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Ce week-end, nous vous proposons des photos du bout du monde : de Ushuaïa à Puerto Natales. Montagnes, glaciers, océan, steppe de terre de feu à perte de vue.  Impossible d’oublier ces paysages uniques et cette randonnée si particulière. Sur ces terres extrêmes, à cheval sur l’Argentine et le Chili, les frontières ne veulent plus rien dire.

D’ailleurs, la saison commence là-bas (merci l’hémisphère sud). Une pensée à ceux qui y vont pour la première fois.

Bon visionnage.

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Située dans le sud du Chili, l’île de Chiloé est connue pour ses maisons multicolores (la plupart sur pilotis, les « palafitos »), mais surtout pour ses nombreuses et caractéristiques églises en bois, dont seize d’entre elles sont classées par l’UNESCO au patrimoine de l’Humanité. C’est également un important lieu de pêche, on y trouve la plus grosse production de saumon.

J’étais fasciné par cet endroit que je voulais absolument découvrir quand nous sommes passés par la région des lacs, mais faute de temps, nous avions été obligé de filer vers le nord.
C’est pourquoi quand les parents de Rémi sont venus nous rejoindre à Santiago et qu’il a fallu développer nos compétences de guide touristique, nous avons proposé une petite escale de 3 jours sur cette île. Bon à vrai dire, belle maman avait émis le souhait aussi d’aller à Chiloé.

Nous voilà donc, tous les 4 à bord de notre Chevrolet Cruz jusqu’à Pargua. De là il faudra prendre le ferry pour aller jusqu’à Chacao (comptez 40 mn de traversée). Le soleil étant présent (il paraît que c’est un événement ici), nous avons pu admirer la cordillère des Andes, les volcans enneigés d’un côté et les prairies vertes, les collines et les villages longeant le bord de mer de l’autre.
Les pieds sur Chiloé, nous partons en direction d’Ancud, mais nous nous arrêtons à Caulin, une petite plage sur laquelle nous pique-niquerons. L’endroit me fait beaucoup penser à l’île aux Oiseaux sur le Bassin d’Arcachon. Des petites cabanes en bois sont face à la mer, l’eau s’est reculée, des barques sont échouées. Par contre il n’y a aucune coquille et pas de risque de se couper les pieds avec les coquilles d’huîtres ici. (Pour les coquillages, merci Jean Claude d’avoir pu ramener tous les miens jusqu’à Toulon).

Arrivés à Auncud, c’est l’heure où les pêcheurs rentrent du port, nous regardons le déchargement, des paniers de crabes sont stockés dans des paniers et mis ensuite dans les voitures. Nous craquons sur ce petit port où les barques sont colorées, la lumière en plus est superbe.

La place du centre ville « plaza Armas » est aussi charmante, elle propose une collection de statuettes en bois, représentants les créatures mythologiques de Chiloé. C’est marrant de prendre le temps de lire les explications données, une me plaisait bien. Une créature (un homme affreux) a été inventé par la gente féminine, beaucoup d’entre elles tombaient enceintes quand leur mari partaient en mer plusieurs mois. Ne vous inquiétez pas, l’allumeuse de Fiura a été inventée aussi pour les hommes qui trompaient leur femme.

Les jambes dégourdies nous avons repris la route pour aller à Dalcahué, petit village situé sur la côte est, à 10 mn de Castro (la capitale de l’île). Les affaires posées dans un hôtel, style gros chalet suisse (merci Michèle pour le choix du logement), nous découvrons une charmante ville. Là encore, il y a des bateaux partout, des maisons en bois et une église classée à l’UNESCO. A la nuit tombée, toutes les cheminées fument (c’est leur seul moyen de chauffage), ce qui laisse une ambiance particulière car toute la ville se couvre d’un épais nuage de fumée. Ca sent bon le feu de bois ! A la recherche du fameux « Curanto » que nous ne trouverons pas ce soir là, nous nous contenterons du saumon et du congre. Je vous donnerai la recette du Curanto, n’ayez crainte !

Le lendemain, nous descendons dans la ville la plus au sud de l’île : Quellon. Le temps est encore avec nous, nous arrivons à la fin de la route panaméricaine (21 000 Km), qui va de l’Alaska à Chiloé, rien que ça !! C’est surtout qu’au bout de cette route, nous avons une vue splendide, montagnes et mer.

Nous longeons ensuite le front de mer « la costanera » avant de tomber sur un restaurant qui fait du Curanto. C’est la spécialité locale, nous sommes tous partants pour gouter. Bon on avait lu que c’était un plat traditionnel, autrefois cuit dans des feuilles puis sous la terre pendant des heures. Aujourd’hui il ne se fait plus comme ça, mais a toujours la même base : fruits de mer, viande, pain, soupe.
C’est un plat énorme, il est aussi écrit dans les guides touristiques que personne ne le finit jamais, ils n’avaient pas encore rencontré Rémi !!
La peau du ventre bien tendue, nous nous devons de finir la promenade sur le front de mer, à près tout c’est la dernière journée de beau temps paraît-il. Nous terminons notre journée par la visite des églises de Vilupilli et de Castro, là où nous étions arrêtés le matin pour faire la marché artisanal qui vaut le coup, hein Michèle (qui a fait je pense tous les stands). Nous ramènerons des petits chaussons en laine et semelle en peau de mouton.

Hey bien oui, le lendemain, nous avions prévu d’aller au parc national de Chiloé avant de remonter à Puerto Montt. Nous ne nous dégonflons pas et partons avec le pique-nique voir l’océan Pacifique sous la bruine.
Le gardien nous indique une petite balade, avec des miradors pour prendre quelques photos, je pense que l’endroit est vraiment plaisant quand il fait beau. La végétation est particulière ici, c’est un mélange de plantes tropicales et de paysages très boisés aussi. D’ailleurs feuilles auraient pu nous servir de parapluie tellement elles sont grandes. D’autres arbres auraient pu nous servir pour le quatre heure, ce sont des petites baies roses, que les gens ici cueillent. En effet, à chaque fois que l’on passe devant une odeur de bonbon caramel et beurre salé se dégage, mmmm

Chiloé ressemble bien à notre Bretagne quand il pleut, j’avoue que ça change tout avec le soleil ! Nous sommes tous les 4 repartis conquis par cette île qui mérite bien d’y passer au moins 3 jours.
Merci encore les beaux parents de m’avoir amener jusque là, vous revenez quand vous voulez !

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Nous arrivons sous un ciel gris à Puerto Varas après une nuit de voyage depuis Valparaiso (tradition familiale : Tonton John et Tata Michou adorent faire des nuits en bus…). Nous découvrons alors un village qui ressemble de loin à une bourgade suisse, d’autant plus que l’énorme lac Llanquihue fait penser au lac Lémant. maison-puerto-varas

Premier imprévu, l’hostel où nous avons réservé nous fait remarquer que nous devions arriver la veille et nous redirige donc vers l’Hostel Magouya. Une fois installés, nous partons à la découverte des maisons traditionnelles de Puerto Varas, toutes faites de bois. Superbe ! On en profite pour réserver une voiture de location (on en profite, on est avec les parents…) pour aller découvrir les environs. A notre retour, surprise au Margouya, c’est soirée cocktail, ce qui nous vaudra de finir avec Caro au « Garage » écouter un super groupe de Jazz Latino. volcan-ossorno

Surprise au réveil le lendemain, il fait grand beau. On part donc très motivés dans notre Chevrolet Cruze direction le Volcan Osorno. On contourne le lac Llanquihue et on découvre le majestueux Volcan Osorno : terrible ! Quelques dizaines de kilomètres plus loin, on va à la découverte des Saltos de Petrohué (entrée payante via la CONAF), de jolies cascades : ça mitraille dans tous les sens, le temps est magnifique ! saltos-de-petrohue

Après avoir pique-niqué près du lac Todos los Santos, nous partons sur le Sendero Desolacion, qui permet de nous approcher un peu plus du Volcan. On grimpe un peu et atteignons un joli point de vue sur le Tronador (frontière chili-argentine) et le Volcan Puntiagudo. Retour vers 18h30 à la voiture, il commence à faire froid. Tonton John n’en ayant pas assez, nous sommes allés voir le couché de soleil sur le lac Llanquihue depuis la station de ski du Volcan Osorno… surnaturel !
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Puerto Varas offre bien d’autres activités (rafting, rando sur glacier, canyoning…) mais nous avons un programme à tenir, le lendemain c’est direction Iles Chiloé.
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Pablo Neruda nous accompagné dès le début de notre voyage… et notre voyage au Chili nous a conduit à deux de ses lieux de villégiature favoris (entre ses nombreux voyages à l’étranger) : Santiago et Valparaiso où il est possible de visiter ses maisons.

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La Chascona ( l’ « ébouriffée », le surnom de sa compagne Mathilde Urrutia) , en plein coeur du quartier Bellavista à Santiago (un super quartier pour sortir et manger au restaurant d’ailleurs !), a été notre première halte. Composée de 3 dépendances avec notamment, la cuisine-salon-salle à manger, chambre d’ami, la chambre, le salon d’été et la bibliothèque, on trouve un nombre incalculable d’objets que Neruda s’est vu offrir par les artistes qu’il fréquentaient ou qu’il a ramenés de ses séjours en Europe et en Asie. Autre caractéristique de la Chascona, on retrouve des éléments qui font penser à un bateau : fenêtre-hublot, balcon en forme de pont de bateau… Bref, une ambiance à part ! maison-neruda-santiago

Quelques jours plus tard, notre périple nous a mené à sa villa de Valparaiso : perché sur le cerro Bellavista (comme le quartier de Santiago !), la Sebastiana offre une vue imprenable sur la baie de Valpo et le port. La visite nous conduit sur plusieurs étages tarabiscotés où Neruda avait l’habitude d’observer les bateaux. On y retrouve des objets hétéroclites, avec notamment un zinc parisien, sur lequel Neruda préparait ses cocktails… L’homme avait l’art de recevoir ! L’ambiance , entre la brocante et la maison cosy, permet de mieux connaître le poète… et d’apprécier le personnage. sebastiana-neruda-valpo-exterieur

Donc si vous passez dans ces 2 cités chiliennes, prenez le temps de faire ces 2 visites !

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Il est aussi possible de visiter l’autre demeure de Neruda à Isla Negra, mais d’après ce que nous avons entendu la maison est en cours de rénovation.

Vous trouverez plus d’information sur le site de la Fondation Neruda : http://www.fundacionneruda.org/

Pour info, la visite en français de la Chascona se faisait le matin, les visites sont en espagnol et en anglais l’après-midi, donc renseignez-vous ! Pour la maison de Valpo, il y a un audioguide plutôt bien fait en français.

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Après être restés 1 semaine à Valparaiso avec nos amis Julie et Clément et être passés rapidement par Santiago pour récupérer les parents de Rémi, nous revoilà dans la belle ville de Valpo (comme l’appelle les habitants d’ici).

Lors de notre 1ère visite, nous avions parcouru les ruelles et exploré les cerros Bellavista, Concepcion et Alegre. Nous avions également flâné dans le quartier du port qui n’est pourtant pas recommandé. Il ne faut en aucun cas se balader dans le haut du quartier le soir, et quand bien même vous voudriez vous y balader la journée, les Carabineros (policiers) sortiront de leur véhicule blindé pour vous informer que le quartier est malfamé et que tous les jours des touristes se font agresser et voler leur matériel (appareil photo, caméra, téléphone…) ainsi que leur carte bleue, leur passeport… Nous avions également passé du temps dans les cimetières pour contempler des tombes qui ressemblent à de véritables palais.

Cette ville de 300 000 habitants vaut vraiment le coup d’oeil. Vous pouvez visiter les cerros (indiqués ci-dessus), il faut prendre le temps d’errer dans les ruelles. Les funiculaires, appelés « ascensores » permettent d’accéder aux quartiers situés sur les collines.

Quand le soleil est présent, le panorama est splendide. On voit des petites maisons toutes plus colorées les unes que les autres, fabriquées principalement en tôle, à perte de vue. Il faut vraiment tester les ascenseurs (peu coûteux), c’est une expérience à part entière aussi. Nous les avons d’ailleurs quasiment tous faits. Il faut savoir qu’il y en a 14 en tout et que seulement 5 sont en « état de marche ».

Une petite balade dans le museo « cielo abierto » vous permettra de contempler les graffitis des étudiants.

Ces dessins sont le résultat de l’expérience du professeur Mendez (Institut d’Art de l’université de Valparaiso), qui entre 1969 et 1973 demanda à 17 peintres de l’époque d’élaborer les esquisses murales et qui ensuite furent réalisées par les étudiants de l’université et terminées par ses maîtres.

La promenade picturale se poursuit aux cerros Concepcion et Alegre. Le style de graffitis est ici différent, nous retiendrons surtout les graffs de Charkipunk.

Si vous avez encore du temps, visitez la maison de Pablo Neruda (poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien). La visite de sa maison vaut le coup d’oeil, même si vous n’êtes pas un littéraire, ni un poète dans l’âme, car vous trouverez une des meilleures vues sur toute la ville.

Ce que nous retiendrons de Valpo :
– des ruelles toutes colorées, des fresques gigantesques que l’ont voudrait avoir dans son salon.
– des cerros où malheureusement nous ne pourrons pas aller jusqu’en haut à pied, en tant que touristes.
– des bars typiques (El Pimenton pour sa soirée inoubliable et ses petits verres d’absinthe cachée derrière le comptoir) et du bon poisson à consommer dans les cantines locales.
– une balade au bord de l’océan pacifique où l’on peut voir les lions de mer.
– la phrase de Pablo Neruda qui synthétise ce que l’on peut ressentir en passant par là « Valparaiso comme tu es inconséquente…tu n’as pas peigné tes cheveux, tu n’as jamais le temps de t’habiller, tu t’es toujours laissée surprendre par la vie ».

Valparaiso street art from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

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Après une visite éclair du Parc National Pan de Azucar, et un petit tour par Bahia Iglesia pour fêter mon anniversaire, nous partons direction Vicuña, la ville du Pisco et des étoiles. image-intro-blog-vicuna

Situé à une soixantaine de kilomètres de La Serena, Vicuña est au coeur d’ une vallée fruitière où sont produits beaucoup d’avocats, de papaye, et de raisin. C’est aussi la ville natale Gabriela Mistral (1889 – 1957), prix nobel de littérature en 1945.

Nous atterrissons dans l’auberge familiale La Elquina (qui rentre dans notre Top 5 des campings) au milieu d’un jardin verdoyant rempli d’avocatiers, de cognassiers et de vignes : endroit parfait pour se préparer des guacamoles maison et boire du pisco sour.bienvenidos-a-vicuna

Des Français rencontrés sur place nous conseillent d’aller passer une soirée à observer les étoiles, ce que nous ferons le soir même. Direction l’observatoire del Pangue vers 20h, un observatoire privé perché à 1500 m d’altitude, à 17 km de Vicuña. Nous sommes accueillis par Eric, un ancien astro-physicien reconverti en guide (et quel guide !). Après une session de questions-réponses sur la région et le ciel, Eric nous emmène derrière un petit bijou de technologie, le T400, le télescope Schmidt Cassegrain automatique MEADE LX200 ACF de 16″ (40 cm). lune-observatoire-del-pangue

Nous découvrons alors la lune, des étoiles mortes, des galaxies lointaines… et le point d’orgue de la soirée, Saturne et son anneau ! Eric nous a expliqué tout ça avec passion et nous rentrons vers minuit, la tête dans les étoiles. saturne-observatoire-del-pangue

Le lendemain, nous partons découvrir l’autre spécialité locale, le pisco, dans la bodega Capel. Nous sommes là au bon moment puisque nous sommes en pleines vendanges. Des pick ups déversent des grappes de raisin et nous faisons une visite de la bodega, intéressante même si tout ça est très industriel. Nous repartons avec quelques bouteilles pour fêter nos 2 jours dans le pays du Pisco, emballés par cette région.

Pour + d’informations sur l’Observatoire del Pangue, consultez leur site : http://observatoriodelpangue.blogspot.com/

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Départ en vélo de San Pedro de Atacama, pour une ballade VTT à durée indéterminée sur les pistes de sable. La vallée de la Luna n’est qu’à quelques kilomètres. Julie, Clément, Rémi, notre nouvel ami Australien, Drew, et moi roulons à vive allure jusqu’à l’entrée du parc (payante : 2000 pesos/ personne).
Le site fait à présent partie de la Réserve nationale « los Flamencos ».

Premier arrêt : nous laissons nos vélos pour aller visiter une grotte de sel, que nous ne trouverons jamais, mais tant pis, c’est tellement beau !!! Nous continuons à marcher dans les canyons tout en découvrant des roches recouvertes de « diamants ».
Ce parc est complètement fou puisqu’il est constitué de rochers, dans un endroit semi-désertique avec des dunes de sable d’une pureté indescriptible : son apparence évoque des paysages lunaires, il n’y a aucun signe de vie.


Cet endroit est aussi le lieu privilégié pour les amateurs de sand board (nous n’en ferons pas faute de temps !!)

Nous restons sur une dune avec Julie en attendant que les garçons remontent nos vélos (ils se sont sentis courageux et nous un peu flemmardes de redescendre à pied pour remonter ensuite sur les vélos).
La nuit est en train de tomber et le but de notre sortie est de voir le soleil se coucher sur la vallée. Nous nous dirigeons vers le mirador (un gardien nous fait gentiment comprendre que nous n’avons pas trop le droit d’aller autre part !!). Le vent souffle mais le froid est vite oublié quand nous arrivons sur le site. Nous ne pouvons que contempler l’ endroit : d’un côté des dunes de sable à perte de vue, de l’autre de la roche volcanique et à l’horizon des sommets enneigés.

Voici ce que vous pouvez voir, c’est magique, mystique, lunaire et surtout INCREIBLE !!!

La Vallee de la Luna from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Le retour fût épique : tous munis de nos lampes frontales dans une nuit noire, nous avons dû éviter les trous et les éboulis de pierres sur nos VTT.
Je vous rassure, tout le monde est arrivé sain et sauf au camping !!

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L’aventure en 4X4 se termine, Primo notre guide nous arrête à la frontière chilienne et nous prenons le bus pour arriver à San Pedro de Atacama.
Les garçons sont restés du côté de la Bolivie pour gravir le sommet du Licancabur (volcan le plus célèbre et le plus haut de toute la région: 5916 m).
Nous voilà entre filles avec Julie pendant une durée indéterminée, puisque si Rémi et Clément supportent difficilement l’altitude, ils pointeront leur nez au camping, là où nous nous sommes donnés rendez-vous.

San Pedro de Atacama et les secrets incas from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

La tente montée dans le camping le moins cher des alentours ( camping Los Perales, dans le centre de San Pedro de Atacama ) et plus que roots (avec un mur d’escalade pour les amateurs), nous découvrons le charmant petit village-oasis de San Pedro (altitude de 2 440m). Il est situé au coeur d’une des plus belles régions du Nord du Chili, à quelques kilomètres du plus vaste salar (désert de sel) du pays.
Nous avons déjà vu le plus beau qui est celui d’Uyuni !

Le village bien que très touristique est typique, ces maisons en adobe blanchies sont toutes plus mignonnes les unes que les autres. L’église coloniale (avec son toit en cactus) se situe sur la place principale.

Très vite acclimatées, nous sympathisons avec des jeunes de notre âge qui nous donneront rendez-vous dans un bar pour déguster les mets locaux : bière Kustmann et le Pisco Sour !!
Après une soirée (un peu trop arrosée) nous décidons de trouver une activité culturelle. Juste à ce moment Hernan (le professeur d’escalade du camping) nous fait la promotion d’un circuit qu’il organise à vélo pour aller découvrir les sites archéologiques des environs.
Les sites les plus connus sont les oasis de Quitor, de Chiu-Chiu, de Lasana, de Turi et de Topayín.
Nous n’hésitons pas une seconde et le soir même nous faisons la connaissance de Drew (un Australien) et Peter (un Hollandais) autour d’un asado qu’Hernan prépare avec du merquèn.

Nous partons tous les 5 le lendemain matin, parcourir 20 km en VTT et faire une randonnée de 3h.

Nous voilà partis sur les traces des Indiens Atacama qui habitaient l’intérieur du désert d’Atacama. Hernan (prof d’escalade mais surtout ethnologue) nous apprendra qu’ils occupaient les ravins et les vallées du désert, ainsi que les flancs de la Cordillère des Andes. Nous quittons la ville pour prendre des pistes de sable. Nous sillonnons la vallée de Catarpe.
Au 1er arrêt, nous grimpons sur un plateau où les Atacamas stockaient leurs cultures de quinoa, de maïs et où ils fabriquaient leurs armes de chasse (flèches) et leurs céramiques. Pour monter tout ça là haut, ils utilisaient les lamas comme animaux de charge et s’alimentaient également de leur viande et se vêtaient de leur peau et de leur laine. Ils protégeaient leurs agglomérations par des murailles construites en pierres, véritables forts appelés pucará.

Nous longeons ensuite les gorges « gargantua del Diablo » qui appartiennent à la vallée du Quitor.
Passionnées par les explications d’Hernan, nous continuons découvrir des piéroglyphes (hiéroglyphes sur des pierres) dans une caverne. L’endroit est tout petit mais il y a sur les murs des dizaines de dessins représentant des troupeaux de lamas, des gens du peuple et un chaman.
Les Atacamas croyaient en différents dieux, qui selon eux, habitaient les sommets du volcan Licancabur. Ils croyaient aussi en une vie après la mort. Ils enterraient donc leurs morts avec tout le nécessaire pour le long voyage qui les attendait. On a retrouvé dans cette région beaucoup de tablettes pour aspirer des hallucinogènes.

La visite continue (entre temps nous avons bien sympathisé avec le groupe), nous retrouvons des piéroglyphes plus détaillés avec des crocodiles, des poissons. Ils sont moins anciens et nous pouvons percevoir plus de détails.

La région d’Atacama est entourée de volcans, nous en découvrirons un qui n’est plus en activité mais qui a laissé autour de lui un paysage semi lunaire. Nous ramassons des pierres (noires, blanches, roses, vertes….). Nous commençons avec Julie à avoir une jolie collection !!
Nous rentrons à San Pedro bien contente de notre journée. Dommage de ne pas avoir tout compris mais Hernan est un guide passionnant et le circuit qu’il nous a proposé nous a ravi.

Arrivées au camping, nous retrouvons nos garçons qui ont réussi leur ascension du Licancabur. Ils sont comme 2 gosses, excités et enchantés de l’exploit accompli.

PS : Pour avoir des informations complémentaires sur la vie des Atacamas et des richesses archéologiques, visitez le musée Gustavo Le Paige de San Pedro de Atacama. Cet archéologue a réuni une collection impressionnante de céramiques, de matériel lithique, de textiles et des métaux pré-hispaniques.

RPS : Pour les passionnés de culture Inca, d’escalade, de trekking, consultez le site d’Hernan et si vous le rencontrez, faites lui une bise de notre part !!
http://macacoexcursiones.blogspot.com/

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Voilà un petit moment que cet article traîne… Nos 24 heures de bus entre Iguazu et Salta me donnent le temps de m’y replonger. Ce trek de 4 jours restera un des meilleurs souvenirs de notre séjour en Patagonie !

Informations sur le trek du W, Parc national Torres del Paine (Chili) :

Durée : 4 jours
Distance : environ 75 km
Difficulté : Pas d’énormes difficultés, mis à part peut-être la montée pour aller voir les Torres del Paine le dernier jour
Départ : Refugio Paine Grande, au bord du Lago Pehoé
Arrivée : Station de bus entrée du Parc Torres Del Paine, Laguna Amarga
Ville la plus proche : Puerto Natales
Transport : Aller/retour en bus depuis Puerto Natales (9 000 CH$/personne)
Autres infos : il faut payer l’entrée du parc national torres del Paine (12 000 CH$ ? ) / vous pouvez manger/dormir au chaud/boire des cocktails à l’intérieur du parc mais attention les prix, ils sont multipliés par 2 minimum.
Le camping Lago Grey est payant (3 500 CH$) et propose un mini-mercado + douches chaudes. En revanche, les campements Italiano et Las Torres sont gratuits, mais il n’ y a pas d’eau chaude !
Attention, en dehors de la période Novembre à Mars, le trek du W peut s’avérer être difficile à réaliser à cause des conditions climatiques : voir le récit de Clément et Julie
Enfin, pour renseigner une fois sur place sur le trek, n’oubliez pas de faire la conférence donnée par l’hostel Erratic Rock. Elle est simple mais utile quand on entreprend ce trek.

Trek du W – Torres del Paine from WeLoveAmericaLatina on Vimeo.

Nous avons donc choisi de faire le trek du W « à l’envers » c’est à dire du sud ouest au nord est. Nous reviendrons plus tard sur les avantages de cet itinéraire, mais le principal argument est qu’il y a moins de monde. En effet, ce trek est parcouru par plus de 200 000 visiteurs par an. Néanmoins, la parc est propre et les randonneurs sont en général respectueux (il y en a quand même certains qui se baladent avec la musique à fond dans le parc national… ça nous a bien énervé)

Jour 1 : De Refugio Paine Grande à Refugio Grey
Donc le premier jours nous nous sommes rendus jusqu’à la Guarderia del Lago Pehoé en bus (c’est direct avec la compagnie Via Paine depuis Puerto Natales), et avons pris un « Catamaran » jusq’au Refugio Paine Grande. La traversée du lac Pehoé a été fantastique : le temps était avec nous. Arrivée vers 12h30.
La randonnée commence enfin : on demande notre chemin aux guardaparques et c’est parti. La balade le long du Lago Grey est spectaculaire, surtout quand on aperçoit nos premiers icebergs ! Nous sommes arrivons après 4h30 de marche au refugio Grey, qui se trouve à 2 pas du Glacier Grey (le mirador proche du refugio Grey vaut le détour !). Nuit au camping Grey, même pas froid !

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Jour 2 : Refugio Grey à Capamento Italiano
Le lendemain, départ vers 8 heures du matin un peu embrumés. Pas mécontents puisqu’on n’a croisé que très peu de monde. C’est un luxe sur ce chemin de rando très parcouru. Nous faisons donc le chemin inverse jusqu’au Refugio Grande : le temps se gâte et on enfile rapidement nos ponchos. Puis on poursuit le chemin jusqu’au campamento Italiano. Sans vraiment voir le Cerro Paine Grande no la valle del Francés… Une fois la tente installée, nous sommes montés pour essayer de voir le soleil percer sur la valle del francès. Cela a été un spectacle inoubliable car nous avons entendu pendant toute la montée (ainsi que la nuit et le lendemain matin d’ailleurs) des blocs de glaces tomber du glacier pour se briser des centaines de mètres plus bas. On ne s’imagine pas qu’un glacier « vit » autant,. Cela reste un souvenir inoubliable de notre trek.

Jour 3 : Campamento Italiano à Campamento Torres
La motivation était là dès le matin pour la plus longue étape de notre rando ! La journée s’annonçait longue mais le poids des sacs aillant considérablement réduit (nous nous sommes fait vraiment plaisir pendant ces 4 jours, pas de bouffe iophilisée dans nos sacs, que des conserves !) nous sommes allés sensiblement plus vite que ce qui était prévu. Ceci nous a permis d’aller quasiment jusqu’à l’hotel Los Torres (le 4* du Parc) avant 14h, puis de découvrir la magnifique vallée du Rio Ascencio entouré par le Cerro Almirante Nieto (2640 m) le Cerro Paine (1508 m). On peut voir les 4 Torres del Painependant une longue partie du chemin. Installation vers 16 heures au campement las Torres. Après un bon apéro au soleil (ah oui, on avait pris les apéros pour tous les jours aussi, ça pesait…), nous sommes allés nous coucher tôt.

Jour 4 : La torres del Paine et le retour
Donc réveil à 4 heures du mat. Un petit café et c’est parti pour une montée à la lampe torche pour aller voir les Torres del Paine s’éclairer avec le petit matin. Vers 5h30, on arrive en haut d’une montée sans trop savoir on se trouve (on est bien sorti du chemin balisé, mais c’était vraiment le meilleur endroit). On fait la rencontre de Fabio, un italien qui parlait très bien le français même à cette heure matinale. Après avoir pris un deuxième petit café, le ciel rosit et on découvre que nous sommes juste au dessus d’un lac : un condor passe. Le spectacle est magnifique. On redescend avec une foule de randonneurs venus voir les tours s’illuminer. On plie bagage et on fait le chemin inverse de la veille jusqu’à l’hôtel Las Torres. Une heure et demin de piste plus tard, sous un soleil de plomb, On arrive à la station de bus de Lago Amarga, d’où on admire un dernière fois les Torres del Paine.

En quelques mots, pourquoi on conseille de faire le trek du W à l’envers (d’ouest en est) :
– moins de monde dans ce sens, ce qui évite d’être à la queue-leuleu sur les chemins
– on bénéficie d’un meilleure vue sur les Cuernas (on ne les a pas vu pendant la rando mais pendant la ba sur le lac Pehoé)
– on garde le meilleur pour la fin, à savoir les Torres del Paine pour le dernier jour

Ah oui, dernière chose, pas besoin d’avoir de carte, celle qui est distribuée à l’entrée du parc est amplement suffisante.

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