Panama

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Les bananes plantain sont importées toute l’année et viennent essentiellement de Martinique, d’Equateur, du Costa Rica, de Colombie et de Côte d’Ivoire. Nous l’avons découvert dans nos assiettes en premier au Costa Rica, puis au Panama et encore aujourd’hui en Colombie. D’ailleurs savez vous quelle est la consommation moyenne de bananes plantain en Colombie ? 160 kg par personne et par an !
On aime la banane sucrée, salée ou on ne l’aime pas, mais ici en tout cas elle est dans tous les plats !!

La banane plantain est une « banane-légume ». Elle a une peau épaisse et verte. Cette peau jaunit puis noircit lorsque le fruit mûrit. Elle a une chair plus ferme. Et surtout, elle est non comestible crue (même mûre) et elle est très amère.

Vous me direz, mais où peut-on trouver cette banane ? Et bien sachez que toutes les grandes villes de France ont leur petit quartier africain, donc dans un « bouiboui  » dans lequel vous n’aurez aucun souci à en trouver ou alors encore plus simple, dans certains grands supermarchés
au rayon « produits exotiques ».

Une fois vos bananes plantain achetées voici la démarche à suivre pour en faire un accompagnement qui aura du succès !!

La version bananes plantain salées :

Préparation : 20 min 
Repos de la pâte : 10 minutes
Cuisson : 10 min 

Ingrédients (pour 8 personnes )
– 3 bananes plantain
– 250 g de farine
– 50 g de sucre
– 3 oeufs
– 1 sachet de levure
– 1 verre de lait
– 1 bain de friture

Préparation : 

1/ Eplucher les bananes et coupez-les en rondelles (pas trop fines).

2/ Placer les dans une casserole avec 2 verres d’eau, faites cuire 5 à 10 min. Egoutter et laisser refroidir et réduire en purée avec une fourchette. 

3/ Préparer votre pâte, tamiser votre farine et la levure dans un saladier, vos œufs et le lait. Vous pouvez ajouter un peu de sucre mais ce n’est pas nécessaire quand on les fait en accompagnement salé !

4/ Ajouter votre purée de bananes à la pâte et mélanger bien le tout afin d’obtenir une pâte bien lisse.

5/ Laisser reposer au moins 10 min.

6/ Faites frire des petites boules de pâte à l’aide de 2 petites cuillères à café.

7/ Déposer-les ensuite sur un papier absorbant pour bien les égoutter. 

Conseils : Si vous aimez la fleur d’oranger ou la vanille vous pouvez en rajouter quelques gouttes dans la préparation sinon avec de la cannelle c’est bon aussi mais légèrement.

Sinon, pour la recette des bananes sucrées, Rémi a testé pour vous donc suivez ses conseils :

La version des bananes sucrées

préparation : 5 minutes
cuisson : 3 minutes

Ingrédients pour 5 personnes :
– 25 grammes de beurre salé
– 3 cuillères à café de miel
– 5 bananes normales et non plantain

1 / Eplucher les bananes et couper les dans la longueur. Recouper en 3 morceaux chaque longueur.

2 / Faites fondre une noisette de beurre, une fois celle-ci fondue, mettez vos bananes à cuire dans la poêle. Faire un peu caraméliser puis ajouter un peu de miel liquide sur chaque morceaux de bananes. Laisser encore quelques secondes. Ne rajoutez pas de sucre bien évidemment le miel est suffisant !

3/ Disposer dans un plat pour que chacun se serve ou dans une assiette.

Ps : Pour les gourmands, vous pouvez bien entendu remplacer le miel par du chocolat, de la chantilly…..

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Comme pas mal de backpackers en voyage en Amérique Centrale, nous nous sommes posés la question : comment peut-on aller du Panama à la Colombie sans passer dans la jungle du Darien et nous faire kidnapper par les méchants F.A.R.C. ? Hé bien voilà les options et celle que nous avons choisie : passer par les îles San Blas et rendre visite aux communautés Kuna. Voici donc tous les détails de notre aventure.

Comment aller du Panama à la Colombie ? Les options
– avion de Panama City à Medellin ou Bogota – 1h – prix : 300 à 400 US $
– croisière en voilier depuis Portobelo jusqu’à Cartagena de las Indias – 5 jours – prix : entre 450 et 550 US $ voir le site de Capitain Jack pour avoir la liste des bâteaux qui vont de Portobelo à Catagena
– avion de Panama City jusqu’à Puerto Obaldia puis bâteau taxi jusqu’à Capurgana – 45 minutes + 2 heures – prix : 80 US $ + 20 $ (l’option la moins chère)
– croisière sur un bateau à moteur Porvenir – La Miel puis Capurgana – en passant par les îles San Blas – 3 jours – 279 $ tout compris (transport, bouffe, logement, formalités de passeport) + 7 $ pour le bateau La Miel – Capurgana


Mise à jour 29 septembre 2011 : il semble que le voyage Portobello > Cartagena en voilier soit uniquement autorisé pour les capitaines colombiens. Les voiliers dirigés par des capitaines étranger semblent s’arrêter à Capurgana, à la frontière. L’information reste à confirmer mais l’étape à Capurgana vaut le coup, cette ville étant fréquentée principalement par des colombiens.

Nous avons donc choisi la dernière option qui nous a permis de découvrir les îles paradisiaques des San Blas avec l’équipe de Darien Gapster

Donc après avoir rencontré Adam à Panama City (un des responsables du Darien Gapster), nous prenons le bus jusqu’à Portobelo. Voici les détails pratiques du voyage :
Panama City => Sabanitas dans un gros bus (direction Colon) : 3,5 $
Sabanitas => Portobelo dans un chicken bus : 3 $

A Portobelo nous avons visité les ruines et avons passé le plus clair de notre temps dans l’hostel Captain Jack ( pas vraiment d’attraction à part un petit musée). Là-bas, tout le monde est en transit pour les San Blas ou la Colombie. Portobelo est l’escale de nombreux voiliers qui reviennent de Cartagena. D’ailleurs Capitain Jack tient une liste à jour de tous les bateaux qui partent. Une fois notre « big backpack » bouclé, (on n’y a pas accès pendant les 3 jours de bateau) l’excitation monte !

Le lendemain, nous reprenons un chicken bus direction Miramar (3,5 $), d’où part effectivement notre bateau chargé de tentes, bouffe, matos de snorkeling… Une fois sur place nous faisons un peu plus connaissance avec notre groupe où presque tous les continents sont représentés.
Attention, compter 20 $ de bateau Miramar => Porvenir. Ce trajet n’est pas compris car officillement le tour part de Porvenir accessible via Carti.

C’est parti direction Porvenir en 1h30 de bateau. Là-bas, on commence à sentir l’ambiance des îles : poisson grillé, partie de beach-volley, baignade… on repart pour 20 minutes pour se poser sur une autre île, où nous nous posons dans des cabanes / hôtel. Nous avons très vite fait connaissance avec les Kunas, qui sont tout de suite venus vers nous. Caro n’a pas pu s’empêcher de craquer pour un joli sac kuna et un paréo. D’ailleurs, les Kunas ne parlent pas encore tous espagnol, et s’expriment entre eux dans leur langue natale. On se sent vite chez nous et nous rendons visite à une famille où nous nous sommes amusés comme des petits fous avec les 7 gosses . Le repas du soir est organisé chez la famille, très sympa et nous faisons la connaissance de 2 hollandais qui nous ont rejoint à Porvenir. Une session guitare plus tard, nous partons au lit, bien épuisés de notre journée.

Le lendemain, après un petit dej préparé par Adam et Caro, nous reprenons le bateau direction une île déserte (1h30), Pelican Island ! Là, pas besoin de beaucoup de commentaires, une photo suffit :

isla-pelican-san-blas

Le snorkeling là-bas est excellent et nous avons passé une bonne heure à découvrir des poissons multicolores (@KBC Crew : j’ai même trouvé des girelles fluos). Le repas est préparé et apporté par une famille Kuna et nous nous régalons avec des langoustes.

Puis on repart vers l’île Iguana où nous posons notre campement. Mission montage de tente puis re-snorkeling. Nous avons vu des poissons Lion, impressionnants et dangereux. Cette espèce est d’ailleurs en train d’envahir la côte Caraïbes (voir cet article sur le phénomène qui a atteint la Guadeloupe )

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Dîner autour du feu et dégustation de « coco loco » (eau de coco + rhum). Des pêcheurs de l’île Iguana nous rendent visite et les échanges vont bon train.

Le lendemain nous partons poir l’île Piños, pour nous baigner et déjeuner. Puis enfin départ pour La Miel, nous destination finale avec le bateau du Darien Gapster :

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Arrivés là-bas, on s’installe dans l’hostel en construction, qui ressemble plus à un camping aujourd’hui. Marco construit cet endroit au bout d’une plage paradisiaque et peut vous héberger gratuitement si vous donnez un coup de main. On déguste une Dorada (rien à voir avec nos dorades, mais succulent !), puis direction la tente. Nous aurions bien aimé rester mais faute de bonne communication avec Marco et Adam sur les formalités de Passeport, nous devons partir pour Capurgana le lendemain.

Nous nous posons donc là-bas dans un hostel bon marché. La vie est paisible à Capurgana, l’endroit étant reculé, seuls les vacanciers colombiens côtoient cette petite bourgade caribéenne. Nous voilà en Colombie pour de bon !

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Boquete : au milieu des plantations de café panaméennes

Une fois sortis du Costa Rica, nous avons fait une brève étape d’une nuit à David, la deuxième ville du Panama située à 53 kilomètres de la frontière. Nous avons enchainé sur Boquete, blottie dans les montagnes qui séparent l’Atlantique et le Pacifique. Changement de température (plus de fraîcheur) et pluie tropicale ont été au rendez-vous dans cette petite ville entourée de plantations de café. Très prisée des retraités américains (la ville a été élue « meilleure ville pour prendre sa retraite par Fortune’s Magazine Retirement Guide en 2005), cette petite bourgade est plutôt sympathique sans forcément avoir beaucoup de centre d’intérêt.

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Nous avons été reçu par l’étonnant Mario dans son Hostal Palacios qui nous a très bien expliqué les différentes balades autours de la ville. Nous n’avons pas fait de sommet (je tiens à rassurer ma famille) cette fois et nous sommes contentés de 2 jours de balade tranquilles autour de la ville (5 kilomètres le premier jour, 17 de second ) où nous avons découvert la vie des champs au Panama. Les paysans/ coûturiers de Boquete sont en effet organisés en regroupement de famille autour des haciendas et vivent de façon traditionnelle. Une halte agréable et reposante, agrémentée d’averses tropicales phénoménales qui ont bien rafraichis l’atmosphère.

Bocas del Toro, les Caraïbes mec !

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Le lendemain nous prenons un chicken bus (School Bus américain récyclé) direction David puis repartons directement pour Bocas Del Toro via Almirante. Arrivé à Almirante, nous avons pris une « lancha rapida », un bateau-taxi ultra rapide, qui nous a mené à l’Isla Colon. Changement de décor, nous sommes dans une communauté afro-caribéenne, et on entend du reggae partout. Baignades dans des eaux transparentes et balades à vélo sont au programme… Même si nous avons eu un petit imprévu : Caro a creuvé un pneu à environ une quinzaine de kilomètres de la ville. Impossible de trouver une pompe à vélo dans les alentours donc nous arrêtons le collectivo et nous mettons les vélos sur le toit. Nous rentrons à bon port. Pour se remettre de nos aventures, nous avons décidé d’aller dîner sur l’île Carenero, juste en face de Bocas Del Toro. Nous prenons donc un bateau-taxi qui nous mène au quai du restaurant, dinons et reprenons le bateau taxi (1 $ aller / 1 $ retour). Superbe soirée qui se finira les pieds dans l’eau en sirotant un cocktail à l’incontournable Iguana Bar.

El Valle, un peu de verdure dans un cratère

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En revenant de Bocas, nous nous sommes égarés à San Carlos, un village fantomatique qui borde la route panaméricaine. En effet notre bus est arrivé trop tard pour que nous puissions prendre le micro jusqu’à El Valle le soir même. Après nous être rapprochés des locaux (très aimables d’ailleurs), nous avons pris un pick up qui nous a amené jusqu’au village de San Carlos. Bonne surprise, le lit est confortable et le restaurant chinois « Don Mario » d’en dessous plutôt bon. Le lendemain Sylvain et Amy, nos amis de Panama City, sont passés nous prendre et nous ont emmené faire du surf à 2 pas de San Carlos : bonne session dans 1 petit mètre et des vagues pour tout le monde !
Puis nous nous sommes rendus ensemble à El Valle un village paisible niché dans le cratère d’un volcan endormi. C’est là que les riches familles de Panama City viennent passer leurs week-ends, dans des demeures énormes qui sont habitées et entretenues la semaine par des familles locales. Bien logés au camping, chez Mario le frère des gérants des cabañas Potosi, nous partons explorer les alentours. Nous avons particulièrement apprécié le Camino del India : une superbe vue sur El Valle d’où on peut même apercevoir l’océan.

Voilà donc 10 jours qui nous permis de découvrir le Panama : les panaméens sont plutôt accueillants, même s’il est parfois difficile de leur faire décrocher un sourire. Panama City et son quartier du Casco Viejo aura été la surprise de notre voyage, et nous garderons un très bon souvenir de ce pays. Prochaine étape : Colombia !

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Vous vous souvenez il y a 2 ans, j'écrivais un article sur les Ceviche! http://weloveamericalatina.com/2011/02/le-tartare-de-poisson-dici-cest-le-ceviche/ Voici des nouvelles photos d'un plat testé, consommé et plus qu'apprécié...