisser cuire entre entre 20 et 25 minutes. Si vous choisissez l’option escalopes ou blancs de poulet, couper les en morceaux et faites les cuire moins longtemps dans le bouillon (15 minutes).

2/Sortir le poulet du bouillon et réserver 2 louches du bouillon de cuisson.

3/Dans une cocotte, faire revenir la gousse d’ail restante hachée ainsi que l’oignon ciselé. Saler. Laver les tomates, les peler, les épépiner et les couper en petits dés. Faire chauffer revenir tout ça.

Préparation de l’aji :

Diluer l’aji (poudre de piment) dans l’eau dans un ramequin de manière à obtenir une pâte épaisse. Bien remuer. Ajouter la pâte d’aji à l’ail et l’oignon, ainsi que le persil finement haché. Laisser revenir 10 min à feu moyen.

Pour finir :
4/ Ajouter le poulet ainsi que le bouillon mis de côté.

5/ Couvrir et laisser mijoter à feu moyen pendant 20 minutes (en remuant de temps en temps)

6/ Incorporer les petits pois en fin de cuisson. S’ils sont déjà cuits, les mettre au dernier moment sinon, 15 minutes avant la fin de la cuisson.

Préparation du riz:

Faire revenir dans une casserole le riz dans un peu d’huile. Recouvrir d’eau (3 volumes d’eau pour 2 volumes de riz). Couvrir et laisser cuire à feu doux pendant 10 minutes.

Préparation des pommes de terre:

Pomme de terre rissolées ou cuites à l’eau.

Préparation des « chuño » avec crème de cacahuètes:

Pour préparer des chuño, il faut peler et laver quelques pommes de terres (de préférence des pommes de terre nouvelle), les couper en morceaux et les mettre au congélateur (crues) pendant 2 jours. On peut alors les utiliser tel quel pour le picante de pollo.
Ajouter la crème de cacahuète selon votre goût !

Buen provecho !!

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Après le Trek de Santa Cruz, nous avons entammé un des plus longs voyage (en bus bien sûr ! ) de tout notre trip : direction Lima (10h), puis Arequipa (18h). Quelques heures de repos bien mérités à Arequipa, nous sommes partis pour La Paz (12h), et avons poursuivi sur Rurrenabaque (17h). Bref, 57 heures de bus en 7 jours.

Rurrenabaque est le point de départ pour les excursions dans la selva (forêt) et la pampa en Bolivie. Nous choisissons la pampa car c’est là qu’on peut voir le plus d’animaux, et nous allons être servis.

Départ à 9 h de Rurre : 3 heures de 4×4 nous attendent ainsi que 2 bonnes heures de barque. Nous nous installons dans l’ecolodge sur pilotis en fin de journée. Ici il n’y a que le bruit des singes et des oiseaux. On est au coeur de la pampa.

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Nous enchainons le lendemain matin pour aller à la chasse à l’anaconda : après une bonne heure de recherche infructueuse, les guides nous emmènent dans d’autres endroits, mais sans succès. Nous apercevrons quand même un mini-serpent… piètre récompense de nos 3 heures de marche !

De retour à l’ecolodge, nous profitons de la bonne nourriture servie et avons un pause jusqu’à 15 heures. Puis nous partons pour la pêche aux piranhas. On met un bout de viande crue au bout de l’hameçon et paf ça mort ! Incroyable ! Par contre il n’ a pas été facile d’en attraper : ces piranhas sont malins et ils vous chipent le bout de viande très facilement. Résultat de la pêche une « sardina » et une dizaine de piranhas. Nous passons faire un volley et boire un coup dans un endroit tout prêt du spot de pêche, et nous rentrons. Mais là, problème : le moteur rend l’âme. Heureusement le courant nous conduit dans le silence total jusqu’à l’ecolodge. La cuisinière nous préparera même nos piranhas, la chair est bonne même si il n’y a pas grand chose à manger sur ces petits poissons carnivores.

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Le lendemain réveil à 5 heures du matin pour aller voir le lever du soleil sur la pampa: magnifique endroit mais nous avons oublié notre appareil photo… car nous nous sommes réveillés un peu dans la précipitation. Sur le chemin du retour Caro tente d’apprivoiser un aligator et parvient même à en carresser un… Nous repartons un peu plus tard pour aller nous baigner avec les dauphins rose (d’eau douce). On se baigne dans une zone où il y a aussi des aligators… mais il n’y a aucun danger (voir la fin de la vidéo), paraît-il !

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Nous rentrons vers onze heures nous restaurer et nous repartons dans notre barque, chargée de nos sacs. Là, autre problème, le moteur ne peut pas accélérer. Nous rentrons donc à faible allure jusqu’au port en 3 heures au lieu de 2. Là, on reprend le 4×4 direction Rurrenabaque. Au bout d’une trentaine de kilomètres, un 4×4 d’une autre agence touristique est arrêtée sur le bord : panne moteur. Donc nous nous sommes entassés dans notre Land Cruiser pour le ramener au prochain village d’où ils ont pris un taxi.
Nous arrivons à Rurre, prenons une bonne douche et rejoignons nos amis du groupe pour un bon début de soirée. Mais nous devons enchaîner sur une nuit de bus : direction Trinidad !

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Nous vous conseillons d’ailleurs l’agence Fluvial Tours à Rurrenabaque. La prestation vaut entre 80 et 90 € pour 3 jours, tout compris. Tout est très professionnel ( sauf imprévus !) !

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C’est quoi ce mot ? Les « Anticuchos » sont des brochettes de cœur de bœuf marinés. C’est une spécialité péruvienne que l’on retrouve également en Bolivie. Ce plat est servi généralement dans les marchés ou dans la rue.

Cette recette s’adresse aux personnes comme moi, qui aimons les abats, mais pour ceux qui n’ont jamais goûté c’est comme : manger des brochettes de viande de boeuf tout simplement !!
Une fois cet a priori dépassé, je pense que ça peut devenir une des brochettes star de nos barbecues l’été prochain !

Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson :10 minutes + laisser reposer la marinade pendant 2 heures
Ingrédients pour 4 personnes :

Pour la marinade
– 2 gousses d’ail hachées
– 1 cuillère à café de piment
– du sel
– du poivre
– ½ tasse de vinaigre
– 1 cuillère à café de cumin

Pour les Anticuchos (brochettes)
– 1 cœur de bœuf préalablement nettoyé, dégraissé et dénervé. On peut aussi remplacer le cœur par de l’échine de porc (si vous n’aimez vraiment pas les abats).
– du sel
– de l’huile
– du piment frais
– des piques de brochettes en bois.

Préparation :
Pour la marinade
1 / Mélanger tous les ingrédients de la marinade et laisser reposer 2 a 3 heures, c’est mieux !

Pour les brochettes
1/ Couper le cœur en dés de 2 à 3 cm de long et les placer dans la marinade.

2/ Laissez mariner au moins 2h avant de les faire cuire. Vous pouvez de temps en temps les tourner pour que la viande soit plus tendre.

3/ Faire les brochettes avec les dés de viande (remplir les brochettes au ¾ seulement) .

4/ Faire cuire sur une plaque de cuisson ou sur la braise en les aspergeant d’un mélange d’huile et de piment moulu. Vous pouvez sinon les faire cuire au grill du four.

5/ Retourner les pour qu’elles cuisent de chaque coté.

Ce plat est normalement servi avec une pomme de terre entière cuite dans la braise (ou au four) et du maïs frais. Servir bien chaud avec une sauce piquante à votre goût !

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Après notre long séjour à Sucre, il était temps de remettre nos chaussures de rando ! Nous sommes donc partis pour La Paz, qui a fait office de camp de base pour notre excursion jusqu’au Huayna Potosi, perché juste au dessus de la capitale économique de la Bolivie, à 6088 mètres d’altitude. 

Huayna Potosi
Huayna Potosi

Informations sur l’ascension du Huayna Potosi (à 25 km de La Paz) :
Durée : 3 jours
Dénivelé : 1400 mètres sur 3 jours (100 le premier, 400 le 2ème, 900 le dernier jour)
Difficulté : Jusqu’à 5200 mètres (camp de base pour commencer l ascension), pas besoin d’équipement. A partir de 5200, on est sur un glacier, donc il est nécessaire de chausser les crampons, un piolet et des vêtements chauds (matériel fourni par l’agence). On vous recommande de passer plusieurs jours entre 3000 et 4000 mètres d’altitude pour être plus à l’aise avec l’altitude.
Départ : à 4700 mètres, parking
Arrivée : idem
Ville la plus proche : La Paz
Transport : Le transport est inclus dans les excursions organisées par les agences (ce qui fut notre cas), sinon, il faut prendre un taxi pour se rendre jusqu’au parking.
Autres infos : Agence Obligatoire ! On nous a pour cela recommandé l agence Travel Tracks http://www.travel-tracks.com/ qui est specialisée dans l’ascension du Huayna Potosi et plus généralement dans les treks autour de La Paz. La plupart des agences renvoie vers Travel Tracks qui met à disposition des guides expérimentés. Le matériel proposé par Travel Traks est correct même s’il n’est pas tout récent.

Le premier jour : préparation et escalade sur glace 

Caro glacier bas du huayna potosi
Caro glacier bas du huayna potosi

Nous sommes donc partis de La Paz vers 10 heures, après avoir chargé nos sacs dans le mini van de l’agence. Nous faisons la connaissance de Jack et Tim, qui passeront ces 3 jours avec nous. Un petit arrêt au marché de l’Alto, le quartier du haut de La Paz, pour que le cuisto fasse ses courses et que nous achetions de l’eau et des snacks. 2 heures de piste plus tard, nous arrivons sur un parking. Là, nous chargeons nos sacs avec tout l’équipement (chaussures de glacier, piolets, crampons, guêtres, pantalons de haute montagne, veste, gants de glacier…) et notre eau. Le poids du sac doit avoisiner les 18 KG… Nous arrivons 20 minutes plus tard au chalet qui sera notre premier camp de base à 4800 mètres. 

Après le déjeuner, nous nous équipons et partons pour l’école de glace pour apprendre les rudiments de la manipulation des crampons et du piolet. Nous rejoignons un glacier à 30 minutes de marche du chalet. Là, Silvario et son collègue nous apprennent à marcher sur la glace avec les crampons, ce qui n’est pas très difficile d’ailleurs, puis préparent les cordes pour que nous puissions nous essayer à l’escalade sur glace. Je tente le premier l’ascension d’un petit mur de 8 mètres sans succès, puis réussis finalement lors de ma deuxième tentative. Caro arrivera au 3/4 du mur, et aura un peu mal au bras. Jack et Tim réussiront du premier coup ! Well Done !

Nous rentrons super contents de notre expérience d’escalade sur glace. Après plusieurs matés de coca et un dîner consistant, nous allons nous coucher pour nous réveiller vers 7h30 le lendemain matin. 

Le Deuxième jour : vers le camp de base à 5200 mètres

Nous repartons avec les sacs remplis pour le camp de base près du glacier. Le rythme est très raisonnable et nous arrivons au bout de 2h30 de marche au camp de base à 5200 mètres. Nous sommes au bord du glacier qui monte jusqu’au Huayna Potosi, qui part juste derrière le chalet. Là, nous nous installons parmi les premiers dans le dortoir de 20 places, tout au fond avec 2 Uruguayens et 2 Espagnols. Nous passons le temps comme nous pouvons, le mal de tête se faisant ressentir de temps à autre mais sans être insupportable. Je lis mon bouquin pendant que Caro se fait dorer au soleil. Petit à petit le refuge se remplit. De nombreux groupes font le Huayna Potosi en 2 jours. 
Arrive le repas du soir vers 17 heures, puis le brief de Silvario pour le lendemain : on se réveille à minuit pour partir à 1 heure du matin !

Le Troisieme jour : vers le sommet… ou pas

Le réveil à minuit est très dur pour moi. J’ai du dormir 45 minutes en tout : impossible de trouver le sommeil entre l’excitation de l’ascension et et les ronflements de certains. La prochaine fois je prendrai des boules Quiès… Un mate de Coca (je n’ai pas eu mon café, trop dur !), et petit-déjeuner très léger plus tard, nous chaussons nos crampons. Nous sommes le premier groupe à partir du camp de base. Silvario et devant, suivi de Caro au milieu, puis moi. Les 2 premières heures sont un peu dures pour Caro, qui fait parfois des zig zags (manque de sommeil se voit quand même) . Silvario le remarque. Je préviens Caro que le guide l’a remarqué. Au bout de 3 heures, nous sommes les bons derniers dans la montée.
C’est à mon tour de me sentir pas bien, alors que Caro a récupéré. Au bout de 45 minutes, je me rends compte que je marche les yeux fermés. On refait une pause. Je reprends, mais un quart d’heure plus tard, je demande à ce qu’on s’arrête. Ça ne va pas bien, le mal de crâne est insupportable (manque de sommeil + altitude). Après avoir discuté avec le guide, on se rend compte qu’on n’a seulement 2 alternatives : renoncer ou essayer. Impossible de changer de cordée puisque tout le monde est loin devant. Je pèse le pour et le contre mais mon corps me dit non. Maintenant ce sont les nerfs qui craquent, je n’en peux plus. Je demande à ce qu’on redescende, mais j’en ai gros sur le coeur. Caro se sentait bien et on aurait pu continuer… mais comme nous sommes encordés nous devons redescendre tous les 3, c’est comme ça.
Nous nous serons arrêtés à 300 mètres du sommet. C’est la première fois que cela m’arrive, mais il en faut bien une. J’avais une certaine appréhension dès le départ, mais je pense que c’est plus la fatigue due à l’altitude et au manque de sommeil qui m’ont empêché de monter jusqu’en haut. Physiquement, pas de soucis.


Agrandir le plan

On revient donc 2 heures plus tard au camp de base. Nous essayons de dormir. Cela va un peu mieux, le mal de tête est parti. Les premiers arrivent à ce moment là, eux aussi dans un sale état. Mais tout le monde paraît satisfait. Je confie à Silvario que je suis très déçu de ne pas avoir réussi, mais il me dit que j’ai bien fait de renoncer «  A veces, la montaña te come; sabelo ».

Ces 3 jours restent au final une bonne expérience; même si nous ne sommes pas arrivés au sommet. On retentera un 6000, ça, c’est sûr !

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Nous continuons notre périple en rejoignant Aurélie, Ben et Omar à l’hostal Sonia de Copacabana (3h de route depuis la Paz).
La route est une merveille : montagnes surplombants le lac, vallées à perte de vue, petits villages.

Le coucher de soleil du premier soir est grandiose, nous sommes aux premières loges sur la terrasse de l’hostel.

Nous partons le lendemain après-midi, pour Isla Del Sol sur une embarcation de touristes. Deux heures de traversée plus tard, nous posons les pieds au nord de l’île. L’arrivée au village de Chinaac aura un peu été notre « Bolos Masta » à nous. On fête aujourd’hui l’Ascension, 4 jours de fête où on danse, on boit de la Paceña jusqu’à plus soif.

Les robes tournent, la tête de certains messieurs aussi. Les femmes rameneront les hommes en titubant. Après ce sont les enfants qui rentrent les mamans à la maison. Des scènes dignes d’un film de Kusturica !! Après une nuit à l’hôtel Patchamama, face à la plage, nous partons vers les ruines de Chinkana . C’est d’ici que serait originaire la civilisation inca. Un coup d’œil à la pierre sacrée (la Roca Sagrada), et nous arrivons sur le site des ruines. Il aurait fallu quelques explications de la part d’un guide, mais tant pis, c’est quand même chouette !

Nous traversons l’île par le chemin des crêtes (4 000m) et payons le péage de quelques pesos pour la « comunidad Challapampa ».

Tout le sentier est magnifique, nous surplombons le plus haut lac navigable du monde. Nous entendons le capharnaüm des fanfares des villages situés plus bas : la fête continue. Après un peu plus de deux heures de marche, nous arrivons sur la partie sud, posons notre petit sac dans un hôtel surplombant le lac, en haut du village. Nous continuons notre balade jusqu’au bout de l’île pour aller voir le temple du soleil. Je finis la journée par admirer le coucher de soleil tandis que Rémi joue aux dinosaures avec la petite fille de l’hôtel.

Le sud est beaucoup plus touristique, mais nous n’avons pas croisé grand monde là haut. La cadre est plus qu’apaisant et la vue fantastique. L’Isla Del Sol nous a vraiment fait un bien fou après toute l’agitation de La Paz.

Dernière nuit en Bolivie, avant Cuzco, au Pérou. Nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres du Machu Micchu !!

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Sucre est la première ville culturelle de la Bolivie, appelée aussi « la cité blanche » du fait de l’omniprésence de l’art baroque.

Les monuments sont tous plus majestueux les uns que les autres. Entre les églises, les couvents, la cathédrale et quelques musées, l’architecture nous séduit. C’est une réelle cité coloniale. Pas besoin de vouloir visiter les alentours avec les agences qui proposent des tours en vélo ou en moto, la flânerie à pied se suffit à elle même. D’ailleurs on la surnomme aussi « la ville repos ».

Nous nous en rendrons compte quelques jours plus tard. En effet, nous n’avions rien prévu avant de poser nos sacs à l’hôtel Pachamama (La Terre Mère) et au final nous sommes restés une semaine. Bon il faut dire qu’à l’hôtel, il y avait une bonne bande de français. Après midi comme entre potes (Aurélie, Ben, Omar, Jenny et Tanguy, Julien, Marion, Thomas…), à coup de petits déjeuners ensoleillés dans le jardin, échanges de bons tuyaux, bons apéros. Nous avons quand même bougé, je vous rassure : visite du Mirador Recoleta et de son couvent, du musée d’ethnographie et du folklore.

Nous avons aussi profité de la semaine des festivités (défilé, concerts). Sucre fête son indépendance. Nous avons visité la Casa de la Libertad, l’endroit où a été signé le traité de l’Indépendance de la Bolivie. La visite vaut le coup !

Le soir, les Français se réunissent et accueillent les nouveaux arrivants dont Xabi, un ami de Rémi, avec qui on passera la fin de la semaine.

A Sucre, il y a aussi les moments « bouffe » et la phrase préférée d’ Omar : « Manger ? ». Les soupes, les petits plats, les jus de fruits au marché et les bons restaurants dont « la Taverne » située à l’Alliance Française : tout le monde est d’accord, Sucre c’est génial.

Le marché de Tarabuco vaut le coup d’œil paraît-il. Nous avons tenté d’y aller mais, une fois dans le bus, après 4 tours de la place centrale, le chauffeur nous a fait redescendre à cause d’une course de voiture qui bloquait la sortie de la ville. Bon dimanche quand même puisque nous avons organisé une compétition de ping pong (bravo Ben!).

Tous les Français rencontrés à Sucre sont restés une semaine voire plus pour certains. Quant à nous, bien reposé, après une semaine aussi, nous avons filé vers la Paz, en pensant revenir à Sucre un de ces jours et pourquoi pas passer du temps à l’orphelinat (merci Aurélie).
Comme on dit , il y a des bonnes « vibes » ici. Aaah cette Patchamama !!

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