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Nous sommes de retour au Pérou, dans une région du nord que nous n’avons pas encore visitée. La ville de Huaraz est réputée pour ces nombreux treks. Les plus célèbres sont « le Huayhuash » et le « Santa Cruz ».

Nous avons prévu de faire le  » Santa Cruz  » (4 jours), ça sera d’ailleurs notre dernière randonnée puisqu’après nous quittons la montagne, les trekkings pour une mission de bénévolat !

Maintenant que nous avons choisi le trek, la question suivante s’est posée, passe-t-on par une agence ? Est-ce qu’on le fait seuls ? par nos propres moyens (ce qui veut dire porter tout notre matériel pour une autonomie de 4 jours….). Bref, nous nous renseignons partout, à la « Casa de Guias » « Officina touristica » et puis nous prenons les tarifs de différentes agences (quasiment toutes ont le même prix et le même itinéraire).
Après quelques hésitations, nous décidons de nous faire plaisir et de passer par une agence, histoire de ne pas partir avec 10 kilos sur le dos chacun, les mules s’en chargeront ….Et puis, faut dire que mes parents nous offrent le trek alors bon, nous choisissons de partir avec « Galaxia Expeditions« .

Informations générales sur le « Santa Cruz »
Durée : 4 jours (45km)
Dénivelé : 1150 mètres (3600m de Vaqueria à 4750m à Punto Union)
Difficulté : moyenne
Départ : Huaraz (3750m)
Arrivée : Huaraz
Transport : bus privé de l’agence
Où dormir : dans des camps de base sous la tente
Prix : 630 soles / personne
Autres informations : un arrêt pour le petit déjeuner et les dernières courses si vous avez besoin (après il n’y a plus rien) et l’achat du ticket pour l’entrée du parc (150 Soles non inclu).

Sur la carte, c’est le chemin vert :

1ère journée
Huaraz – Vaqueria – Huaripampa
Durée : 3h de bus et 3h de marche (9km)
Dénivelé : 110m
Difficulté : aucune mais on est presque à 4000m !
Où dormir : 1er camp de base à Huaripampa (3800m)

La 1ère journée est plutôt tranquille, c’est une bonne mise en jambe, nous partons du petit village de Vaqueria après plusieurs arrêts pour prendre des photos. Nous longeons les lacs bleus et la chaine de montagne, qui est vraiment impressionnante.

Les 3h de bus nous ont permis de faire connaissance avec le groupe qui
a l’air plutôt sympathique. On est tous à peu près du même âge, il y a
un couple de Canadien, un Français, 2 Basques, un couple de
Néerlandais et un Canadien Americain. L’almuerzo est prévu, sandwich a
l’avocat et banane) et nous partons pour 3 h de marche. Tout le monde a le même rythme, c’est plutôt cool. Pas de difficulté majeure pour la première journée.

Nous arrivons au camp, les mules sont déjà là et « l’ardillero » (personne qui s’occupe des mules) a déjà installé les tentes. Pour notre part, nous avons la nôtre, nous nous installons près du ruisseau. Le ciel est dégagé est nous offre un beau coucher de soleil, comme partout à presque 4000m dès qu’il n y a plus de soleil, ça caille sérieusement, mais nous commençons à avoir l’habitude et avons prévu des habits bien chauds. Nous avons le droit à un petit « mate de coca » et quelques « galletitas » en attendant le repas du soir qui sera servi a 19h30.
Andres, le « cocinero » est un vrai chef, on s’est régalé pendant tout le treck !!
Nous ne tardons pas après le repas a filer au lit, le réveil est prévu
pour 7h le lendemain.

2ème journée
Huaripampa – Punto Union – Taullipampa
Durée : 6 heures (16km)
Dénivelé : 3800m – 4750m – 4250m
Difficulté : moyenne
Où dormir : 2ème camp de base à Taullipampa (4250m)

Nous avons très bien dormi sous la tente, réveil avec un « coca te » à 6h30, on enfile ses affaires on plie la tente, petit déjeuner dans la grande tente, qui n’est pas désagréable du tout pour prendre les repas et se réchauffer un peu. Nous partons du camp pour franchir le col du « Punto Union » (4750m). Avant la grimpette, il y a 45 minutes de marche jusqu’aux lacs. Une courte pause et 1h30 de montée après nous voilà au sommet. Pas difficile, il faut y aller à son rythme, par contre certain ont été malades à cause de l’altitude. Prévoir sa trousse à pharmacie !

La pause est méritée, nous lézardons au soleil et nous remettons de nos efforts avant de reprendre la route. il nous faut redescendre 500 mètres de dénivelé pour arriver au camp. Le paysage est de toute beauté. On regagne un nouveau camp, près d’un ruisseau. Petite douche « sauvage », repas et au lit, enfin « dans le duvet » !

3ème journée
Taullipampa (4250m) – Ichic Cocha – Llamacoral (3750)
Durée : 6h (16km)
Dénivelé : -500m
Difficulté : moyenne
Où dormir : camp de base de Llamorcoral

Départ 7h30 en direction du glacier « Alpamayo » puis le camp de Llamocoral qui se trouve en bas dans la vallée que l’on aperçoit d’où on est. Nous voilà après une heure de marche (prendre le chemin de gauche qui monte) sur un plateau avec une vue sur : une chaîne de montagne en face, une derrière nous et des champs plein de pâturage. Juste après ça, (comptez à peu près 1 heure) le chemin est visible vous arriverez au glacier. On peut voir l’Alpamayo.
Il y a plein de Cairns.

Ensuite et bien nous n’avons pas le choix, nous rebroussons chemin car nous ne comptons pas faire de l’escalade ! Et puis ça caille un peu, il fait meilleur un peu plus bas ! Nous reprenons le même sentier en sens inverse jusqu’à l’intersection (1h), nous prenons le chemin qui descend, pour traverser la vallée. Je pense que c’est à cet endroit où il y a le plus de vent. Au bout vous verrez des arbres, idéal pour s’abriter du vent et du coup pour le pique-nique. Il reste ensuite 2 heures de marche avant d’atteindre le camp. Une fois encore le chemin est très visible.
Avant d’arriver au camp vous passerez devant la seule « tienda » de tout le circuit.

4ème journée
Llamacoral (3750m) – Cashapampa – Huaraz
Durée : 2h30 de marche (9km) et 3h de bus
Dénivelé : – 200m
Difficulté : facile (un peu de cailloux)
Où dormir : à votre hôtel ou dans le bus (si vous voyagez directement
après, comme nous !!)

Levés à 7h du matin avec un petit déjeuner pris au bord du ruisseau sans la tente. Heureusement pour nous il fait « bon ». Les affaires sont quasi pliées car les mules doivent arriver tôt au village où nous attend le bus, car les pauvres petites bêtes repartent après chez elles, refont tout le circuit en sens inverse pour retrouver le lendemain matin, un nouveau groupe. Merci encore à elle, c’était bien cool de pas porter nos affaires !

Aujourd’hui, nous n’avons que 9 kilomètres à faire, en 2h voire 2h30 c’est fait. Nous retrouvons toutes nos affaires sur le bus, un petit sandwich nous attend pour nous faire patienter jusqu’au retour en ville (3h).
Nous regardons une dernière fois ces imposantes montagnes en nous disant qu’il aurait été dommage de ne pas faire cette randonnée. Le Huayhuash ça sera pour une autre fois !
Merci encore papa & maman, c’est dans notre top 5 des randonnées.

Ps : Pour ceux qui envisagent de faire la randonnée sans passer par une agence, c’est tout à fait faisable si : vous avez une tente, un bon duvet, des habits chauds et au moins un réchaud. Les chemins sont très bien balisés et il y a de nombreux endroits pour camper.

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Cette recette est salade péruvienne de pommes de terre servie avec une sauce. Les « papas à la huancaina » se dégustent en entrée dans beaucoup de restaurants péruviens.

C’est très facile à faire et tous les ingrédients sont faciles à trouver chez nous, alors profitez-en !!

Préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 40 minutes

Ingrédients pour 4 personnes :
– 1 paquet de galettes de soja (facultatif)
– 4 piments jaunes ou rouges
– 4 pommes de terre (1 par personne)
– 3 oeufs
– huile d’olive
– ¼ de tasse de lait concentré
– 150 g de fromage frais
– 6 feuilles de laitue

Préparation :
1/ Nettoyer les piments et les faire bouillir dans un peu d’eau. Retirer la peau. 
Vous pouvez une fois que les piments sont cuits, les mettre dans un sac plastique, attendre quelques minutes et retirer la peau, c’est beaucoup plus facile !

2/ Epluchez et coupez les pommes de terre en morceaux. 
Mettez-les à cuire dans un grand volume d’eau salée jusqu’à ce que la pointe d’un couteau rentre facilement dans la chair. 

3/ Bouillir les œufs pour qu’ils soient durs. 

4/ Mixer le reste des ingrédients: fromage frais, lait, galettes, sel, poivre et huile pour former une sorte de crème. 

5/ Mélanger les pommes de terre cuites et coupées en rondelles avec la sauce. 

6/ Mettre sur une feuille de laitue dans chaque assiette pour la présentation. Mettre ensuite un peu du mélange de pommes de terre en sauce par dessus la feuille de laitue. 

7/ Décorer avec des œufs durs coupés en rondelles et une olive noire de préférence.

ps : n’oubliez pas les olives (noires ou violettes mais pas vertes), ça change tout !!

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C’est quoi ce mot ? Les « Anticuchos » sont des brochettes de cœur de bœuf marinés. C’est une spécialité péruvienne que l’on retrouve également en Bolivie. Ce plat est servi généralement dans les marchés ou dans la rue.

Cette recette s’adresse aux personnes comme moi, qui aimons les abats, mais pour ceux qui n’ont jamais goûté c’est comme : manger des brochettes de viande de boeuf tout simplement !!
Une fois cet a priori dépassé, je pense que ça peut devenir une des brochettes star de nos barbecues l’été prochain !

Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson :10 minutes + laisser reposer la marinade pendant 2 heures
Ingrédients pour 4 personnes :

Pour la marinade
– 2 gousses d’ail hachées
– 1 cuillère à café de piment
– du sel
– du poivre
– ½ tasse de vinaigre
– 1 cuillère à café de cumin

Pour les Anticuchos (brochettes)
– 1 cœur de bœuf préalablement nettoyé, dégraissé et dénervé. On peut aussi remplacer le cœur par de l’échine de porc (si vous n’aimez vraiment pas les abats).
– du sel
– de l’huile
– du piment frais
– des piques de brochettes en bois.

Préparation :
Pour la marinade
1 / Mélanger tous les ingrédients de la marinade et laisser reposer 2 a 3 heures, c’est mieux !

Pour les brochettes
1/ Couper le cœur en dés de 2 à 3 cm de long et les placer dans la marinade.

2/ Laissez mariner au moins 2h avant de les faire cuire. Vous pouvez de temps en temps les tourner pour que la viande soit plus tendre.

3/ Faire les brochettes avec les dés de viande (remplir les brochettes au ¾ seulement) .

4/ Faire cuire sur une plaque de cuisson ou sur la braise en les aspergeant d’un mélange d’huile et de piment moulu. Vous pouvez sinon les faire cuire au grill du four.

5/ Retourner les pour qu’elles cuisent de chaque coté.

Ce plat est normalement servi avec une pomme de terre entière cuite dans la braise (ou au four) et du maïs frais. Servir bien chaud avec une sauce piquante à votre goût !

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Émerveillés par le site du Machu Picchu, nous voulions en voir davantage. Les alentours de Cuzco regorgent de sites incas. Pour notre part nous avons choisi de faire 2 excursions supplémentaires auprès de notre hôtel. Nous avons aussi fait une visite guidée au musée de l’Inca à Cuzco avant, histoire d’avoir quelques notions.

Une matinée suffit pour la première excursion, vous pourrez y découvrir les sites de Moray et Maras. Nous arrivons sur le site de Moray après les explications de notre guide dans un accent anglais à faire peur ! Il parle quand même espagnol !

Moray :

Située à 3500 m au dessus de la vallée sacrée, c’est l’un des plus beaux et sophistiqué laboratoire agronomique de l’Etat inca. Des terrasses concentriques permettaient de faire pousser des céréales. Le site est très impressionnant !
On considère Moray comme le centre qui permit le développement de maïs adapté à l’altitude comme celui qui es toujours cultivé aujourd’hui dans les environs.

Direction ensuite « las Salinas de Maras » :

Rien à voir avec le salar d’Uyuni ! Là ce sont de petits bassins de sel qui sont construits en terrasse.
La richesse de la vallée sacrée provenait non seulement de ses sols fertiles, ses ressources hydrauliques et son micro climat mais aussi des salines. Au temps des incas, la consommation de sel était interdite pendant les rituels de purification après quoi on l’utilisait avec grand respect.

Nous rentrons à Cuzco ravis de notre journée. Tant mieux, parce que demain nous remettons ça avec une excursion de 3 sites.

Pisac :

A 30 kilomètres de Cuzco se situe le site monumental de Pisac. Construit sur une montagne, l’ensemble archéologique comprend plusieurs parties. Une surprenante vue sur les terrasses et des 3 cités : religieux, administratif et agricole.
Le site est bien conservé et on peut encore voir la montagne du condor. Les terrasses et les édifices dessinent un condor qui s’envole !
Un buffet est proposé avant d’aller voir les autres sites. On repart avec le bus mais à la sortie du restaurant, Rémi arrive le dernier dans le bus. Le guide pour être sur de récupérer toute sa troupe a un jeu : le dernier qui monte dans le bus chante une chanson. Ce que Rémi a bien fait avec une chanson de Johnny, je vous laisse imaginer !

Ollantaytambo :

C’est l’un des plus importants ensembles archéologiques du Pérou. Sur une surface de 600 hectares ont été édifiées des constructions à usage astronomique, administratif, religieux, résidentiel, agricole. Les déplacements du soleil permettent la succession d’effets de lumière ce qui inspira fortement la mythologie inca et attira l’attention des prêtres et des astronomes désireux d’y établir leur siège.
On peut y voir le sanctuaire et la façon dont les incas construisaient leurs grandes portes en pierre, le Temple du soleil mais aussi sculptée dans la montagne, la tête « Wiracochan » ou « Tunupa ». Considéré comme l’envoyé de Wiracocha, la source du savoir, doté de pouvoirs surnaturels, il est représenté sur l’un des flancs de la montagne. Sacrément impressionnant ce site !

Chinchero :

On a couru les premiers vers le bus, on n’avait pas envie de chanter ! Nous voilà déposés à Chinchero pour aller voir comment on fabrique des colorants naturels pour les tissus. Un petit maté de coca est offert et un petit tour de marché plus tard, nous revoilà partis à Cuzco. Nous avions déjà fait ça la veille avec le premier tour, mais bon tant pis maintenant on est calé !

Cuzco et ses environs valent vraiment la peine de s’arrêter un moment, c’est fou tout ce qu’il y a à faire ici. Bien que la ville soit touristique il faut le dire, elle reste néanmoins très accueillante et agréable. Nous nous sentions bien ici mais le temps presse, nous filons à Arequipa.

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Si vous nous suivez depuis quelques temps, vous avez dû lire l’article sur le Huayua Potosi en Bolivie. On se devait donc de retenter l’expérience d’un 6 000 mètres et cette fois-ci d’y arriver.
Oui je sais les mamans & les papis mamies ne sont pas rassurés, c’est pour ça que nous tiendrons juste les papas informés de notre re-tentative ! Après avoir rencontré le guide la veille à l’agence « Quechua » recommandée par l’hôtel, nos sacs sont prêts !

Il s’appelle le Chachani et mesure 6075 m, il se situe tout proche d’Arequipa. Pour les autres informations, voire ci-dessous :

Durée : 2 jours
Dénivelé : 300 mètres le premier jour, 900 le second.
Difficulté : dur le 2ème jour
Départ : Parking des 4×4 à 2h30 d’ Arequipa
Arrivée : col du Chachani
Ville la plus proche : Arequipa
Transport : Le transport est pris en charge (4×4)

Depuis quelques temps, nous sommes sur l’altiplano entre 3700 et 4 000 m d’altitude, nous nous sentons bien acclimatés. Le programme est le suivant, nous devons dormir une nuit à 5 200 m puis partir à 2h du matin pour une ascension de 6 heures. Nous partons avec Gilles et Aurélie (nos chamoniards rencontrés à Cuzco) et 4 autres personnes (un couple de belge, un allemand et une péruvienne) et 2 guides pour nous encadrer. Le matériel est fourni (nous en avons récupéré une partie la veille ; pantalon, gants, veste si besoin….).

Nous voilà, à bord du 4X4. 2H30 de « tape cul » plus tard, nous arrivons au pied du Chachani. Il nous faut regagner le camp avec nos sacs sur le dos (tente, crampons, piolet, nourriture, eau). Nous arrivons au camp, le paysage est magnifique, l’ambiance est décontractée. Nous ne voyons toujours pas le Chachani, il est caché derrière une montagne qu’il nous faudra franchir. Nous nous sentons prêts pour le lendemain, cette fois ci pas question de redescendre, nous y arriverons. Pour cela, nous avons mis toutes les chances de notre côté, mangé sainement et pas bu depuis la veille sauf du maté de coca pour combattre le mal d’altitude. Nous avons des fruits secs et beaucoup d’eau pour les coups de pompes !

Le spot est joli et abrité, bien que nous soyons à 5 200 m, il n’y a pas de vent, le soleil est encore présent pendant 2 heures, nous nous reposons sagement en buvant des matés de coca. Rémi part s’allonger sous notre tente (oui, nous l’avons expérimentée et nous sommes ravis de notre investissement, c’est vraiment du bon matériel : une Montain equipement Hielo 2).

Quelques minutes plus tard, Rémi sort précipitamment de la tente pour vomir (oui désolé mais c’est un paramètre à prendre en compte, l’altitude et la nourriture grasse ne font pas bon ménage). Rémi sait maintenant qu’il faut éviter de manger toute la peau du poulet en haute montagne.
Bref, fini la journée pour lui, il part sous la tente se coucher à 17h.
Pour les autres, le repas est servi à 17h30 (une petite soupe et des spaghetti au poulet et à la tomate), à 18h tout le monde file au lit. Nous avons quand même essayé les crampons. A 18h30 extinction des feux, le réveil doit sonner à 1h du matin.

1er jour : du camp de base (5200m) au col du Chachani (6070m)

Un café et des tartines de fromage plus tard, nous voilà avec nos lampes frontales tous à la queue leuleu !! Nous partons pour 6 ou 8 heures d’ascension. Rémi est rétabli, c’est parti !

Le rythme est très lent, mais par expérience on sait que c’est normal et qu’on ne va pas aller plus vite. Toutes les 20 minutes, le groupe s’arrête pour faire des pauses. 2 personnes sont déjà épuisées et à bout de souffle et la belge est malade. Ils redescendront quelques minutes plus tard avec un des guides. Nous repartons à 5 avec notre guide. Maintenant plus possible de redescendre il nous faut aller jusqu’au bout. Tout à l’air d’aller bien (pas de mal à la tête, physiquement ça va) mais mon estomac se manifeste et se réveille. Comment dire, les 1ers symptômes du mal des montagnes se font ressentir (soroche). Tant que le soleil n’est pas levé, ça va, je peux encore me cacher , nous ne sommes pas encordés….mais c’est vraiment pas marrant pour moi ! Prenez avec vous des « imodium » (même en prenant 2 cachets, ça n’a pas marché) !!
Plus personne ne se parle, chacun puise dans ses ressources. A ce niveau là tout est dans le mental. Nous savons que nous allons tous y arriver même si ça devient difficile. Toutes les heures, nous nous arrêtons pour faire une pause de courte durée, reprendre quelques feuilles de coca et boire un peu d’eau. Pour ma part, je ne peux rien avaler !

Le souffle devient court, l’épuisement, les pleurs (les miens seulement)….tout est normal. Le moral revient avec le levé du soleil, la vue est splendide mais nous voyons le chemin qu’il reste à parcourir et là ça redevient décourageant !! Encore un chemin en zig zag qui est interminable, nous marchons depuis 4 heures dans le sable. J’ai arrêté depuis longtemps de demander à Rémi « dis, il est quelle heure, on est à quelle altitude ?? ». Je sens bien que je commence sérieusement à l’agacer et qu’il est aussi fatigué que moi.
Il a pourtant une super montre qui sert à ça….mais bon !! Le guide nous remotive, nous passons bons derniers avec Rémi mais chacun son rythme !!

Je demande ensuite au guide s’il nous reste beaucoup à faire, il me répond qu’à cette allure nous en avons encore pour 2 heures. Je n’en peux plus, je ne voulais pas du tout entendre ça, mais plutôt 10 ou 15 minutes de marche. Rémi s’arrête à chaque fin de virage et moi je commence à « chouiner », j’en ai marre de m’arrêter toutes les 15 minutes pour aller me cacher derrière les quelques rochers qu’il y a sur le chemin. Mon coach me remotive, nous y arriverons, nous ne sommes plus très loin !
Nous arrivons à la partie neigeuse, nous mettons nos crampons et nous nous munissons de notre piolet. Il reste 30 minutes (les plus longues de ma vie) pour atteindre le col du Chachani. Une petite crête plus tard (même si vous avez le vertige, c’est faisable), nous y voilà, nous surplombant la montagne voisine (le Misti) et la ville d’Arequipa. C’est quand même chouette de là haut. Nous voilà épuisés mais satisfaits. Le guide nous laisse assez de temps pour prendre quelques photos, il n’y a pas trop de vent et nous n’avons pas souffert du froid (juste les pieds gelés pendant 5 minutes).
C’est notre premier 6 000 m à tous les 2, celui là restera gravé dans nos mémoires ! Le 6 000 de l’année, oui maman, oui papi Louis, nous ne recommencerons pas, nous l’avons fait et bien fait, nous sommes fiers de nous !
Rassurez vous, nous ne sommes pas fous, tout est bien géré, l’équipement fourni (même si un peu vieillot), la nourriture….. On ne serait jamais partis tous seuls.

En 2h30 nous avons regagné le camp et rejoint tout le monde, les jambes coupées dans les dunes de sable, le ventre en « vrac » et 14 arrêts plus tard nous avons ensuite plié la tente et retrouvé notre 4X4. Pas possible de dormir dans la voiture (excités d’avoir fait le 6000m et très fatigués), les bosses sont trop nombreuses. Nous arrivons à l’agence pour déposer tout le matériel. Nous rentrons à notre hôtel prendre une douche bien méritée et fêter ça (enfin vite fait, parce qu’à 22h, nous n’avons pas demandé notre reste et avons filé au lit).

C’est le lendemain matin en petit déjeunant sur la terrasse de l’hôtel en ayant vue sur le Chachani, que nous nous rendons compte que nous étions tout là haut, que nous avons réussi. Nous sommes fiers de nous ! Félicitations à nous 5 !! On est maintenant prêts pour le Mont Blanc !

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Après un voyage sans encombre mais interminable entre Capacabana et Cuzco, nous nous sommes organisés pour faire un trek alternatif à l’Inca Trail, le Salkantay Trek. En effet, il faut réserver l’Inca Trail au moins 3 mois en avance, et le coût avoisine les 300 $ US : pas possible pour nous ! Nous partons donc avec un groupe cosmopolite : 3 allemands, 9 français, 2 guides, 2 cuisiniers, 4 mules… c’est parti pour 5 jours de rand !

Informations sur le Salkantay Trek pour aller au Machu Picchu :
Durée : 5 jours
Dénivelé : 750 mètres le premier jour, 1000 le second, après ça descend. Prévoir aussi une montée sportive le matin du Machu Picchu pour être dans les 400 premiers et pouvoir grimper sur le Huayna Picchu.
Difficulté : moyenne
Départ : Mollepata
Arrivée : Aguas Calientes / Macchu Picchu
Ville la plus proche : Cuzco
Transport : Le transport en minibus est inclus dans le prix de l’excursion proposé par les agences.
Autres infos : Agence fortement recommandée, ne serait-ce que pour la bouffe et le transport des sacs. Le prix a été de 180 $ US pour 5 jours tout compris (tentes, repas matin, midi et soir, hostel à Aguas Calientes, entrée au Macchu Picchu et transport retour en train), ce qui nous a paru très bon marché. La bouffe a été un peu monotone (les soupes Eric !) mais toujours bonne, et nous n’avons pas manqué. On peut très facilement acheter des snacks et de l’eau dans la première partie du trajet. On a été d’ailleurs parfois étonné de trouver des échoppes dans des coins aussi reculés !

Premier jour : De Mollepata à Soraypampa (19 km/ 8h)

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Nous sommes donc partis très tôt ce premier jour après que le guide soit venu nous chercher à l’hostel Casa del Inca. Première surprise au petit matin, nous retrouvons Julie et Eric, deux bretons en vadrouille que nous avions rencontrés aux chutes d’Iguazu. Gilles et Aurélie, que nous avons rencontrés à l’hostel, partent au aussi avec nous.
Après un petit dej dans le village de Mollepata nous commençons à grimper. Pas de difficulté puisqu’on prend un chemin qui grimpe tranquillement. On prend quand même quelques raccourcis qui nous font transpirer un peu. On déjeune avec un point de vue très sympa sur la vallée. Nous faisons connaissance avec le groupe. Un arrêt dans l’après-midi nous permet de goûter la « chicha », une boisson inca préparée à base de maïs et légèrement alcoolisée.
On arrive vers 16 heures au campement : toutes les tentes sont installées, c’est le camping de luxe (enfin presque). On se couche tôt puisque le réveil sonne le lendemain à 5h30 !

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Deuxième jour : Soraypampa – Salkantay – Chaullay

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Nuit à 3900 mètres, tout se passe bien même s’il a fait un peu froid. On est réveillé avec un maté de coca, « coca tea », par Javier, notre deuxième guide.
On part assez rapidement et un de nos compagnons allemand loue une mule. Il s’est blessé au genou. On monte tranquillement jusqu’à un col. Le groupe s’étire et on arrive 3 heures plus tard devant le Salkantay, à 4800 mètres. Pas de souci pour nous à cette altitude, nos 3 semaines sur l’altiplano nous ont permis de nous acclimater.
Une fois un bracelet souvenir acheté à un local en haut, nous entamons la descente. On ne tarde pas à déjeuner dans une prairie verdoyante au bord d’un ruisseau. Julie se remet de ses troubles digestifs avec une petite sieste. On entre ensuite dans la jungle, il commence à faire chaud et moite. La descente est longue, mais nous arrivons dans les premiers. Ce soir nous pourrons prendre une douche (froide). Petit foot Pérou vs Le Reste Du Monde et dîner en musique.

Troisième jour : Chaullay – Playa (13 km / 5 h)

La nuit a été courte pour moi, le mal de ventre et ce qui va avec m’ayant pris à 2h30 du matin. Pas facile de se remettre à marcher mais Aurélie m’offre un immodium (Caro a oublié la trousse à pharmacie ;-5). On descend sur une route magnifique et on peut voir en face des glissements de terrains de la dernière saison des pluies. C’est dur pour moi mais le fait de marcher dans les pas du guide m’aide. On arrive en début d’après-midi au camping. Une fois les tentes montées, on se prépare pour aller aux sources d’eau chaude de Santa Teresa. C’est marrant, en plus des gringos en boardshort une bière à la main, les familles viennent se baigner ou… se laver.
On passe une très bonne soirée au camping avec un « Time’s Up » franco-français qui nous vaut des immitations surprenantes de DSK et Anne Sinclair… Dans le même temps, la montagne d’en face prend feu ; incendie volontaire ou accident, on ne saura jamais.

Quatrième jour : Santa Teresa – Hidroelectrica – Aguas Calientes (25 km / 5h30)

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Le groupe part à la bourre ce matin là ! Un petit déjeuner rapide mais avec un gros gâteau quand même (plus de problèmes de digestion pour moi) et c’est parti ! Le feu de la veille s’est propagé de l’autre côté de la montagne te personnes ne semble s’en être inquiété.
On commence avec un passage de rivière dans un « cable-car » : en gros c’est un panier renforcé accroché à un gros câble qui passe au dessus de la rivière.
Puis on remonte le long de la rivière jusqu’à Hidroelectrica. C’est la partie la moins intéressante de la randonnée avec les gros sacs sur le dos. On vous propose pour quelques sols d’emmener les sacs en bus jusqu’à Hidroelectrica mais on fait nos hommes avec Gilles, on portera nos gros sacs.
Un dernier déjeuner préparé par nos cuisiniers, puis on part le long des rails direction Aguas Calientes. Le chemin semi-ombragé est agréable. On se trouve au fond de la vallée, et on aperçoit pour la première fois le Machu Picchu, perché en haut de la falaise : impressionnant de se dire qu’on va aller là-haut demain matin. On admire aussi les orchidées sauvages.
Deux heures plus tard, on arrive Aguas Calientes, et, surprise, on se retrouve dans un hostel très confortable avec douche chaude. Notre chambre surplombe la rivière. Le dîner se déroule dans un resto correct.

Cinquième jour : Macchu Picchu et Wayna Picchu puis retour à Cuzco

Mise à jour 09/05/2012 : Les conditions d’accès au Macchu Pichu et au Wayna Picchu ont changé depuis notre passage, puisque ces sites sont victimes de leur succès (pour info, le Machu Picchu est le site touristique le plus visité d’Amérique Latine) . Il convient donc de s’inscrire à l’avance, via internet sur ce site : http://www.machupicchu.gob.pe/, afin de réserver sa place pour accéder au site. Il y a a priori aussi un billet différent pour le Macchu Pichu et le Wayna Picchu. Bref, anticipez et prenez vos billets un peu en avance, où renseignez-vous sur Cuzco si vous avez du temps devant vous.

Machu-Picchu-lever-de-soleil

Nous nous levons aux aurores ce matin, à 3h30. Il faut faire partie des 400 premiers acheteurs du ticket du Machu Picchu pour pouvoir accéder au Wayna Picchu. Et ceux qui choisissent de monter à pied doivent être là avant le premier bus ! La montée à la frontale jusqu’à l’entrée du Machu Picchu est éprouvante, mais nous arrivons en haut en 45 minutes après une bonne suée. C’est pas la peine de partir très couvert.
Carlitto, notre guide, nous fait faire un tour du site. On assiste au lever du soleil sur le Machu Picchu, et c’est un des moments les plus symboliques et les plus marquants de notre voyage. C’est majestueux, et on se demande comment ils ont construit cette ville en 36 ans. Puis Carlitto nous dit au revoir, On déambule sur le site avant d’entreprendre l’ascension du Wayna Picchu. La montée est difficile et parfois vertigineuse, mais ça vaut le coup d’œil : on domine tout le site archéologique du Machu Picchu et la vallée. On retrouve le groupe en bas pour déjeuner et on dit au revoir à Pierre et Gaëlle qui ont un train plus tôt. On se motive à descendre en courant avec Eric.
On prend le train à 18h30 jusqu’à Ollantaytambo : le confort est digne d’une première classe SNCF. On a un peu galéré à trouver notre minibus pour rentrer à Cuzco, mais on est tous satisfaits de nos 5 jours de rando. Le Machu Picchu était un des rêves de Caro, on l’a fait !

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